Mes M&M’s fondants et Mon garçon du Metro
Sur une piste enfumée, et sous une lumière bleue, j’ai longtemps dansé avec une métisse qui roulait du cul comme une reine. Un superbe cul en plus, moulé dans un fute élastique prêt à craquer. Et puis, tout en dansant, je lui ai dit ma phrase magique, ma phrase qui me fait savoir en moins d’une seconde si je vais conclure ou pas.
Elle m’a dit d’aller me faire foutre et elle s’est cassée en me laissant en chien. Perdu. Elle avait qu’un gros cul finalement.
Un peu après, sur une banquette en faux cuir, toujours sous la lumière bleue, j’ai tripoté les seins d’une blonde aux grands yeux défoncés, et elle m’a suçoté le cou en miaulant comme un petit chaton.
Je lui ai dit ma phrase magique et elle a ri. Bingo.
On s’est ensuite finis dans une petite ruelle, à l’arrache, moi et mon p’tit chat blond aux grands yeux défoncés.
Après ça, on a pris un café sur le Boulevard. Elle a dit qu’elle s’appelait Emilie, que c’était la première fois qu’elle faisait ça comme ça. Elle a dit : « C’est pas mon genre. » Alors je lui ai menti sur mon prénom et je lui ai dit que moi aussi, c’est pas mon genre.
Et puis j’ai pris le premier Metro pour renter chez moi.
Dans la rame, j’ai allongé mes jambes sur le siège vide en face, et j’ai commencé à jouer à mon jeu du Metro quand je m’emmerde. C’est un jeu que j’ai inventé et qui s’appelle « Mon jeu du Metro quand je m’emmerde », le principe est simple : je regarde quelqu’un, et je me concentre pour l’imaginer à poil, j’imagine ses fesses, son sexe, son ventre, et puis je l’imagine en train de jouir. Après ça, je choisis une autre personne et je fais la même chose. Pour finir, je les accouple mentalement, en essayant de former les meilleurs couples possibles, ou parfois je leur fais des plans à plusieurs, ça dépend. Evidemment, quand une fille me plait, je la garde pour moi.
Ce matin là, y avait pas grand monde, alors j’ai accouplé un maghrébin aux yeux sombres et fatigués avec une dame très blonde plus âgée que lui ; surprenant.
Ensuite, le Metro s’est arrêté et un jeune mec est entré. Il est resté debout, adossé à la porte ; sans aucun doute possible un lève tôt. Il m’a fait pensé à la chanson de Dalida, parce qu’il était beau comme un enfant et fort comme un homme.
Qu’on se mette tout de suite d’accord, les garçons ne m’attirent pas, mais je suis sensible à leur beauté comme je suis sensible à la beauté d’un tableau : sans avoir envie de le baiser.
Donc, je déshabille le garçon. Je vois les muscles de son torse, tracés sous sa peau lisse et imberbe, je vois son ventre dur, son cul bombé et ses cuisses fermes et minces. Je remonte à son visage. Comment tu jouis toi ? Sûrement comme une jeune fille, avec tes joues qui s’empourprent, tes yeux qui se plissent, et ta bouche qui se tord un peu quand c’est fini.
Je regarde dans la rame, j’ai envie de lui choisir quelqu’un de jeune ; j’ai envie que ça ressemble à un jeu d’enfants.
Je regarde bien autour de moi, personne ne me convient. Alors je décide que ce sera moi, parait qu’il faut tout essayer au moins une fois.
*
Comme j’ai ma pudeur, j’vais pas vous raconter, mais c’était plutôt bien.
J’ai fumé ma clope d’après l’amour en marchant dans ma rue, pendant que je sifflotais cette chanson de Dalida. Chouette soirée.
Ah, peut-être vous demandez vous quelle est cette phrase magique, celle qui permet de savoir instantanément comment ça va finir. Et bien la voici : « Tu me fais penser à des M&M’s... Parce que j’suis sûr que tu fonds dans la bouche et pas dans la main... » Si la personne a qui vous dites ça vous dit d’aller vous faire foutre, c’est mort ; si elle se met à rire, vous concluez dans la demi-heure.
Essayez donc, pour voir... Je vous jure que c’est une science exacte.
Axl Cendres
Pour contacter Axl Cendres ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com ou laissez un commentaire .
Elle m’a dit d’aller me faire foutre et elle s’est cassée en me laissant en chien. Perdu. Elle avait qu’un gros cul finalement.
