<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136</id><updated>2011-07-30T23:04:00.879-07:00</updated><title type='text'>Revue Noir et Blanc</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>44</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4135421933060247139</id><published>2008-03-16T08:42:00.000-07:00</published><updated>2008-03-16T08:43:48.219-07:00</updated><title type='text'>Cruauté</title><content type='html'>Je me promène. Je veux dire dans ma chambre. Le voisin parle d'une fuite  d'eau. Mes yeux ne sentent rien. On donne beaucoup. Je veux dire. Je donne  beaucoup. Je ne me résume qu'à une boule de fraise et une encre marine. J'ai  divisé des parties de mon corps. Je n'ai aucun appel passer minuit. Les années  passent et je me dévisse. J'ai peur. Il y a du sang dans le lavabo. Les tuyaux  mangent. C'est drôle toutes ces aberrations pour arriver à solitude. On ne me  laisse jamais une deuxième chance. On dit cerner. On dit petite. On dit  lointaine. Je cherche un aventurier. Ce n'est pas forcément un être. Je ne sais  pas. On parle aux plantes. Je suis surtout cactus. La résistance. Le plombier va  m'entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sandrine-Léonard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sandrine-Léonard&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4135421933060247139?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4135421933060247139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4135421933060247139&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4135421933060247139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4135421933060247139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2008/03/cruaut.html' title='Cruauté'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7509623810159081808</id><published>2008-01-30T19:20:00.000-08:00</published><updated>2008-01-30T19:21:53.771-08:00</updated><title type='text'>Mauvaise Passe</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;C'est pas de ma faute, je dis. Le shit, ça me rend morose. Mais pas possible de lui raconter tout le reste. Ca ressemblerait trop à un balbutiement littéraire d'une jeune pétasse qui se plaint de se faire baiser sous cocaïne et d'avoir trop de fric. Notre problème, nous, c'était le fric, justement. Nous avions tant besoin l'un de l'autre qu'on en oubliait le reste et qu'à force de pas de travers je me suis faite virée de ma compagnie. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à sentir ma peau gonfler sous ses désespoirs. J'avais un amour de petite fille. Je l'aimais plus que moi-même et je déprimais de le voir désemparé face à la disposition &lt;i style=""&gt;galérienne&lt;/i&gt; de notre trajectoire commune. Moi, rejetée de mes consoeurs salopes de la compagnie, lui, errant de bars en bars à la recherche d'un salaire au black capable de lui payer sa dignité. Ces pétasses ont commencé à me considérer de travers dès qu'elles ont senti que je ne rentrerais plus dans leurs jeans. Comme si pour s'aimer, il fallait pouvoir se refiler toute une armée de jeans 36 délavés et puant la sueur. Le laisser-aller ça n'a jamais plu à personne. Il y eut encore quelques cafés. Puis je refusais leurs invitations à faire du shopping. Nous n'avions pas la même bourse ni le même tour de taille. Un fossé de 5 ou 6 kilos s'était creusé entre ma vie d'avant et moi-même. Elles ont cessé de m'appeler. Je n'avais d'yeux que pour lui, lui qui ne se regardait plus de face. Alors, la fumée était une issue facile. Un temps mort dans notre chute. Une chute banale, comme on aimerait tous avoir vécu en guise de clôture de notre adolescence, la crise fantasme de tous les petits bourgeois qui se la jouent le soir et l'oublient au petit jour dans les draps en coton satiné pliés par leur maman.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Alors je me tais&lt;/b&gt;. Certaine encore du pouvoir de mon silence et consciente que mes mots, s'ils sortaient, ne sauraient exprimer la véracité de ce qu'il envisageait comme une crise de riche. Et dans ma tête résonnaient ces derniers mots. &lt;i&gt;C'est pas ma faute. Pas ma faute.&lt;/i&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;Cette sensation étrange qu'on ne saura pas expliquer à quiconque la profondeur de notre chute, je ne l'ai plus retrouvée ensuite et elle m'a manquée. A l’avenir, je sus parfaitement prononcer les bonnes paroles en toutes circonstances, faire passer des choses merdiques en expériences de vie formidables mais ces secrets sont restés derrière la porte de cet homme froid, dur, qui profitait de la situation. Ma peau coincée entre les boutons de mon pantalon trop serré, le t-shirt qui remonte sournoisement à cause de la position assise, rebiquant pour dévoiler ma chair débordante, je ne peux pas retrouver mes moyens, mon aisance de langage qui a disparu avec ma silhouette de danseuse. Durant les temps morts où il ne s'entête plus à me reposer la question, je pense à tout cela. Et ça me fait l'effet du dernier instant, celui que l'on décrit dans les films ou les livres comme le déroulement de sa vie à toute vitesse. Souvent cela se passe lors d'une chute du trente-sixième étage, mais là, je suis simplement assise et les minutes qui me séparent d'une fin énigmatique semblent des heures.&lt;span style=""&gt;       &lt;/span&gt;Il faudrait expliquer tout ça, tenter de me dédouaner, sans le couvrir. Comment le dire, sans que cela m'injecte un coup brûlant dans le crâne, sans que je perde à tout jamais cette sorte de coeur ouvert qu'il représente sous cette couche de peau grossière. Je revois le premier geste d'impudeur. Un soir il est rentré à l’appartement et il m'a dit: &lt;i style=""&gt;C'est fini, Jeanne, on arrête de vivre ça. Et pour arrêter ce rien, il faut se séparer, diviser en deux nos soucis pour mieux les surmonter.  &lt;/i&gt;Comment ces mots ont-ils pu fuser hors de sa bouche tendre, de son palais soyeux? Je n'en sais rien. Ce que je sais c'est la façon folle dont ils ont frappé mon oreille et jusqu'à mon crâne. J'ai dit NON. Et je suis partie. Sans savoir où, bien sûr. Sous l'abribus du Père Lachaise, la pluie coulait à cause d'un trou. Mon t-shirt déjà trop moulant s'est mis à me coller la poitrine, un homme m' a souri. Je n'ai pas su comment prendre ce sourire mais cet à cet instant que j'ai compris que ce pauvre corps inanimé, croulant sous une graisse étrangère pourrait encore servir notre amour, une fois, rien qu'une fois. Je me revois en train de m'inventer des sourires de salope dans le reflet de la carte contre le mur transparent et trempé. Devant Terne, j'ai ouvert ma bouche lentement, souriant d'une manière sensuelle, je crois. Face à Pigalle, j'ai touché un de mes seins en souriant par le bas, relevant mon port de tête et misant sur le regard de biais, j'ai offert mille possibilités indécentes au métro  Commerce, mais c'est bien à Père Lachaise que ça a pris corps, si l'on peut dire. Echouée les jambes lâchée sur le banc humide, attendant que la pluie cesse pour bouger, un homme s'est arrêté. Jolie voiture, cuir intérieur. Rien de tout cela n'était programmé. Je n'ai pas attendu sa question. J'ai dit 400 ou rien, mais tu verras je suis exceptionnelle. Je n'avais aucune idée de l'exceptionnel en matière de sexe. Je ne pensais qu'à lui, mon amour. Qu'à lui rapporter vite de l'argent. Le reste, reste derrière nous. J'ai reçu 550 euros et il m'a déposé au petit matin, fatiguée et débraillée, en me plaquant une dernière fois la bouche sur son sexe gluant. Quand je suis rentrée, il m'a frappée en voyant ma panoplie explicite et le liquide dans ma main droite. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il a été arrêté le soir même. Nous n'avions pas pu payer à temps les factures Edf, je l'attendais dans le noir quand un policier est entré chez moi. Il m'a embarquée. C'était fini. Une mauvaise passe, comme ils disent dans les polars. Une réalité qui se plaquait aux fictions les plus incrédules dans un froid qui me glace toujours les os. Et mon visage poupon qui ne collait pourtant pas avec le décor. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;J'ai su après. Il avait trouvé le numéro de mon client, mon unique client dans le derrière de mon jean. Ensuite, tout a été très vite. La seule chose que j'ai pu dire, c'est de ne pas appeler mes parents, des gens bien vous savez, ils sont médecins, à la clinique de Neuilly, je ne voudrais pas que tout cela leur fasse du tort. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Alors ?,&lt;/b&gt;hurle-t-on dans mon oreille gauche. Assise devant cet homme dur, je sens bien que je deviens une autre. Je me surprends encore à prier pour que tout cela soit une sale blague et qu'on se réveille demain. J’ai la chair de poule, la pièce est humide, mes yeux restent pourtant secs, je suis dépouillée d’une partie de mon cerveau. Heureusement que j’ai encore ces joints dans le sang. Ils me rendent mélancolique mais m’empêchent de tout perdre. Comme si je me raccrochais à quelque chose d’abstrait. Une sensation, une émotion interne. Comme celle que j’ai ressentie lorsque je suis partie de la maison de famille avec, dans mes valises, l’image floue de mon père frappant sa tête sur la table en verre à cause d’un trop plein d’alcool. Mauvais tour. Si le gros bonhomme froid me laisse tranquille, je promets d’accepter ma part d’héritage qu’il a voulu me laisser en échange d’un silence lourd à porter. Encore une fois me voilà à tricoter un silence derrière mes paupières. Et je vois les évènements passés à la lueur nouvelle de cet état de non-retour dans lequel nous nous sommes entraînés, seuls, comme des grands, alors que nous avions le choix. Il ne faut jamais céder totalement à une crise de post-adolescence.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je ne saurais pas dire pourquoi tous les deux nous avions voulu jouer aux gangsters ridicules. Ce que je sais, c'est que j'ai fait ça avec amour et pour lui. C'est précisément pour cela&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;que je ne dirai rien aujourd'hui. Rien du tout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour lui éviter le pire. Pour le voir sortir avant dix ans.&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivia M&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivia M  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7509623810159081808?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7509623810159081808/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7509623810159081808&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7509623810159081808'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7509623810159081808'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2008/01/mauvaise-passe.html' title='Mauvaise Passe'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4771464333151113758</id><published>2007-11-12T17:47:00.000-08:00</published><updated>2007-11-13T01:07:27.950-08:00</updated><title type='text'>Ethique des zincs</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="q"&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;", me racontait l'autre jour une connaissance qui ne pourrait jamais devenir un ami. Notamment parce qu'il n'avait rien compris. Le type qui pense sincèrement qu'il existe une seule manière de se bourrer la gueule (c'est à dire boire jusqu'à tomber), n'a jamais été ivre, ou alors le niera jusqu'à la fin de ses jours... et donc, dans un cas comme dans l'autre, ne sera jamais un ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe autant de façons différentes de se bourrer la gueule que de façons différentes de sourire à pleines dents pourries, de descendre une côte escarpée sur le dos, de draguer une jolie femme ou de jouer avec son gamin en bas âge. Les gens qui pensent le contraire n'ont jamais, selon les cas, souri à pleines dents pourries, descendu une côte escarpée sur le dos, dragué une jolie femme, ou joué vraiment avec leur lardon en bas âge. Les gens qui pensent le contraire ne sont pas mes amis - et ne le seront jamais, à moins qu'ils ne parviennent à faire sur eux-mêmes un effort théorique auquel je ne crois pas beaucoup pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Non. Il existe autant de façons différentes de se bourrer la gueule qu'il en existe d'être autiste. Un autiste pour un autisme, m'a-t-on toujours inculqué à raison (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rain Man&lt;/span&gt; n'étant qu'un épiphénomène - je ne connais pas d'autiste &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rain Man&lt;/span&gt; - sinon, d'ailleurs, je serai riche et l'autiste en question aurait joué dans Tootsie). Un alcoolisme pour un alcoolique, aussi, pour toujours et à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe, de fait, des tas de façons différentes de se bourrer la gueule. Prenons un exemple simple : les gens qui se défoncent la tronche à la bière, et exclusivement à la bière. Par définition, ce type d'éthique reste indissociable de certains fondamentaux évidents. Se retourner la tête à la bière, par exemple, exige qu'on soit entre mecs, ou, à tout le moins, entre gens qui ne visent à aucun niveau la séduction. La convivialité prime, les rots sont autorisés, la bêtise crasse et l'affaissement des paupières pas moins. On est dans un monde de bière - présent au fond du ventre, langoureux dans l'âme - mais l'amour n'existe pas, quand on boit de la bière. Nous avons tous entamé des discussions sérieuses autour d'une bière, qui se sont achevées dans la glauquerie benête la plus sympathique du monde. On appelle ça, simplement : se bourrer la gueule à la bière. &lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\n\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\nMais il existe des tas d&amp;#39;autres variantes. Et c&amp;#39;est bien pour\nça que l&amp;#39;alcoolisme dispose de toutes les meilleures raisons pour\nperdurer. Cet enfoiré. Ah ben oui, parce qu&amp;#39;on peut aussi se\ntransformer en zombie imbibé uniquement à base de champagne (nous nous\nsommes probablement tous rendus à un mariage, ou à une remise de prix,\nou à l&amp;#39;un de ces évènements qui, d&amp;#39;une façon ou d&amp;#39;une autre, semble\nnous imposer non pas de nous tenir droit, non (bien au contraire), mais\nde nous faire vaciller uniquement au rythme des &amp;quot;plops&amp;quot;.) Ce genre\nd&amp;#39;environnements au sein desquels commander un whisky nous classe à\nl&amp;#39;extrême, et exiger une bière frôle l&amp;#39;incident diplomatique. Non. Ici,\nc&amp;#39;est champagne, mon gars.