Un peu après, sur une banquette en faux cuir, toujours sous la lumière bleue, j’ai tripoté les seins d’une blonde aux grands yeux défoncés, et elle m’a suçoté le cou en miaulant comme un petit chaton.
Je lui ai dit ma phrase magique et elle a ri. Bingo.
On s’est ensuite finis dans une petite ruelle, à l’arrache, moi et mon p’tit chat blond aux grands yeux défoncés.
Après ça, on a pris un café sur le Boulevard. Elle a dit qu’elle s’appelait Emilie, que c’était la première fois qu’elle faisait ça comme ça. Elle a dit : « C’est pas mon genre. » Alors je lui ai menti sur mon prénom et je lui ai dit que moi aussi, c’est pas mon genre.
Et puis j’ai pris le premier Metro pour renter chez moi.
Dans la rame, j’ai allongé mes jambes sur le siège vide en face, et j’ai commencé à jouer à mon jeu du Metro quand je m’emmerde. C’est un jeu que j’ai inventé et qui s’appelle « Mon jeu du Metro quand je m’emmerde », le principe est simple : je regarde quelqu’un, et je me concentre pour l’imaginer à poil, j’imagine ses fesses, son sexe, son ventre, et puis je l’imagine en train de jouir. Après ça, je choisis une autre personne et je fais la même chose. Pour finir, je les accouple mentalement, en essayant de former les meilleurs couples possibles, ou parfois je leur fais des plans à plusieurs, ça dépend. Evidemment, quand une fille me plait, je la garde pour moi.
Ce matin là, y avait pas grand monde, alors j’ai accouplé un maghrébin aux yeux sombres et fatigués avec une dame très blonde plus âgée que lui ; surprenant.
Ensuite, le Metro s’est arrêté et un jeune mec est entré. Il est resté debout, adossé à la porte ; sans aucun doute possible un lève tôt. Il m’a fait pensé à la chanson de Dalida, parce qu’il était beau comme un enfant et fort comme un homme.
Qu’on se mette tout de suite d’accord, les garçons ne m’attirent pas, mais je suis sensible à leur beauté comme je suis sensible à la beauté d’un tableau : sans avoir envie de le baiser.
Donc, je déshabille le garçon. Je vois les muscles de son torse, tracés sous sa peau lisse et imberbe, je vois son ventre dur, son cul bombé et ses cuisses fermes et minces. Je remonte à son visage. Comment tu jouis toi ? Sûrement comme une jeune fille, avec tes joues qui s’empourprent, tes yeux qui se plissent, et ta bouche qui se tord un peu quand c’est fini.
Je regarde dans la rame, j’ai envie de lui choisir quelqu’un de jeune ; j’ai envie que ça ressemble à un jeu d’enfants.
Je regarde bien autour de moi, personne ne me convient. Alors je décide que ce sera moi, parait qu’il faut tout essayer au moins une fois.
*
Comme j’ai ma pudeur, j’vais pas vous raconter, mais c’était plutôt bien.
J’ai fumé ma clope d’après l’amour en marchant dans ma rue, pendant que je sifflotais cette chanson de Dalida. Chouette soirée.
Ah, peut-être vous demandez vous quelle est cette phrase magique, celle qui permet de savoir instantanément comment ça va finir. Et bien la voici : « Tu me fais penser à des M&M’s... Parce que j’suis sûr que tu fonds dans la bouche et pas dans la main... » Si la personne a qui vous dites ça vous dit d’aller vous faire foutre, c’est mort ; si elle se met à rire, vous concluez dans la demi-heure.
Essayez donc, pour voir... Je vous jure que c’est une science exacte.
Axl Cendres
Pour contacter Axl Cendres ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com ou laissez un commentaire .


6 Comments:
Ok je vais essayer cette phrase magique !
En plus, il faut toujours écouter Axl quand elle psalmodie, quand elle professe, quand elle déclame et même, même, quand elle s'épanche.
Toujours.
Ai bien aimé tes trois textes, les styles sont differends mais le ton est toujours décalé et drole. Pourquoi ne pas les réunir, avec d'autres, dans un recuil de textes ?
Un texte comme ça donne envie d'être lesbienne pour essayer la phrase haha!
Super récit!
Mmmm des M&M... ;)
Un jour, je serai lesbienne et j'essaierai cette phrase.
Te lire est un plaisir Axl.... charmée.... maie je crois que je te l'ai déjà dit :))
Enregistrer un commentaire
<< Home