\u003cbr\&gt;\n\u003cbr\&gt;\nVous notez déjà la différence. La bière nous enveloppe lourdement,\ncomme une catin pas forcément jolie, certes, mais prête à tout. Le\nchampagne, en revanche, nous grimpe au cerveau de manière nettement\nplus pernicieuse - il nous caresse la jambe avant de s&amp;#39;enfuir,\npiteusement. Le champagne nous laisse seul, et profondément, au bout du\ncompte. Mais il est comme une drogue immédiate et éphémère : il nous\npermet de n&amp;#39;être rien que pendant quelques secondes, tandis que la\nbière nous ramollit à long terme. On raconte plus de conneries quand on\nest plein de bière, mais on les dit moins vite. Chaque passage aux\ntoilettes nous aide à reprendre, un bref instant, entre nos mains, les\npoils de notre propre bête pour tenter de l&amp;#39;apaiser un instant. Vous\nsavez, le moment où on se tient au mur, en le fixant comme s&amp;#39;il était\nun miroir (alors qu&amp;#39;il n&amp;#39;est qu&amp;#39;un mur sale enrichi de tags plus ou\nmoins brillants, en fait), et qu&amp;#39;on lui dit quelque chose comme : &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;toi,\nmon gars, tu peux faire quelque chose de ta vie\u003c/span\&gt;&amp;quot;, alors même qu&amp;#39;on sait\ntrès bien (ou pas d&amp;#39;ailleurs), qu&amp;#39;à cet instant précis on ne parle pas\nà ce mur (qui n&amp;#39;est rien, finalement, et qui, donc, ne peut pas faire grand chose de sa vie, qui n&amp;#39;existe pas vraiment, en fait), mais qu&amp;#39;on se parle à soi-même\n(un soi-même qui, d&amp;#39;ailleurs, n&amp;#39;est pas grand chose non plus, en l&amp;#39;occurrence, mais peu\nimporte), sans trop oser se l&amp;#39;avouer.",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt; Mais il existe des tas d'autres variantes. Et c'est bien pour ça que l'alcoolisme dispose de toutes les meilleures raisons pour perdurer. Cet enfoiré. Ah ben oui, parce qu'on peut aussi se transformer en zombie imbibé uniquement à base de champagne (nous nous sommes probablement tous rendus à un mariage, ou à une remise de prix, ou à l'un de ces évènements qui, d'une façon ou d'une autre, semble nous imposer non pas de nous tenir droit, non (bien au contraire), mais de nous faire vaciller uniquement au rythme des "plops".) Ce genre d'environnements au sein desquels commander un whisky nous classe à l'extrême, et exiger une bière frôle l'incident diplomatique. Non. Ici, c'est champagne, mon gars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous notez déjà la différence. La bière nous enveloppe lourdement, comme une catin pas forcément jolie, certes, mais prête à tout. Le champagne, en revanche, nous grimpe au cerveau de manière nettement plus pernicieuse - il nous caresse la jambe avant de s'enfuir, piteusement. Le champagne nous laisse seul, et profondément, au bout du compte. Mais il est comme une drogue immédiate et éphémère : il nous permet de n'être rien que pendant quelques secondes, tandis que la bière nous ramollit à long terme. On raconte plus de conneries quand on est plein de bière, mais on les profère moins vite. Chaque passage aux toilettes nous aide à reprendre, un bref instant, entre nos mains, les poils de notre propre bête pour tenter de l'apaiser un instant. Vous savez, le moment où l'on se tient au mur, en le fixant comme s'il était un miroir (alors qu'il n'est qu'un mur sale enrichi de tags plus ou moins brillants, en fait), et qu'on lui dit quelque chose comme : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;toi, mon gars, tu peux faire quelque chose de ta vie&lt;/span&gt;", alors même qu'on sait très bien (ou pas d'ailleurs), qu'à cet instant précis on ne parle pas à ce mur (qui n'est rien, finalement, et qui, donc, ne peut pas faire grand chose de sa vie, qui n'existe pas vraiment, en fait), mais qu'on se parle à soi-même (un soi-même qui, d'ailleurs, n'est pas grand chose non plus, en l'occurrence, mais peu importe), sans trop oser se l'avouer.&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;Ok,\nd&amp;#39;accord. J&amp;#39;ai simplifié le propos, sans l&amp;#39;ombre d&amp;#39;un doute. C&amp;#39;est\nassez vrai : la bière du tout-venant, d&amp;#39;un côté, et le champagne des\nriches (vous croyez encore que le champagne, c&amp;#39;est pour les riches,\nfranchement ? Non, non. Le champagne, en fait, c&amp;#39;est pour les\nparasites, ni plus ni moins.), de l&amp;#39;autre côté. D&amp;#39;accord. Mettons. Vous\navez tort, mais mettons. Alors, développons tout le fil du truc :\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] ); D(["mb","- la bière, c&amp;#39;est une catin facile, un peu rude certes, mais\nqui vous semble familière. Vos propos se troublent, mais lentement. Votre\nélocution se fait moins distincte, mais tout le monde les suit si tout\nle monde vous suit.\n",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;- le champagne, donc, vous débloque le cerveau sur des\nfulgurances rances, certes, mais qui vous semblent géniales sur le\nmoment. L&amp;#39;effet ne dure pas, il vous en faut plus.\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="q"&gt;Ok, d'accord. J'ai simplifié le propos, sans l'ombre d'un doute. C'est assez vrai : la bière du tout-venant, d'un côté, et le champagne des riches (vous croyez encore que le champagne, c'est pour les riches, franchement ? Non, non. Le champagne, en fait, c'est pour les parasites, ni plus ni moins.), de l'autre côté. D'accord. Mettons. Vous avez tort, mais mettons. Alors, développons tout le fil du truc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- la bière, c'est une catin facile, un peu rude certes, mais qui vous semble familière. Vos propos se troublent, mais lentement. Votre élocution se fait moins distincte, mais tout le monde les suit si tout le monde vous suit. &lt;span class="q"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le champagne, donc, vous débloque le cerveau sur des fulgurances rances, certes, mais qui vous semblent géniales sur le moment. L'effet ne dure pas, il vous en faut plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;E\u003c/span\&gt;t la\nvodka, alors ?\u003c/span\&gt;&amp;quot; Ah, la vodka, c&amp;#39;est très différent. La vodka vous ruine\npresque dès la première gorgée. Elle fait fi de tout le reste, vous\nbrise les rotules, et nettoie la table, comme aurait pu l&amp;#39;écrire\nDescartes en français s&amp;#39;il avait été un peu moins snob (ou alors\npartisan de l&amp;#39;Internationale, sans doute). La bière s&amp;#39;immisce, le\nchampagne crépite, mais la vodka vous flingue. La vodka vous fait\noublier tout, le nom de votre mère, la retenue, le délire initial. La\nvodka vous fait frissonner ferme, parce qu&amp;#39;elle est froide, mais elle\nvous sussure, pas farouche, des mots intelligents à l&amp;#39;oreille. La vodka\nest l&amp;#39;amie des vrais poètes. Elle le sera toujours. Jusqu&amp;#39;à la\ncirrhose de ces derniers.\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;E&lt;/span&gt;t la vodka, alors ?&lt;/span&gt;" Ah, la vodka, c'est très différent. La vodka vous ruine presque dès la première gorgée. Elle fait fi de tout le reste, vous brise les rotules, et nettoie la table, comme aurait pu l'écrire Descartes en français s'il avait été un peu moins snob (ou alors partisan de l'Internationale, sans doute). La bière s'immisce, le champagne crépite, mais la vodka vous flingue. La vodka vous fait oublier tout, le nom de votre mère, la retenue, le délire initial. La vodka vous fait frissonner ferme, parce qu'elle est froide, mais elle vous sussure, pas farouche, des mots intelligents à l'oreille. La vodka est l'amie des vrais poètes. Elle le sera toujours. Jusqu'à la cirrhose de ces derniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;B\u003c/span\&gt;on, très bien. Mais la téquila, là-dedans, où est-ce que vous la classez ?\u003c/span\&gt;&amp;quot;\n- La téquila ? Faites-moi rire. Que celui qui n&amp;#39;a jamais vomi après un\nexcès de Téquila-paf me jette la première pierre. La téquila, de nos\njours, et si on veut tenir un peu la distance, ne peut être bue que\ndans le cadre extrêmement ouaté d&amp;#39;une Margarita (et il en va un peu de\nmême avec la Caïpirinha, c&amp;#39;est à dire avec la cachaça). Margarita ou\ncachaça, c&amp;#39;est un peu le même délire : c&amp;#39;est à dire un bon délire pour\nla première ou la seconde d&amp;#39;entre elle, et un beau tag à grumeaux\ninvolontaires dès la suivante. La meilleure façon de mourir en bonne\nsociabilité. Mais la meilleure façon de mourir quand même.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;span class="q"&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;B&lt;/span&gt;on, très bien. Mais la téquila, là-dedans, où est-ce que vous la classez ?&lt;/span&gt;" - La téquila ? Faites-moi rire. Que celui qui n'a jamais vomi après un excès de Téquila-paf me jette la première pierre. La téquila, de nos jours, et si on veut tenir un peu la distance, ne peut être bue que dans le cadre extrêmement ouaté d'une Margarita (et il en va un peu de même avec la Caïpirinha, fille ouatée de la cachaça). Margarita ou Caï, c'est un peu la même histoire : un bon délire pour la première ou la seconde d'entre elles, et un beau tag à grumeaux involontaires dès la suivante. La meilleure façon de mourir en bonne sociabilité. Mais la meilleure façon de mourir quand même. Sans rien laisser derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Ah oui, et le rhum, alors ?\u003c/span\&gt;&amp;quot;\n- Le rhum, mon petit pote, c&amp;#39;est totalement différent. Il est même\npresque vexant, à mon avis, que tu l&amp;#39;aies classé, dans ton ordre\nmaladif, entre la divine vodka et cette souillon de téquila. Le rhum,\nde source sure, c&amp;#39;est l&amp;#39;alcool qui rend fou. L&amp;#39;absinthe a été interdite\nen France, donc, et elle est refourguée à pleins tonneaux, coupée de\ntout et n&amp;#39;importe quoi, dans les tréfonds de quelques bars gothiques\nqui aiment bien faire semblant ? Parfait. De toute façon, l&amp;#39;absinthe\ncoupée, ça n&amp;#39;est rien d&amp;#39;autre que du mauvais Ricard - un truc qui\nsoigne les miasmes. Mais le rhum, bordel. Le rhum. Là, je te le dis,\nc&amp;#39;est un peu comme si tu avais placé un pantin grotesque entre deux\ndespotes éclairés (en plus de ça, le grog soigne mieux les miasmes que n&amp;#39;importe quel absinthe - j&amp;#39;en suis la preuve (presque) vivante). La vodka éclaire parce qu&amp;#39;elle transforme en poète.\nLe rhum éclaire parce qu&amp;#39;il transforme en doux dingue. Entre les deux,\nla Téquila éteint parce qu&amp;#39;elle transforme en cadavre exhalant son\ndernier souffle. Tu mélanges tout, l&amp;#39;ami. Le rhum est le roi des\nalcools, et une cuite au rhum dépasse (de très peu, certes) une cuite à la vodka,\nparce qu&amp;#39;elle est à la fois parfaite, comme la seconde, mais\naussi géniale, à la différence de toutes les autres.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;- &amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Bien, et que te reste-t-il en stock ?\u003c/span\&gt;&amp;quot; Que me reste-t-il en stock ? Tu es certain que tu n&amp;#39;as rien oublié, interlocuteur fictif ? Le whisky, par exemple ? &amp;quot;\n\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Ah oui, c&amp;#39;est vrai.\u003c/span\&gt;&amp;quot;\nAbsolument, c&amp;#39;est vrai. Le whisky, c&amp;#39;est encore différent. Le whisky,\nquand tu l&amp;#39;ingères, te crame d&amp;#39;abord la langue, puis te gonfle la\nglotte (qui te hait systématiquement, quand tu en bois - mais il faut\nla comprendre, aussi, la pauvre chérie), puis se loge au creux de ton\nestomac pour te raconter des histoires indicibles. A ce moment là, et à\nce moment là seulement, tu peux juger s&amp;#39;il est bon - pas selon les\nmagazines en papier glacé, bien entendu, mais selon ton ventre (ta\nseule jauge en cas de cuite) : si son arôme grimpe en retour le long de\nton œsophage, jusqu&amp;#39;à te cogner de saveurs riches à l&amp;#39;arrière des\ndents, il est bon. S&amp;#39;il appuie de ses deux mains de boule de whisky sur\nton gros colon jusqu&amp;#39;à t&amp;#39;indisposer, il est médiocre.\n",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah oui, et le rhum, alors ?&lt;/span&gt;" - Le rhum, mon petit pote, c'est totalement différent. Il est même presque vexant, à mon avis, que tu l'aies classé, dans ton ordre maladif, entre la divine vodka et cette souillon de téquila. Le rhum, de source sure, c'est l'alcool qui rend fou. L'absinthe a été interdite en France, donc, et elle est refourguée à pleins tonneaux, coupée de tout et n'importe quoi, dans les tréfonds de quelques bars gothiques qui aiment bien faire semblant ? Parfait. De toute façon, l'absinthe coupée, ça n'est rien d'autre que du mauvais Ricard - un truc qui soigne les miasmes. Mais le rhum, bordel. Le rhum. Là, je te le dis, c'est un peu comme si tu avais placé un pantin grotesque entre deux despotes éclairés (en plus de ça, le grog soigne mieux les miasmes que n'importe quelle absinthe - j'en suis la preuve (presque) vivante). La vodka éclaire parce qu'elle transforme en poète. Le rhum éclaire parce qu'il transforme en doux dingue. Entre les deux, la Téquila éteint parce qu'elle transforme en cadavre exhalant son dernier souffle. Tu mélanges tout, l'ami. Le rhum est le roi des alcools, et une cuite au rhum dépasse (de très peu, certes) une cuite à la vodka, parce qu'elle est à la fois parfaite, comme la seconde, mais aussi géniale, à la différence de toutes les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bien, et que te reste-t-il en stock ?&lt;/span&gt;" Que me reste-t-il en stock ? Tu es certain que tu n'as rien oublié, interlocuteur fictif ? Le whisky, par exemple ? " &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah oui, c'est vrai.&lt;/span&gt;" Absolument, c'est vrai. Le whisky, c'est encore différent. Le whisky, quand tu l'ingères, te crame d'abord la langue, puis te gonfle la glotte (qui te hait systématiquement, quand tu en bois - mais il faut la comprendre, aussi, la pauvre chérie), puis se loge au creux de ton estomac pour te raconter des histoires indicibles. A ce moment là, et à ce moment là seulement, tu peux juger s'il est bon - pas selon les magazines en papier glacé, bien entendu, mais selon ton ventre (ta seule jauge en cas de cuite) : si son arôme grimpe en retour le long de ton œsophage, jusqu'à te cogner de saveurs riches à l'arrière des dents, il est bon. S'il appuie de ses deux mains de boule de whisky sur ton gros colon jusqu'à t'indisposer, il est médiocre. &lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003cspan\&gt;\u003cspan\&gt;",1] ); D(["mb","\u003cspan class\u003dq\&gt;\n&amp;quot;\u003cspan style\u003d\"font-style:italic\"\&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n&amp;#39;importe comment, de toute façon\u003c/span\&gt;&amp;quot;.\nPfff... Le dernier type qui m&amp;#39;a dit ça aurait mérité, non pas de se\nretrouver la gorge ouverte sur un caniveau, mais de vivre une vie\npaisible à grands coups d&amp;#39;ennuis savamment célébrés, orchestrés - ce\nqui est bien pire, sans doute. Il aurait mérité que je l&amp;#39;applaudisse à\nson mariage, que j&amp;#39;embrasse le crâne de son gosse, que je le soutienne\nlors de son premier divorce, que je le méprise alors qu&amp;#39;il se tape des\ngamines de vingt ans de moins que lui pour se donner un genre et que je\nm&amp;#39;ennuie avec lui, des années durant, tandis qu&amp;#39;il me fatigue à me\nraconter ses graves problèmes existentiels. Alors même que son gosse,\ngrand garçon maintenant, m&amp;#39;appelle pour que je vienne le chercher à peu\nprès n&amp;#39;importe où. Comme tout le monde, en fait.\n\u003cbr\&gt;\u003cbr\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="q"&gt; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;". Pfff... Le dernier type qui m'a dit ça aurait mérité, non pas de se retrouver la gorge ouverte sur un caniveau, mais de vivre une vie paisible à grands coups d'ennuis savamment célébrés, orchestrés - ce qui est bien pire, sans doute. Il aurait mérité que je l'applaudisse à son mariage, que j'embrasse le crâne de son gosse, que je le soutienne lors de son premier divorce, que je le méprise alors qu'il se tape des gamines de vingt ans de moins que lui pour se donner un genre et que je m'ennuie avec lui, des années durant, tandis qu'il me fatigue à me raconter ses graves problèmes existentiels. Alors même que son gosse, grand garçon maintenant, m'appelle pour que je vienne le chercher à peu près n'importe où. Comme tout le monde, en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;script&gt;&lt;!-- D(["mb","Les gens qui se bourrent la gueule, et qui aiment vraiment ça,\nne se la bourrent pas n&amp;#39;importe comment. Ils se la bourrent à la bière\navant que la jeune fille ne se pointe, au vin blanc pendant qu&amp;#39;ils\nparlent avec elle, à la vodka quand ils tentent leur approche et au rhum si elle veut\nbien les suivre dans leur mouvement. Ils se la bourrent à la bière entre\namis, puis à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis au\nwhisky lorsque des nanas se pointent. Ils se la bourrent au vin rouge\npour rompre, au champagne pour célébrer leur célibat, puis à la téquila\npour mourir, juste après. Ils se la bourrent au B52&amp;#39;s parce que c&amp;#39;est\nleur anniversaire, au Mojito parce que leur nana s&amp;#39;y est rendue, ou au\nGet 27 parce qu&amp;#39;elle n&amp;#39;a pas montré le bout de son nez. Ils se la\nbourrent au Monbazillac au premier rendez-vous, au Tariquet au second,\nau rhum arrangé au troisième, au Sex On the Beach au quatrième, au\nMartian Sperm au cinquième, à l&amp;#39;After Eight au sixième, au Long Island\nau moment de la rupture, puis à la Suze, en attendant l&amp;#39;occasion\nd&amp;#39;ouvrir le prochain Monbazillac à nouveau.\n\u003c/span\&gt;\u003c/span\&gt;",1] );  //--&gt;&lt;/script&gt;Les gens qui se bourrent la gueule, et qui aiment vraiment ça, ne se la bourrent pas n'importe comment. Ils se la bourrent à la bière avant que la jeune fille ne se pointe, au vin blanc pendant qu'ils parlent avec elle, à la vodka quand ils tentent leur approche et au rhum si elle veut bien les suivre dans leur mouvement. Ils se la bourrent à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis à la bière entre amis, puis au whisky lorsque des nanas se pointent. Ils se la bourrent au vin rouge pour rompre, au champagne pour célébrer leur célibat, puis à la téquila pour mourir, juste après. Ils se la bourrent au B52's parce que c'est leur anniversaire, au Mojito parce que leur nana s'y est rendue, ou au Get 27 parce qu'elle n'a pas montré le bout de son nez. Ils se la bourrent au Monbazillac au premier rendez-vous, au Tariquet au second, au rhum arrangé au troisième, au Sex On the Beach au quatrième, au Martian Sperm au cinquième, à l'After Eight au sixième, au Long Island au moment de la rupture, puis à la Suze, en attendant l'occasion d'ouvrir le prochain Monbazillac à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="q" id="q_11636906549dfbe9_11"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; Ils se la bourrent à mort, de toute façon, mais toujours en fonction des circonstances. On ne picole pas seul comme en groupe. On ne picole pas en tête-à-tête amoureux comme en enterrement de vie de garçon. On ne picole pas l'âme tranquille comme la mort dans l'âme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gens qui se bourrent la gueule se la bourrent n'importe comment, de toute façon&lt;/span&gt;" Mon dieu. Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe une éthique des zincs, connard. Et si tu ne le sais pas, c'est que tu n'as jamais su boire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4771464333151113758?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4771464333151113758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4771464333151113758&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4771464333151113758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4771464333151113758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/11/ethique-des-zincs.html' title='Ethique des zincs'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8009257351191981175</id><published>2007-11-12T17:29:00.000-08:00</published><updated>2007-11-12T17:33:28.701-08:00</updated><title type='text'>Blanc sur blanc</title><content type='html'>La vie commence après dix-huit heures. Assez de diagrammes circulaires, d'états périodiques de trésoreries, d'amortissements, d'actifs, de transferts. Assez de réunions de service où des responsables arrogants assènent des objectifs, mobilisent des énergies pro-actives, perpétuent le culte de l'entreprise qui gagne. Assez de subalternes paresseux, de secrétaires analphabètes, de stagiaires sous-payés et sur-qualifiés. Cliquer sur « démarrer ». Clore la session administrateur. Refermer soigneusement la porte. Oui, à dix-huit heures, tu reprends les rennes de ton existence. Te voilà un homme rétabli dans ta légitimité. A nouveau, c'est toi qui soulignes.&lt;br /&gt;Les couloirs gris de l'entreprise. L'accueil, une bise à Martine, bonne soirée, à demain. Sur le parking, personne ne bloque ta voiture - de quoi envisager sereinement un retour à la surface. Une priorité à droite, deux ronds-points, une avenue du Onze Novembre, un boulevard de la République. Un créneau à gauche. A trois cents mètres, la récompense : le bar « Au grand sérieux ». Une goutte, un coup, un petit blanc bien frais, au comptoir. Le premier, c'est pour calmer tes nerfs. Après, tu observes. Le patron houspille son serveur.  Un grand échalas mal rasé coche les cases d'une grille de Loto sportif avec une application dont il fait rarement preuve au bureau - sauf quand il s'agit de changer les piles de l'horloge murale ou de remplir un gobelet en plastique de café bouillant. Un exemplaire fatigué de l'Equipe traîne sur une table encore encombrée de tasses vides et de miettes de sucre : le club de ton coeur a essuyé une sévère défaite, dix-neuvième du classement après quinze matches, médiocrité récurrente, le club jouera le maintien. Un deuxième blanc, tiens, pour te requinquer. Et pour accompagner les nouveaux entrants - d'autres travailleurs de l'ombre. Un troisième, souvent, il y a toujours quelque chose à arroser, la signature d'un contrat précaire, une augmentation de onze euros, une incroyable victoire dans le temps additionnel, un week-end de trois jours. Parfois, c'est le patron qui régale. Tu l'envies, celui-là. Au moins un qui aime son job.&lt;br /&gt;La chaussée défile à plusieurs dizaines de centimètres de tes mocassins. Il faut se souvenir de l'endroit où est garé ton carrosse. Enchaîner les pas, aussi, sans trébucher, ce serait dommage - tu n'es même pas saoul, juste un peu gai. Rentrer au bercail. Les feux, les intersections, les changements de file. Slalomer entre les cyclistes, surveiller les piétons, anticiper les ralentissements, dans une atmosphère de délicieux engourdissement. L'asphalte se déroule comme un prodigieux tapis rouge. Le flash info de vingt heures se mêle au vrombissement du moteur, un attentat suicide a fait vingt morts en Irak, un Fabiusien publie un pamphlet anti-blairiste, il faudra songer à faire le plein d'essence avant que le baril franchisse la barre des cent dollars. La voiture te ramène à la maison, sain et sauf. Tu t'en sors comme un chef.&lt;br /&gt;On te dit drôle et généreux. Tu n'as pas froid aux yeux. Tu pourrais faire pousser n'importe quoi dans un jardin de pierres. Mais comme mari, tu as toujours été un cauchemar. Quarante ans, deux mariages, deux échecs. Des traits tirés, des migraines, des cris. Elles ont déchanté, elle ont hurlé, elles ont disparu. A chaque fois, tu t'es accroché aux brouillards de l'alcool comme à une bouée. Ça t'a sauvé. Les liquides alcoolisés et toi : une histoire qui dure. Vous ne faîtes qu'un contre les nuées fantomatiques de l'adversité. C'est du solide. Même si les mauvaises langues prétendent le contraire, inversant cause et conséquence, estimant que la boisson a tout flétri sur son passage. N'importe quoi, souffles-tu en sifflant une bière. Certes, le frigidaire paraît rétrécir sans cesse, plus assez de place et trop de bouteilles. Mais ce serait mal connaître ton allié et ses troupes grandissantes. Elles sont là pour ton bien.&lt;br /&gt;A ce stade, en général, le micro-ondes entre en jeu. Une barquette en aluminium, boeuf bourguignon, navarin d'agneau, cassoulet : que les plats cuisinés soient chaudement remerciés pour l'aide qu'ils t'apportent. Cela te laisse beaucoup de temps à tuer. S'enfoncer dans un fauteuil, passer d'innombrables heures devant ton téléviseur. Traîner jusqu'à plus de minuit sur les chaînes du satellite, Derby du championnat des Pays-Bas, éliminatoires de la Copa America, tournoi indoor de Johannesbourg. Parfois, la championne olympique du cent mètres dos laisse sa place à une fille à la peau caramel, moins habillée, et qui pousse des cris gutturaux, même quand elle a la bouche pleine. Mais ça ne dure jamais bien longtemps, juste de quoi remplir un mouchoir, parce qu'au fond ça te déprime, toute cette misère sexuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps à autre, il y a de vraies femmes. Des buveuses chevronnées que tu rencontres dans des rades tristes. Ça trinque, ça parle de gosses déjà grands, mais ça fait rarement des blanquettes le dimanche, les enfants ne viennent plus, trop de chutes dans l'escalier, trop de trous noirs. Elles ont l'alcool triste. Suffit alors d'éviter que les pleurnichardes tombent dans les vapes - tu les ramènes vite chez toi, hop, et que ça saute. Il y a Internet, aussi, les solitudes  virtuelles des forums de rencontre. Slalomer entre les pseudonymes, tailler la bavette, s'inventer des affinités. Donner des rendez-vous dans des repaires plus propres, où les serveurs pianotent sur des télécommandes et où les vins du mois ne piquent pas le palais. Ressortir la veste de velours, le peigne, la voix grave. Parler posément, user d'alcools plus nobles, insister sur les années d'apprentissage, celles qui appellent toujours des sourires attendris. Espérer éviter les soeurs de collègues ou les infirmières en psychiatrie. Essuyer, en général, des refus polis : une longue journée de travail, des histoires de rhume et de migraines, une autre fois sans doute. Offrir quand même les consommations. Tandis que la marée se retire, que la secrétaire médicale te tend la joue, que la vendeuse de sous-vêtements te file un faux numéro, te promettre de ne pas recommencer.&lt;br /&gt;Un soir, pourtant, une nuit glaciale de la fin janvier, une femme dit oui. Entre deux âges, télé-vendeuse de produits surgelés, un fils ingénieur parti travailler au Canada ou en Irlande. Vous êtes tous les deux perdus - mais perdus au même endroit, on progresse. Son corps nu emballé dans un drap, impérial. Pas de lampées, pas de rasades, juste l'envie de la regarder dormir. Plus tard, la même nuit, la  bouche sèche. Sa cuisine, une bouteille de Chablis à peine entamée. Ça descend dans ta gorge. Sur la route de la chambre, un miroir. Avachi, ravagé - dix ans de plus, facile. Un pilier de bar rabougri qui prétend avoir quarante ans, quelle blague. Au bout de cinq minutes, tu as envie d'arrêter de boire. Tu te dis qu'elle t'aidera. Dans le salon, tu ramasses ton manteau. Tu remarques une photo sur la commode de l'entrée, une photo d'elle. Si tu te débrouilles bien, elle pourrait la remplacer par une photo de toi, un de ces quatre. Des plans se dessinent, des routes se construisent, où tu tiens sa main, où tu lui demandes si elle a envie de manger chinois, de voir un film à pop-corn, d'acheter une table basse en cerisier. Droit dans ses yeux, tu promets déjà ce que tu as promis à d'autres. Une promesse d'ivrogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, ou bien un autre jour. Tu te lèves tôt, la langue est pâteuse, la tête dit je ne veux pas y aller. Tu voudrais rester sous la couette, simuler une angine carabinée, comme dans ton enfance. Personne pour signer ton mot d'absence. Alors le parking, ta place habituelle. Un coup d'oeil à ta montre, neuf heures à tenir, une éternité. Une bise à Martine, parfois une petite blague, pour montrer que tu es de bonne humeur.&lt;br /&gt;« Bonne journée! »&lt;br /&gt;Un bref sourire. L'ascenseur arrive. Tu t'y engouffres, et là, naturellement, tu commences à mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8009257351191981175?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8009257351191981175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8009257351191981175&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8009257351191981175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8009257351191981175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/11/blanc-sur-blanc.html' title='Blanc sur blanc'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3437111238855777531</id><published>2007-10-26T09:28:00.000-07:00</published><updated>2007-10-26T09:29:28.643-07:00</updated><title type='text'>Piliers de rades</title><content type='html'>Qu'est-ce qu'un pilier de rade, au fond et après tout ?&lt;br /&gt;Un pilier de rade est précisément la personne à laquelle vous ne prêtez aucune attention alors même que vous pénétrez dans un bar. Et qui ne vous en veut pas pour ça - mieux, c'est la personne qui pense sincèrement que si elle ne doit pas vous en vouloir de ne pas l'avoir remarqué, c'est exactement parce que, dans sa vie ou dans sa journée (ce qui revient à peu près au même, en l'occurrence), pour une fois, elle ne sert enfin à rien, au sens de l'utilité d'une personne qui servirait à quelque chose, et à qui on demanderait, les yeux dans les yeux, de servir plus encore, plus toujours, jusqu'à la déraison.&lt;br /&gt;Le pilier de bar est un être presque végétal, posé, posté là en tout cas, qui vous remerciera silencieusement, et sans même le savoir, de l'avoir laissé vivre en tant qu'inutile profond, qu'être translucide, que copain de quatrième zone sans réelle existence.&lt;br /&gt;Le pilier de rade vous remerciera toujours, silencieusement ou non, de penser qu'il n'est pas là. Il viendra chaque jour, au même endroit, cultivant ainsi l'espoir ultime de pouvoir être, à un moment ou l'autre, assimilé par les plus fidèles du bar à une teinture murale ou une boîte à cacahuètes. A un Rien, présent quand même.&lt;br /&gt;Pour une fois, ce soir et les soirs d'avant, on ne lui demande rien. Pour une fois, ce soir et les soirs d'avant, le barman l'accueille d'un "bonjour" qu'il n'offre, tel quel, à aucun autre, et qui lui suffit. Il est triste, il est seul il est mal, mais là il se sent bien. Il sait, posé à l'endroit où il est posé chaque jour, dans ce creux de rien qu'est le zinc d'un bar, qu'il peut lui arriver aussi bien tout, très rarement, que n'importe quoi, de manière nettement plus fréquente.&lt;br /&gt;Vous l'ignorez ? Il vous remercie. Vous lui laissez vivre sa vie de plaies rentrées et d'accusations oubliées - il vous en remercie. Vous jouez, au contraire, la carte de l'amitié benoîte, et il peut, il doit, il ne peut que, vous tuer.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un soutien de rade, qui voudrait disparaître définitivement dans les combles, tranquille, au moins jusqu'à demain.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un mort en sursis qui espère pouvoir passer de bonnes heures riches pendant les quelques moments qui lui restent.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, ce n'est pas toi, ni moi, mais ça pourrait bien être nous deux, eux deux, ensemble et pour toujours.&lt;br /&gt;Un pilier de rade, c'est un cadavre ambulant, le sourire aux lèvres et la pinte à deux doigts des veines battantes de sa gorge.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, c'est le client d'un rade que je considèrerai toujours avec le plus grand respect, parce que c'est un héros courageux qui a décidé de se flinguer à petit feu, certes, mais en public. Quelqu'un qui est reconnaissant quand on se souvient de son nom et qui sait, pourtant, qu'il rentrera seul dans sa misère.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, quand il sourit, porte la haine du monde - celle que le monde lui inspire, celle que le monde lui renvoie -  et l'espoir de l'improbable.&lt;br /&gt;Tout ce que j'aime dans un bar, c'est qu'il s'anime, et vraiment, d'une manière ou d'une autre. Et rien de tout cela - bien ou mal, triste ou joli, féérique ou cataclysmique - ne peut se dérouler, jamais, sans l'interaction d'un pilier. Qui va calmer, ou au contraire souffler sur les braises. Qui va se taire, ou bien silencieusement hurler, comme toujours. Hurler, certes, mais sans un son.&lt;br /&gt;Un pilier de bar, c'est ce qu'aucun d'entre nous ne veut devenir, mais qu'un quart d'entre nous deviendra quand même.&lt;br /&gt;Une baston naît dans les bas-fonds - un pilier est impliqué. Il peut être l'agent provocateur, le réceptacle innocent ou alors, mieux encore et plus souvent, le témoin allusif. Un jeune homme a invité une jeune fille, ou l'inverse, dans un bar - le jeune homme ou la jeune fille veut prouver à sa cible qu'il ou elle sait de quoi se compose la vie : il ou elle se lève, et va parler au pilier.&lt;br /&gt;Un navigateur fait le malin avec sa bête marine - il se doit, nécessairement, de recueillir l'assentiment tacite du Colosse de Rhodes pour explorer plus avant.&lt;br /&gt;Le pilier de bar, c'est celui qui est Tout sur place, précisément parce qu'il ne veut être Rien, mais alors tous les jours.&lt;br /&gt;Le pilier de rade, je l'embrasse et je le respecte, parce que sans lui, aucun bar n'en est un vraiment. Le pilier de bar ne pourra jamais être tricard, parce qu'il se sent intimement trop mal pour ne pas bien se comporter. Le pilier de bar est un objet de mépris, sans doute et bien souvent, mais viens donc lui casser les nerfs, et tu me trouveras face à toi - surtout si, en l'espèce, le pilier de bar, c'est moi. Ca peut arriver.&lt;br /&gt;Je t'assure. Sois malin si tu veux braver l'espoir de tout oublier. Sois fort si tu veux te frotter à la violence d'une vie qui surnage. Sois grotesque si tu veux prouver en public qu'un pilier de rade ne sert à rien : parce qu'un pilier de rade, crois le ou non mon ami, est bien plus présent sur place que tu ne le seras jamais.&lt;br /&gt;Comme un distributeur de cacahuètes, certes, ni plus ni moins, mais comme un distributeur de cacahuètes quand même. Le pilier de rade, à la différence de toi, l'ami, est venu ici sans raison réelle - pas pour se sortir une poulette, pas pour impressionner un pote, pas pour fêter un événement quelconque -, mais il est là, dix fois plus que toi, et il ne te le dira jamais, mais malgré tout, je te l'assure : il t'emmerde, et bien, dans les tréfonds de son crâne. Il te regarde comme un énième blaireau, alors même que tu essaies de l'affronter parce que tu penses qu'il n'est pas grand chose.&lt;br /&gt;Détrompe-toi, l'ami. Le pilier de bar, par définition, tient les murs, et les tenait bien avant que tu ne naisses, au moins symboliquement, au moins ici et ce soir.&lt;br /&gt;Ne l'oublie jamais, imbécile. Il n'est rien, mais il est plus que toi, et très largement.&lt;br /&gt;C'est un pilier de bar. Toi, tu n'es qu'un client.&lt;br /&gt;Le pilier de bar, ici et ce soir, ne te regarde pas parce qu'il ne se sent pas digne de croiser un quelconque regard. Il sent la tristesse au fond de lui, et dans le fond de son verre il trouve un appel anonyme et propre, un espoir sans lendemain, un sourire allusif.&lt;br /&gt;Un pilier de bar ne ressent aucune afection, aucun besoin pour personne, et surtout pas pour lui-même. C'est précisément pour cela que tu ne pourras jamais l'égaler. Et que je ne te le souhaite pas.&lt;br /&gt;Il veut sentir au bout de ses doigts le Vide, et croquer à pleines dents le N'importe Quoi. Etre témoin, voire acteur, d'un de ces débordements absurdes qui naissent sur le sol de ce genre de lieu comme la mandragore aux pieds des pendus. Il veut sentir cela, mais ne le sent que rarement - mais une fois par an lui suffit, très largement.&lt;br /&gt;Et toi, tu n'est que le numéro 234 d'une année qui fait 365 jours un quart. Autant te dire qu'à ses yeux, tu ne représentes pas grand chose. Tu es un épiphénomène, tout au plus, émanation grotesque de ce que son lieu peut produire... alors même que tu penses, et très sincèrement, que l'anecdote, c'est sa gueule.&lt;br /&gt;Imbécile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W. Jonas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F.W.Jonas  &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style=";font-family:Tahoma;font-size:8;"  &gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3437111238855777531?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3437111238855777531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3437111238855777531&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3437111238855777531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3437111238855777531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/quest-ce-quun-pilier-de-rade-au-fond-et.html' title='Piliers de rades'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4460300928638145062</id><published>2007-10-15T21:42:00.000-07:00</published><updated>2007-10-16T13:18:17.356-07:00</updated><title type='text'>Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi</title><content type='html'>&lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ouvre la porte et elle saute sur moi, me gifle puis me griffe et je sens ses ongles trop souvent rongés me lacérer violemment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Si au moins, elle s'était tapée une manucure, ne serait-ce qu'une seule au cours de ces dix dernières années peut-être que j'aurais moins mal à l'heure actuelle mais à l'heure actuelle, je ne devrais pas trop penser à cela car elle s'acharne sur moi, elle fait rentrer l'extrémité de ses doigts dans ma peau, elle me donne un coup et je me retrouve à terre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Puis j'entends quelqu'un crier (je suis plutôt sûr que c'était moi) et moi la face collée au parquet je vois les pieds de Sarah sortir de la chambre et Elise debout qui chevauche mon corps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je ne comprends pas très bien ce qui m'arrive jusqu'à ce que je croise le regard de Elise et c'est en apercevant ses pupilles dilatées par la rage que j'ai réalisé (soudainement) qu'à l'heure actuelle, j'étais dans la merde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;span style="font-size:16;"&gt;Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est un dimanche soir marqué par la solitude que j'ai découvert que je suis victime de dépendance affective.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Toute ma vie, en fait, j'ai été victime de troubles comportementaux divers mais c'est en tombant sur ce reportage sur Discovery que j'ai réussi enfin à mettre un nom sur ce mal qui me berce et me pousse dans des chocs frontaux avec les autres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La psychiatre l'a dit de manière très explicite devant la caméra :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;i&gt;La dépendance affective se caractérise par des comportements acquis autodestructeurs et des traits de caractère qui se traduisent par une grande difficulté à amorcer et à maintenir des relations affectives saines.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Voila, en deux, trois phrases, mon état m'était révélé et sur le coup, je n'ai pas paniqué, j'ai fait tout ce que les gens normaux font lorsqu'ils se découvrent une maladie, je suis allé sur mon ordi et j'ai cherché des informations sur Google, là je suis tombé sur un site contenant des dizaines de témoignages de dépendants affectifs un peu partout sur la planète qui racontaient leurs histoires (toutes plus pathétiques les unes que les autres) mais aussi et surtout un petit questionnaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;N'écoutant que mon désir de m'auto-analyser (une technique que j'ai développée durant l'adolescence, plutôt que d'aller voir quelqu'un pour lui parler de mes problèmes, je m'assois et je me pose des questions à moi-même dans ma tête (tu vas bien ? oui, non, qu'est-ce qu'il y a ?), les bouddhistes appelleraient cela de la méditation mais moi j'ai juste mon moi et mon sur-moi Freudien qui s'entretiennent afin de savoir qu'est-ce que l'on pourrait bien faire de mon moi (le corps)), j'ai répondu à toutes les questions et le résultat a été clair, j'étais dépendant affectif à 90 %&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Plutôt une bonne note, si c'était un examen j'aurais pu dire que j'ai fièrement réussi mais là en fait tout ce que cela m'a annoncé c'est que j'étais officiellement atteint de DAA (bien sûr certaines personnes auraient voulu voir un médecin ou un thérapeute pour confirmer le tout mais pour moi mon auto-analyse et les résultats d'un test trouvé sur Google me suffisaient.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Voilà, triste réalité et puis pour être honnête le diagnostic était clair et établi depuis bien longtemps, il suffisait de lire entre les filles qui ont peuplé mon existence, quelques seins mais aucune relation saine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je suis toujours passé de phases ou je m'accrochais désespérément à la première femme venue (et cela sans aucune raison apparente) à des phases où je me complaisais dans l'abondance en ignorant les rares filles bien que je rencontrais mais malheureusement le nombre ne remplit jamais le vide.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'aurais préféré une dépendance sexuelle plutôt qu'une dépendance affective mais ce n'est pas dans la pénétration que réside mon addiction mais dans le moment juste après, celui où je les regarde se crêper le chignon.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;L'expérience est si belle que l'on veut éternellement recommencer l'aventure mais cela ne se joue qu'à deux et du partenaire vient le drame.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Mon nom est Anthony Naglaa et durant toute ma vie d'adulte, je n'ai jamais été célibataire, pas une seule fois, je me contente de passer de relation désastreuse en relation merdique, les désastreuses étant celles qui se terminent sans dégât matériel dans mon appartement, les merdiques les autres et ……… je reçois un autre coup de Converse dans le ventre, Elise s'acharne sur moi, Sarah crie, veut nous foutre dehors, moi je relève, traite Elise de conne, lui demande quel est son problème.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Un bouton sur ma chemise Alessandro Fergana manque, si j'étais blanc en ce moment je serais rouge, ce n'est ni drôle, ni amusant, j'ai passé l'âge des conneries d'Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Là, je suis debout à 30 centimètres de la porte, Elise semble vouloir me péter la gueule (je suis et j'ai toujours été un jeune homme perspicace) mais ce qui me rassure c'est que Sarah semble vouloir péter la sienne, c'est bon, si les choses tournent mal (ou au moins pire qu'elles ne le sont actuellement (les choses)) j'aurai quelqu'un pour me défendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je décide de calmer un peu le jeu, je prends ma voix d'homme en contrôle de la situation (30 décibels plus haut dans le grave), je dis héroïquement : laisse moi faire, je vais régler ça, je prends Elise par sa vieille veste Zara qu'elle porte tout le temps et je la fous dehors, lance un clin d'œil a la Cary Grant a Sarah (héroïque, je vous dis) et rejoins Elise sur le palier, là je dis toujours avec mon ton grave (30 décibels dans le grave) &lt;i&gt;Sarah ferme la porte, Elise et moi, on doit se parler.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Bon, c'est quoi ton problème, c'est quoi cette idée de débarquer chez moi à cette heure-ci et te mettre a jouer la violente schizo névrotique, ça va pas ou quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-…………………&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Tu peux parler là Elise tu sais, pas besoin de jouer à la sociopathe névrosée, je t'ai déjà dit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-........&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-………..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La je lui fait mon air de type qui la regarde vachement méchamment, elle comprend et me dit, &lt;i&gt;dis a ta petite conne qu'on va faire un tour.&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;En temps normal, j'aurais protesté, &lt;i&gt;comment ça ma petite conne, arrête de lui manquer de respect, etc….. &lt;/i&gt;mais vu l'état de la situation (j'ai eu beaucoup de plaisir a écrire ce milieu de phrase, &lt;i&gt;l'état de la situation&lt;/i&gt;, c'est de la grâce littéraire tout ceci) mais revenons a Elise, ah Elise…. elle ne changera jamais, 1m70, un vieux Levis, un t-shirt blanc trop large qui cache ses seins, une coupe carrée, une veste Zara tachetée achetée au début des années 2000, des Converses pourries, un regard de schizophrène et malgré tout un sourire d'ange.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Meilleure amie depuis l'enfance (un jour, on va se faire tatouer nos noms au milieu de cœurs bien rouges (charmant comme Milwaukee dans les années 1950), un même goût violent que moi pour les filles avec en plus beaucoup plus d'audace et de couilles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Si elle est aussi énervée, c'est qu'il y a sûrement quelque chose de relativement grave que j'ai fait (dans mon cas, ça peut aller d'avoir oublié une capote usagée dans son lit quand je me sers de son appart pour tromper Sarah en toute impunité ou d'être allé au bar au coin (de chez elle) où elle a ses habitudes et d'avoir commandé un peu trop d'alcool en disant au proprio que &lt;i&gt;t'inquiète, c'est sur la note à Elise&lt;/i&gt;).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je sais qu'il y a qu'une façon de la calmer, aller boire un kir martini mélangé avec une demi-kro (un truc infect qu'elle aime bien (je crois qu'elle se sent déglinguée chic quand elle boit ça) alors je lui dis, bon on va boire un verre, je t'invite, tu me diras ce qui ne va pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout de suite, je la sens sourire un peu (lèvre du haut qui se soulève d'un demi-millimétre, un truc&lt;i&gt; non repérable&lt;/i&gt; à l'œil nu, sobre et non habitué). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Direction le bar La Bouteille Vide, un charmant endroit si on oublie le fait qu'il y a un clebs malade que le proprio héberge et qui lèche la vaisselle de temps en temps (la bave de chien se distingue trés bien dans un verre de vodka sur glace, il ne faut pas s'en faire avec ça).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Comme d'habitude il n'y a pas grand monde, mais moi je suis sûr que le proprio fait fortune avec un petit racket d'antennes paraboliques braquées directement sur des pays du monde que l'on quitte avec le corps mais jamais réellement avec le cœur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Une histoire de contraception&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout de suite notre table du fond, on commande un couscous (à cette heure là pas de problème, il le réchauffe au micro-ondes, un peu (beaucoup) de Harissa et c'est presque bon), Elise prend deux kir-martini mélangé à une demi-Kro, je prends un diet Red Bull (sans sucre, c'est important pour un tas de raisons), deux shooters de vodka et une Heineken.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ça se passe presque bien, Elise est assise en face de moi, presque calme, en tout cas, l'air moins névrosé (si elle était un film de Woody Allen, là elle serait A Midsummer Night Sex Comedy et non pas Hannah et ses soeurs).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'essaye de rester calme, surtout ne pas penser qu'avant qu'Elise débarque j'avais presque réussi à obtenir une faveur sexuelle de Sarah en lui promettant de faire la vaisselle (ah, la magie et le romantisme des vieux couples de plus de six mois), je rentre pas directement dans le vif, je lui dis des trucs très importants en prenant un air très sérieux comme &lt;i&gt;bon et ta journée&lt;/i&gt;, la relaxer dans la &lt;i&gt;calmitude&lt;/i&gt; mais apparemment ça ne marche pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle me répond pas, bouffe en me regardant a peine, se tape ses deux kirs en une seconde, relève la tête de temps en temps et me lance un regard sérieusement menaçant, se remet a bouffer, regarde un peu Euronews (sans que personne ne comprenne réellement pourquoi, le poste de télé du bar est toujours branché sur Euronews), apprend que le CAC 40 a baissé, ça semble l'intéresser, tant mieux, si ça peut la détendre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Finalement, elle finit la semoule, commande deux autres kir recette Elise, regarde deux filles passer, se lève, va en draguer une, revient, me demande 20 euros, dans la situation présente j'ai pas le choix de les allonger, elle les prend sans me dire merci, paye a boire aux filles, discute avec, ça dure une heure, moi j'en profite pour prendre une dizaine de shooters et finalement Elise revient.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle semble heureuse, je pense qu'elle va conclure avec une des deux filles plus tard dans la soirée, elle me dit, il faut qu'on parle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me lève, je paye, on va dans la vieille gold d'Elise et c'est la qu'elle m'annonce la nouvelle :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Anthony, je suis enceinte, enceinte de toi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Elise&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise a toujours été une jolie fille, le genre a faire des collectes entre les cuisses des jeunes filles, je la connais depuis au moins une bonne quinzaine d'année, classe de CM2 pour être précis, cours de français Madame Portobin qui nous terrorisait, moi comme toujours nul en dictée mais excellent en rédaction et Elise le contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise était ma voisine assignée pour l'année et découvrant nos aptitudes naturelles et opposées on a très vite compris que l'on pouvait s'entraider, alors on a passé un contrat (Malabar et VHS porno comme bonus de signature), elle m'aidait à passer à travers les dictées de Madame Portobin et moi, je lui donnais des idées pour les rédacs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De là s'est développée une profonde amitié qui a enduré le cours des années.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ensemble, on a vu notre goût pour les filles se développer, ensemble on s'est mis a draguer sans succès à peu prés tout ce qui bouge et qui a des seins du collège au lycée et nos week-ends on les passait à monter des plans pas possibles pour réussir à voler de l'alcool dans le bar de ses parents, à salir les Union magazine de son grand frère, a organiser un trafic de film du premier samedi du mois sur Canal ou à nous gaver de mangas japonais sous-titrés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle et moi, on était les marginaux de la sixième a la terminale, étant moi quasiment le seul noir de cette fichue école privée catholique et elle la seule fille avec une coupe au carrée qui foutait une trempe à n'importe quelle gamine qui lui manquait de respect.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On était les deux seuls avec des comportements asociaux, ceux qu'on invitait dans aucune soirée mais bon on était là l'un pour l'autre, une sorte d'amitié étrange nous unissait, un peu comme des frères et sœurs, on faisait tout ensemble, prenait nos douches ensemble même parfois défoncés pour délirer et pourtant sans que l'idée de faire quoi que ce soit ensemble ne nous traverse jamais la tête.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A 18 ans, on a décidé de quitter Paris ensemble, direction Montréal, l'Amérique en français et on n'a pas été déçu, les filles, la belle vie, la nuit, Montréal a tenu toutes ses promesses mais au bout de quelques années, on s'est lassé, de tout, de rien, de la facilité sûrement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Montréal commençait à ressembler à un immense buffet et on en avait assez de se gaver.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ainsi peu de temps après notre graduation, Elise a décidé de rentrer et moi je suis resté, seul, a Montréal, je me suis fait a l'idée d'être sans elle ……..j'ai tenu quatre mois avant d'aller la rejoindre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah (une ex-actrice de théâtre reconverti dans la comptabilité) celle avec qui je sors depuis déja deux ans, a trouvé un stage à Paris et moi qui ne faisais pas grand-chose à Montréal et avec en plus Elise qui me manquait (accessoirement ma famille aussi) alors voila, je suis venu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Sarah&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah et moi on s'est trouvé un petit appart pas loin de Montparnasse (pour le trouver, c'est Sarah qui s'est occupé de tout, les jeunes noirs aux cheveux longs, diplômés mais qui font pas grand-chose de leur vie sont rarement les locataires privilégiés des propriétaires.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Revoir Elise m'a fait du bien, habiter avec Sarah beaucoup moins alors les soirs de déprime, je me précipitais chez ma meilleure amie pour boire et me ressourcer comme je l'ai fait avec elle tout au long de ma vie et c'est un soir de grammes de sang dans l'alcool que tout est allé beaucoup trop loin entre nous. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La boîte de Sarah organisa une convention entre les meilleurs comptables Européens a Deauville, l'occasion pour les D.R.H., les D.G., les D.A., les D.P. et même les stagiaires éternels chairs à canon du monde de l'entreprise comme Sarah de se réunir entre gens passionnants (des comptables donc) pour discuter de tout et de rien (le tout comprenant les nouvelles méthodes de dresser des bilans comptables en prenant en compte les nouveaux logiciels et les paradigmes financiers mis au point récemment et le rien comprenant leurs vies privées).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La convention se déroulait à Deauville et Sarah y est allée tous frais payés par sa boîte, une semaine plus ou moins de rêve dans un hôtel convenable, elle avait même le droit d'amener son compagnon mais ledit compagnon ne voyait dans cette convention qu'une occasion rêvée de passer une semaine a faire autre que regarder la télé et baiser la femme de sa vie de maniére mécanique a la fin d'un épisode particulièrement, je cite là encore, bouleversant de Grey's Anatomy.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sarah est partie comme prévu un lundi matin assez tôt (je le sais parce que Télématin jouait encore alors que d'habitude je me lève avec le journal de 13 heures (j'aime me faire peur le matin au réveil, je vis dangereusement moi)).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il y a eu un petit flottement dans le vide quand elle a franchi la porte avec sa fausse valise Gucci, je me suis rendu compte que j'étais seul, réellement seul.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il vient un moment dans la vie d'un homme ou il se rend compte que pour l'être qu'il croit aimer, il a sacrifié ses amis, sa famille et même sa carrière et ce moment-là a été pour moi ce lundi matin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était vrai, même si je faisais semblant du contraire, j'étais tellement bien avec Sarah que je n'avais pas ou plus le désir de faire quoi que soit, je me complaisais dans sa présence comme une excuse pour ne plus avoir de désir ou d'envies autres que celle d'être avec elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et cela à un point tel que depuis mon retour à Paris, je n'avais encore passé une seule soirée complète avec mes parents ou même revu certains de mes vieux potes du quartier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Certes, je trompais (ce mot est inapproprié) quelques fois Sarah avec des filles rencontrées dans les boîtes crades où Elise traînait mais il n'y avait rien d'autre dans ces actes consumés que de la très fade consommation destinée à agrémenter mon ego parfois chancelant de ne rien ou de ne quasiment rien faire de mes journées et pour tout dire ma vie sociale se résumait à deux femmes, Elise et Sarah.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était triste mais c'était ma triste réalité et je pense que ça arrangeait Sarah, mon cercle de fréquentation étant réduit a deux personnes et l'une d'entre elles étant justement ma compagne et l'autre ma copine lesbienne, Sarah était convaincu qu'au moins ainsi je ne la tromperais pas et cette idée lui fit passer outre la répulsion évidente qu'elle avait pour Elise.Ces deux-là se sont en effet immédiatement et incroyablement détestées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je pense que Sarah reprochait à Elise de me rassurer dans ma quête permanente de légèreté et qu'Elise détestait Sarah pour toutes ces envies qu'elle créait en moi de gravité, de soirées a la maison et de dimanche au lit à regarder une rediffusion d'un Woody Allen sur ArtTV.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elles étaient mon ombre et ma lumière mais les jours d'éclipse étaient rares et je ne pouvais donc que les fréquenter séparément.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Cette dichotomie de mes fréquentations féminines a créé en moi la perception de mener une double vie et cela de manière tout à fait légitime car chacune des parties impliquées connaissait parfaitement l'existence de l'autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Le Départ&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il existait ainsi deux Anthony Naglaa et avec le départ de Sarah, le Anthony Naglaa qui ne se sent vivant que pendant les quelques secondes où il compte les pas avant d'entrer dans une nouvelle boîte se sentait libre de concubiner platoniquement avec sa meilleure amie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Dés le départ de Sarah, je suis allé a la boulangerie du coin me prendre un café-croissant puis je suis allé au Monoprix, celui avec la petite caissière qui sent bon comme un après-midi sur la plage à Barcelonita et qui donne des sourires gratuitement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai du prendre assez d'alcool pour survivre a un enfermement dans une cave avec Elise pendant un mois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai pris tous les habits nécessaires pour attirer le regard de n'importe quelle jeune fille moindrement superficielle et je me suis précipité chez Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Les premiers jours se sont très bien déroulés, débarquement de femmes (principalement pour Elise) et d'alcools (principalement pour nous deux).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;La journée on essayait de n'avoir rien à faire en se couchant le soir le plus tard possible,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On faisait tout ce qu'on pouvait pour ne pas avoir à se réveiller avant 15 heures minimum. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ensuite, il suffisait juste de traîner un maximum jusqu'à ce que l'on puisse commencer à boire sans (trop) culpabiliser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Tout se passait bien entre cuisses et fonds de bouteilles (Elise était une beaucoup plus grande consommatrice des deux que moi) et c'est le quatrième soir que l'on est devenu fou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, on était trop fatigué tous les deux pour tenir la longueur ou pour sortir nous donner des raisons d'utiliser notre langue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On a alors décidé de rester a la maison, de se louer des vieux Woody Allen et de se reposer en buvant modérément.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;On s'était fixé une limite d'une bouteille de rhum qu'on buverait après le Allen en lisant chacun un Gutierrez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Le rhum était importé directement de la Havana, un peu fort mais un peu trop bon pour que l'on s'en soucie, Elise surtout qui ce soir là n'avait pas consommé de stupéfiants devait se sentir mieux que d'habitude mais il faut croire que notre fatigue était telle qu'après quelques verres, l'on s'est mis très rapidement a délirer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise a commencé à parler de la fille qu'elle avait ramenée hier du Neon Lounge, une belle brunette, le corps de Belluci (Monica) et le charme de Gainsbourg (Charlotte).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Dés que la fille a croisé Elise, elle lui a balancé toute sa chaleur et son désir de chair en un regard, Elise très vite s'est mis a ressentir beaucoup d'amour au niveau des hanches et n'a pas pu se retenir et des envies délicieuses se mirent a couler tout au long de ces cuisses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle et la brune se sont attrapées très vite, je pense que ça a fini (une longue fin de deux bonnes heures) dans les escaliers qui menaient à l'appartement d'Elise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De reparler de tout ça, de la fille d'hier, de sa bouche qui semblait avoir été faite pour se fondre sur le con d'Elise, de l'équilibre et de la justesse de ce monde qu'Elise avait ressentie quand elle s'immisça dans les cuisses de cette charmante inconnue nous a irrémédiablement donné envie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il y a des choses qui se sont mis à naître naturellement dans nos bas-ventres mais on avait réellement pas envie de sortir de l'appartement d'Elise pour satisfaire ces envies et encore moins envie qu'une étrangère s'immisce parmi nous ce soir là ou l'on avait désespérément envie d'être seul (tout ceci est une question d'envie).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;De temps en temps, on avait tous les deux un fort besoin de s'isoler, c'était pour nous une nécessité, un besoin que même l'envie de regards lubriques et de corps feutrés les uns contre les autres ne pouvait changer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Pendant qu'Elise pensait à sa rencontre furtive avec des talents linguistiques dignes des plus grandes péripatéticiennes de Porte de la Chapelle, moi je ne pensais qu'à Sarah (uniquement à elle, j'avais beaucoup couché avec d'autres femmes, ma mémoire ne gardait qu'une vague impression de plaisirs fugaces, agréables uniquement dans le contexte où ils étaient socialement répréhensibles et cependant malgré le peu de plaisir que je retirais de ces adultères consommés, une force en moi m'empêchait d'arrêter, comme une pulsion et un ardent désir de profiter de tout, de profiter de rien dans le fond car après l'orgasme (les fois où je ne le simulais pas) avec ces filles de passages, je ne ressentais rien d'autres qu'une sensation de vide et des regrets que je m'empressais de noyer dans tout ce que je pouvais trouver (parfois même d'autres jus issus de femmes éphémères).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Malgré mes regrets post-éjaculatoires, de maniére générale, je ne ressentais pas réellement de remord dans le fait de tromper Sarah, une partie de moi se disait même que si Sarah faisait la même chose de son côté, ma grandeur d'âme ne lui en voudrait pas (comment décemment pourrais-je) et ce soir là mon désir pour Sarah était tel que je me mis à la voir entre les mouvements d'Elise, quand Elise souriait cela me rappelait Sarah, quand à un moment elle s'est levée avec sa petite culotte Chloé, je me suis rappelé les week-ends ou l'on s'enfermait Sarah et moi pour ne faire rien d'autre que le faire et où son seul vêtement pendant prés de 48 heures était ces petites culottes American Apparel que parfois même elle n'enlevait pas et l'on s'arrangeait pour que je puisse la pénétrer légèrement, tendrement en mettant sa petite culotte de coté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;C'est un truc qui a rapport avec les seins.&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, pour la première fois, je me suis mis à regarder Elise différemment, je ne sais pas si c'était d'avoir passé tellement de temps enfermé dans notre appartement avec Sarah mais revoir Elise pour la première fois pendant plusieurs jours d'affilée a semble-t-il grandement perturbé ma vision d'elle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est comme si un amalgame s'était amené dans mon cerveau et que je prenais Elise pour Sarah, pour la première fois depuis l'époque de mes quinze ans je me suis mis a regarder Elise avec attention quand elle se changeait devant moi, pour la première fois depuis mes 17 ans et demi je me suis mis à fixer la pointe de ses petits seins qui s'agitaient sous son beaucoup trop grand t-shirt quand elle riait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je ne sais pas si Elise l'a remarqué mais pour la première fois devant moi elle n'était plus ma meilleure amie mais une femme qui avait passé la soirée a demi-nue devant moi, une femme pour qui je ressentais quelque chose d'incongru, du désir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai pris l'éveil puissant de mon désir pour Elise pour une simple maladresse du destin, un coup du sort qui me donnait envie d'un coup de langue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai fait semblant de ne rien ressentir et j'ai continué à passer la soirée à regarder ces vieux Woody Allen, je pense que j'ai réussi à me contrôler jusqu'à ce que je voie Julia Louis Dreyfus de Seinfeld baiser au coin d'une fenêtre au début de Deconstructing Harry.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Puis, ce qui ne devait surtout pas arriver arriva mais il faut savoir que c'est avant tout la faute de Woody Allen, sa faute si Elise finit par remarquer que je n'arrêtais pas de la regarder mais surtout que je me suis mis à la regarder très différemment d'un coup.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je mets la faute sur Allen mais aussi sur Gutierrez et ses lignes sales, Elise m'a demandé si j'allais, elle avait l'impression que je semblais légèrement agité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-T'es sûr que ça va Anthony ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là moi qui ne savais pas très bien mentir je lui dis oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Tu sais très bien à quel point je fantasme sur Elaine Benes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Ouin……qu'elle me dit avec le sourire puis elle s'est remise à fixer l'écran. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'était un petit moment magique, on était à trente centimètres l'un de l'autre, elle était assise en moine bouddhiste à mes côtés, on voyait de plus en plus la forme de ses seins se dessiner sous son Martin Maguilera, sa position du lotus faisait ressortir le coté qui me donnait envie de ses hanches, j'étais troublé, réellement troublé, pour la première fois je ressentais une envie de brûler pour cette femme avec qui j'avais passé mon enfance et mon adolescence, j'en aurais même eu du chagrin tiens de désirer cette femme qui était avant toute chose mon amie tant j'avais l'impression que sur son corps semblait couler une fine couche de lubricité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Que m'arrivait-il, étais-je devenu à moitié fou, ce n'était pas réellement le moment de briser une amitié de quinze ans, il fallait que je me ressaisisse ou qu'au moins je me saisisse autre chose ailleurs pour réussir à asservir ce désir naissant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je suis parti à la salle de bain me rincer le visage et quand je suis revenu, les choses ne se sont vraiment pas arrangées, elle était cette fois sur le ventre sur le tapis du salon, je la voyais à terre et je me disais que je n'avais pas remarqué qu'elle avait d'aussi belles fesses, quelle connerie quand même l'amitié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me suis dit que c'était un sévisse de la voir ainsi et moi qui ruisselais de vices, d'idées et de perversité, je me suis dit qu'il fallait que je la touche pour que je devienne à nouveau calme et tranquille, calme et tranquille, je ne sais plus trop comment s'est arrivé, ma fièvre et mon agitation me l'ont fait oublier mais j'ai posé ma main sur ses fesses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Sur le coup, Elise n'a pas bougé, elle est habituée à ce que je la touche mais cela a toujours était amical.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je lui dis &lt;i&gt;Elise t'as changé non&lt;/i&gt; et elle me demanda &lt;i&gt;changé comment ça&lt;/i&gt;, là je dis ben, &lt;i&gt;je sais pas, ton corps, tes formes, je sais pas, t'as changé&lt;/i&gt; et puis d'un coup très brutalement elle me demanda d'enlever mes mains de sur ses fesses. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Bon, si tu insistes…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et on s'est mis à re-regarder Deconstructing Harry et ce petit jeu entre elle et moi dura un instant, je trouvais n'importe quel prétexte pour la toucher et elle violemment elle me le faisait regretter (quelle conne violente elle pouvait être).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Tentative(s) de rapprochement&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;b&gt;Tentative # 1&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est la scène où Woody Allen se fait agresser par la sœur de son ex-femme sur le toit de son immeuble.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Méthode :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'essaye de me coller à Elise par derrière, dans la position de la cuillère pour être précis. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Résultat :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle me fout un coup de coude dans le ventre puis fait &lt;i&gt;repeat&lt;/i&gt; sur la scène.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;&lt;b&gt;Tentative # 2&lt;/b&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Woody Allen se voit out-of-focus et a l'impression d'être flou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Méthode :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise s'est mise sur le canapé, je m'assois derrière elle (jusqu'ici tout va bien), passe mes bras autour de sa taille (tout va toujours bien, il nous arrive fréquemment de nous coller entre amis) puis discrètement je tente de remonter le long de son corps pour toucher ces seins qui m'intriguent depuis tout a l'heure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A un moment, las de ces attouchements elle me demanda ce que j'avais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça rien, t'arrêtes pas de me toucher depuis tout a l'heure, t'as bien quelque chose, tu me touches pas sans raison.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ah parce qu'il faut avoir une raison maintenant pour toucher sa meilleure amie, dans quel monde vit-on.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Arrête de faire l'offusqué.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'as changé tu sais, je veux dire tes ……… et tes ……………., t'as vraiment changé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je pense que j'ai compris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle se leva sur le canapé en un bond, enleva son Martin Maguilera et me montra naïvement son corps saisissant. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu vois, j'ai arrêté le régime sushi et coca-cola light que j'avais a Montréal et boom, voila, j'ai pris un peu de poids, j'ai bronzé un peu aussi à Barcelone, donc &lt;i&gt;pa-pam&lt;/i&gt; me voila.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle n'avait aucune idée d'à quel point ce qu'elle était devenue était une femme belle et désirable, je ne sais pas où j'étais les trois derniers jours, en fait où j'étais depuis mon retour à Paris mais je ne m'étais pas rendu compte d'à quel point mon amie névrosée avait disparu pour laisser place à une fille immensément jolie avec des seins qui pointaient vers la vie, des jambes qui semblait faite pour conquérir Paris, j'avais envie de poser ma main sur elle de maniére désintéressée, un peu partout sur son corps et elle, elle et sa naïveté qui me considérait toujours comme l'ami qui l'avait vue nue des centaines de fois et même plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Au fond, peut-être qu'elle n'avait absolument pas changé mais le fait que pour la première fois de ma vie, j'ai été séparé d'elle pendant prés de quatre mois a rompu un lien de chasteté et d'amitié purement platonique qu'il y avait auparavant entre elle et moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;A un moment ne tenant plus et me promenant dans les sillons d'une saine honnêteté qu'il y a toujours eu entre Elise et moi, je me suis assis prés d'elle et je lui ai dit les quelques mots que je pensais jamais prononcer devant elle :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elise, je ne sais pas ce qui m'arrive mais j'ai vraiment envie de toi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Elle s'est levé, m'a regardé, elle a ri un peu puis souri, pris un air sérieux, un air très sérieux, elle m'a menacé, elle s'est énervée, m'a demandé ce qui me passait par la tête, elle a ri encore un peu, elle s'est assise puis elle est allé se chercher une bière, elle m'a demandé ce qui pouvait bien me passer par la tête, elle a mis son bras autour de mon cou, a serré un peu (elle est parfois violente), s'est relevée et a enchaîné une autre bière, m'a fixé des yeux en se balançant un autre shooter de rhum puis m'a demandé le plus sérieusement du monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'es con ou quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non, je veux dire oui, oui mais …….je sais pas, c'est comme si………je veux dire……on est la et tout et puis c'est comme si d'un coup mais vraiment d'un coup. j'ai eu envie de toi mais vraiment là d'un coup tu vois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non, je vois pas et puis qu'est-ce que tu veux que ça me fasse que t'aies envie de moi, est-ce qu'on peut finir le film tranquillement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin…..mais……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Il y a pas de mais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- T'as besoin d'être autoritaire comme ça ? Attends, moi, ton pote, je viens je te parle d'un truc profond et sérieux que je ressens et tu…………&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et tu veux qu'on fasse quoi, que j'écrive un haïku sur toi parce que soudainement t'as eu envie de moi ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Faut vraiment que tu gâches tout toi, c'est pas possible, on est là, on passe une superbe soirée, du bon rhum, la classe quoi et toi tu viens et tu m'annonces que tu as envie de moi, tu veux quoi, un cookie ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Non…. je…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et on s'est mis à rire tous les deux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Le contrat&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Deux, trois heures ont passées, on a continué a boire dans la morosité et la banalité, film de Woody Allen après film de Woody Allen quand à un moment j'ai cédé et je lui demandé :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ça t'a jamais tenté d'essayer ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- D'essayer quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, avec moi…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je ……je veux dire…….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, on a déjà essayé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle s'est mise a me remémorer quelques tentatives infructueuses de pénétrations vaginales qui sont arrivées au cours de notre adolescence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il faut dire que je les avais oubliés ces &lt;i&gt;incidents (sauf la fois où il y avait du Nutella impliqué)&lt;/i&gt;, après tout, on était que deux jeunes qui découvrait notre corps ou plutôt le corps du sexe opposé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Il faut dire qu'à Elise, cela ne lui a vraiment pas donné envie de prolonger l'expérience, et sur moi cela eut l'effet contraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;C'est drôle, c'est comme si j'avais totalement rangé dans une case de mes mémoires toutes ces expérimentations sexuelles, je me demandais d'ailleurs comment Elise faisait pour s'en souvenir encore et c'est là que j'ai compris.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça se fait que tu y penses encore toi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Comment ça, comment ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je sais pas là, ça fait vachement longtemps quand même, dix ans au moins et ……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, j'ai pas connu beaucoup d'hommes depuis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin, je sais mais……..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Te sens pas flatté et là elle s'est mise a me frapper (avec l'oreiller).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pourquoi, il faut toujours que tu sois violente quand il se passe quelque chose de sérieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Parce que tu penses que c'est sérieux tout ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et là, elle s'est mise à me faire la liste de toutes les choses absolument très sérieuses qui se déroulaient dans le monde quand moi je lui ai annoncé très clairement que j'allais me coucher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Seulement voila, elle et moi, on a pris l'habitude de dormir dans le même lit et ce soir là, on a en même temps eu l'intuition que ce ne serait peut-être pas la meilleure des idées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Bon ce soir, je vais dormir sur le canapé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Arrête de te la raconter, je te signale que c'est toi qui saute sur moi depuis tout à l'heure et non pas le contraire, donc tu devrais réellement te calmer deux secondes et arrêter d'être paranoïaque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Moi, j'essayais juste d'arranger les choses, je savais bien que me coller a nouveau à elle m'aurait rendu a nouveau hystérique et comme j'étais le seul ici a être émoustillé par tout ceci alors mon âme humaniste lui a dit :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu sais, je pense que toi et moi, on devrait……..tu vois quoi, je veux dire toi et moi, entre potes juste pour essayer Elise, je te promets ça va être sympa.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ouin, peut-être qu'elle me répondit, mais je déteste le faire à cette heure la en étant sobre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Sobre, on s'est tapé deux bouteilles, qu'est-ce que tu racontes ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Écoute, tu comprends jamais rien et puis je veux dire de toute façon, j'en ai pas envie, moi tu sais j'aime me faire manger le matin plutôt, ça s'est un véritable plaisir, tu te réveilles, tu n'as rien a faire et tu jouis, le paradis alors que là avec toi après m'être tapé une heure et demi de l'autre névrosé New-Yorkais, cela me donne beaucoup moins envie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;-Donc Woody Allen est le responsable de tout ceci, c'est ça, quand tu n'as rien à faire, tu blâmes le…..bref, ça n'a aucune importance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et c'est ainsi, que l'on est allé se coucher elle et moi ou plutôt elle est allée se coucher et moi j'ai tenté de dormir devant la télé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Une heure a passée avant qu'Elise ne revienne me voir, elle était toute excitée, quasiment hystérique et m'a parlé d'une idée GÉ-NIA-LE qu'elle venait d'avoir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Voila, j'arrivais pas a dormir et tout (Oui, j'ai compris) et j'ai pensé à une chose, tu vois, toi et moi, ça fait quoi, dix, quinze ans qu'on se connaît, tu vois, ce qu'on pourrait faire c'est trouver un moyen d'être ensemble, je veux dire, d'essayer des choses ensemble, sans que ça change notre amitié, tu vois ce qu'on a entre nous est vraiment bien et vraiment important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Très important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est une pure amitié.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pure, pure, je ne saurais dire mieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et bien voila, notre amitié est tellement pure que ce serait con de la gâcher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tout à fait con, tout à fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc, il faudrait trouver un moyen d'essayer de……&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Tu veux dire essayer de …….de……… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, essayer de…….mais.........&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui parce qu'il faut absolument qu'il y ait un mais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt; - Tout à fait Anthony, le mais est très important.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Je confirme sur l'importance du mais…..mais quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Mais voila, j'ai envie d'essayer, je veux dire, t'es mon pote. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ton meilleur pote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, mon meilleur pote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- En fait Elise, je crois bien que je suis ton seul pote. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Seul, meilleur, ça n'a aucune importance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Aucune Elise, aucune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Et donc, on pourrait essayer à condition que cela ne change rien mais je veux dire absolument rien entre nous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Absolument rien du tout Elise, absolument rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc t'es partant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Moi, moi mais bien sur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On essaye alors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On le fait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est un contrat absolument clair.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Donc, on va dans le lit, on essaye ce qu'on a envie d'essayer, on voit ce que ça nous fait…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Beaucoup de bien, beaucoup de bien….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, donc on essaye mais après voila, on en parle plus, on se prend jamais la tête avec ça, voila, on essaye comme la fois où  on a essayé de rencontrer des filles de Polytechnique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Ah, ne parle pas des filles de Polytechnique, qui aurait pu penser que…..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- J'y pensais tu sais mais comme tu m'écoutes jamais Anthony.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Bref, bref…donc voila, c'est un contrat.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Deal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On garde le meilleur des mondes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui, notre amitié doit strictement rester inchangée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- IN-CHAN-GÉE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- C'est le mot clé, le mot C-L-É.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Pourquoi tu épelles le mot clé ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- …………….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- …………..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- On y va ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Oui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;- Let's go.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"&gt;&lt;b&gt;Fin&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Et c'est comme cela que j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Bien sur, avant cela, Elise a fait que c'était absolument inapproprié d'employer l'expression Let's go juste avant d'aller dans le lit avec elle mais bien sûr j'étais trop ailleurs (dans l'envie d'elle qui baignait profondément dans mon cerveau pour être exact) pour donner une quelconque importance à une de ses énièmes divagations.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Ce soir là, Elise et moi, on l'a essayé une fois, puis une deuxième (encore plus maladroitement que la première) puis on a réussi à comprendre comment cela pourrait fonctionner entre une femme qui a beaucoup d'expérience (énormément (mais aucune avec un homme)) et un homme qui avait eu un étrange et intense désir pour son amie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;J'ai le souvenir qu'à des moments cela avait été bon (très) et à d'autre, terriblement inconfortable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Je me souviens aussi que l'on s'était protégé mais apparemment pas assez puis qu'à des moments on se reprenait avec ardeur et qu'on a du dans tous ces élans oublier les contraceptifs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: white none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;"&gt;Résultat, deux mois plus tard, le soir où cette histoire a débuté, Elise m'annonçait qu'elle était enceinte (de moi) et c'est là que tous les grands bouleversements ont commencé mais ça, ça s'est une autre histoire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anthony Naglaa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4460300928638145062?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4460300928638145062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4460300928638145062&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4460300928638145062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4460300928638145062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/je-crois-que-ma-copine-lesbienne-est.html' title='Je Crois Que Ma Copine Lesbienne Est Tombée Enceinte De Moi'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7294379539775369930</id><published>2007-10-05T01:16:00.000-07:00</published><updated>2007-10-05T01:19:29.880-07:00</updated><title type='text'>Bribes de poésie nocturne</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Bribes de poésie nocturne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Spectre dans la nuit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Mon esprit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Sans fin, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Erre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Splendeur de l’insomnie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;        &lt;/span&gt;Nourrit mon cœur,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;                        &lt;/span&gt;Ce désert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;BRUISSEMENT D’AILES D’UN PAPILLON&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;BRUTALEMENT ELLES &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;S’ÉPRENNENT D’UN CON.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te tue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te tue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;À tous les jours dans le théâtre de mon esprit,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je te fais subir les pires sévices.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Bourreau infâme &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;qui se délecte de ma chair et broie mon âme &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 35.4pt; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;d’un seul regard,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 70.8pt; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Ton venin m’abreuve et me saoule,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 212.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Me laissant servile et imbécile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang gicle et gicle encore!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Qu’il nourrisse tous mes remords.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que mon règne vienne!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que tes cris déferlent sur moi pour apaiser ma haine!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang gicle et colore mon corps!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Qu’il nourrisse ma rancoeur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;          &lt;/span&gt;Et abreuve ma douleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ma volonté soit faite&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Sur la Terre &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;comme au Ciel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que ton sang GICLE et éclabousse ma peau d’ivoire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Que je me délecte &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;de cette victoire sur ton être&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Amen !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Miss TRASH&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Miss TRASH &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7294379539775369930?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7294379539775369930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7294379539775369930&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7294379539775369930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7294379539775369930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/10/bribes-de-posie-nocturne.html' title='Bribes de poésie nocturne'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8275777840967435763</id><published>2007-09-23T14:44:00.000-07:00</published><updated>2007-09-23T14:47:23.284-07:00</updated><title type='text'>Maman, tu crois en Dieu ?</title><content type='html'>- Maman, maman!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voilà Kawabi, ma fille de 8 ans, toujours surexcitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, Kawabi?&lt;br /&gt;- Tu crois en Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préparais une tarte aux amandes, mais là, je tenais la garniture en suspension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, mon cœur. Je crois en Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle resta silencieuse un moment. J'ai lavé mes mains et je l'ai assise sur le comptoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi tu le demandes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jo Ann von Haff&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle haussa les épaules.&lt;br /&gt;Si j'ai appris quelque chose avec ma fille, c'est que rien n'est jamais gratuit. Elle ne pose jamais des questions par œuvre du Saint Esprit. Alors, si elle me posait des questions à propos de Dieu, je n'ai qu'à chercher la sagesse et la patience là où on les trouve...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qui te préoccupe?&lt;br /&gt;- Pourquoi tu crois en Dieu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voilà la question à un million!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, ma puce... C'est quelque chose qui vient de l'intérieur... je le sens dans mon cœur...&lt;br /&gt;- Mais tu ne Le vois pas!&lt;br /&gt;- C'est ce qu'on appelle la "foi", Kawabi. Tu ne vois pas Dieu, mais tu sais qu'Il est là.&lt;br /&gt;- Il est là maintenant?&lt;br /&gt;- Toutes les secondes. - j'ai pris ses petites mains entre les miennes - Il est partout.&lt;br /&gt;- Il nous aime?&lt;br /&gt;- Oui... nous sommes Ses enfants. Il nous aime comme je t'aime toi. - j'ai souri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai aussitôt vu son expression sérieuse, signe avant-coureur s'il en est qu'elle allait poser une question qui nécessitait plus de sagesse que je n'en possédais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu peux me poser des questions. - j'ai dit.&lt;br /&gt;- Dieu, Il est puissant?&lt;br /&gt;- Oui, très puissant. Il donne la vie. Il crée. Il guérit. Il sauve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, je croyais entendre ma mère, moi qui étais croyante mais non pratiquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il sauve?&lt;br /&gt;- Oui, Kawabi.&lt;br /&gt;- Il n'a pas sauvé papa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà... la question à cinq millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si Dieu existe... pourquoi papa est mort?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciel... comment répondre à cette question? Comment dire à ma jolie fille que c'était un coup du destin, que c'était un accident? J'entendais déjà ses questions... Si Dieu existe, pourquoi a-t-Il détruit notre famille? Pourquoi a-t-Il laissé des orphelines? Pourquoi leur avait-Il pris un homme qui avait tant à donner? Pourquoi...?&lt;br /&gt;Non... ce n'étaient pas les questions de Kawabi, c'étaient les miennes. Des questions qui n'avaient toujours pas de réponses à mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hein, maman? Comment tu peux croire en Dieu s'Il nous a enlevé papa?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis assise et j'ai pris Kawabi dans mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, ma jolie... c'est parce que je crois en Dieu que je sais que papa va bien. C'est parce que je crois en Lui que je sais qu'un jour, Il nettoiera mes larmes, guérira mes blessures. Ton papa est un ange et il est toujours avec toi. Tout le temps. Tu peux lui parler. Il t'écoutera. Il te protégera. Il sera toujours là pour toi et tu le sauras dans ton cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hocha la tête et se mit son pouce dans la bouche. J'ai caressé ses cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Demain, le soleil se lèvera à nouveau, Kawabi. Et il brillera. Peu importe s'il pleut. Il y aura toujours un arc-en-ciel. Tous les jours tu seras plus forte... La vie est comme un vélo... Tu tomberas plusieurs fois, mais tu te relèveras et tu rouleras... Souviens-toi que ton chemin, c'est toujours devant, jamais derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas si ma fille, aussi intelligente était-elle, comprenait tout ce que je disais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te souviens des éclipses?&lt;br /&gt;- Oui, maman... le Soleil disparait alors que c'est encore jour...&lt;br /&gt;- C'est exact. Quand tu es triste, c'est comme une éclipse. La joie, la santé, l'amour, le bonheur... toutes les bonnes choses, reviennent avec le soleil... Une éclipse ne dure jamais longtemps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kawabi aida sa mère à préparer la tarte aux amandes qu'elles aimaient tant. Quand ce fut prêt, Kawabi oublia ses questions à propos de Dieu et se blottit dans les bras de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t'aime, maman.&lt;br /&gt;- Je t'aime de la terre au ciel, Kawabi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jo Ann von Haff&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;Pour contacter &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jo Ann von Haff &lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;&lt;span style="font-size: 8.5pt; font-family: Tahoma;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8275777840967435763?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8275777840967435763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8275777840967435763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8275777840967435763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8275777840967435763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/09/maman-tu-crois-en-dieu.html' title='Maman, tu crois en Dieu ?'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6636698224514378672</id><published>2007-08-28T14:34:00.000-07:00</published><updated>2007-08-28T14:40:29.210-07:00</updated><title type='text'>Au Fond Du Trou</title><content type='html'>Il m’a donné un enregistreur pour que je vous explique pourquoi il faut que vous me sortiez d’ici au plus vite. D’abord, je l’ai laissé traîner à côté de moi dans une obscurité si profonde que mes yeux ne s’y sont pas encore habitués. Je n’avais pas trop envie, au début, mais je m’ennuyais tellement que je me suis dit que c’est peut-être mieux de tout vous raconter.&lt;br /&gt;Je ne sais pas depuis combien de temps il m’a jetée dans ce trou. Ca me paraît tellement long que je dirais au moins quinze jours même si je crois bien que ça fait beaucoup moins. La pièce est ronde, comme ce bocal où mon petit poisson tourne à en devenir fou depuis des années, même qu’il a perdu sa belle couleur noire veloutée pour devenir rouge et puis tout doré. Je me demande si je suis en train de changer de couleur moi aussi. Sûrement parce qu’ici, c’est tellement étroit que je peux à peine m’allonger. &lt;br /&gt;Il me jette du pain de temps en temps et il m’oblige à le manger en me disant qu’il a un fusil pointé sur moi et que ça va mal se passer si je n’obéis pas. Il ne me laisse jamais sortir, même pour, enfin, vous voyez quoi. Et l’endroit où il m’a enfermée est si exigu que ça sent mauvais. J’essaie de me retenir tant que je peux mais il faut bien que je me lâche à certains moments. Pour pas que mon corps explose. Et je dors dans ce qu’i n’arrive plus à contenir. Je me répugne, pour la toute première fois de ma vie.&lt;br /&gt;J’ai tout le temps froid. Je lui ai dit. Et il s’en fiche. Il n’a pas voulu me donner de couverture. Il m’a dit que j’aurai droit à un peu plus de confort quand vous lui aurez envoyé un peu d’argent. « On n’est pas dans un cinq étoiles comme chez tes parents », il me le répète tout le temps. Alors j’essaie de penser à des choses gaies comme quand je me faisais faire une nouvelle coiffure après avoir passé toute la journée à dévaliser mille et une boutiques en buvant du champagne avec mes copines. &lt;br /&gt;Je crois bien que je vais mourir si vous ne faites rien. Je vous préviens : je n’ai pas de dernières volontés. Enfin si, juste une : je voudrais que mon poisson puisse nager dans la piscine parce que maintenant je sais combien il doit souffrir et avoir peur lui aussi.&lt;br /&gt;Je n’aime pas parler dans ce stupide appareil. Je ne suis même pas certaine qu’il enregistre tellement je n’y vois rien. Je parlais de coiffeur et je sais que j’en aurai bien besoin si je sors un jour d’ici. Il m’a coupé mes jolis longs cheveux avec un grand couteau. Je pleurais tellement qu’il m’a giflée violemment. Il m’a dit d’arrêter tout ce cinéma sinon son grand couteau continuera à s’amuser sur moi.&lt;br /&gt;Il a dit qu’il faut vous convaincre de lui verser dix millions de dollars. Il a encore dit que ça ne se verra pas trop sur tous les chiffres de votre compte en banque. Alors je vous en prie, sortez moi de là. Je vous promets de ne plus jamais écumer les boutiques sans compter, de ne plus jamais bousiller une seule voiture en reculant contre un mur, d’être une gentille fille et tout ça. Mais je vous en supplie, sortez moi de là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, c’est comme si j’étais en enfer. Ca fait longtemps maintenant qu’il m’a fait parler dans cet enregistreur qu’il m’a à nouveau donné. Il m’a dit que vous étiez contents de vous être enfin débarrassés de moi. Il m’a dit de vous dire que j’allais bientôt mourir. Je me sens si faible que je crois que ça se passera très naturellement. J’espère juste que je ne souffrirai pas. Pitié, je vous en conjure, envoyez lui son fric à ce con !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’a dit que personne n’avait le droit de le traiter de con. Il m’a encore dit que personne ne viendra jamais me délivrer parce que c’est vous qui l’avez payé pour s’occuper de moi. Il raconte que vous en aviez marre, que j’allais finir par vous ruiner avec mon train de vie exagéré, que vous étiez prêts à payer ce qu’il fallait pourvu que je ne traîne plus dans vos pieds. Et que vous l’avez fait. Il paraît que vous étiez tellement soulagés ! &lt;br /&gt;Il m’a dit qu’il est très riche maintenant. Je crois aussi qu’il est  très content. « C’est pour demain », ça aussi il me l’a dit, je m’en souviens. J’attends et j’ai de moins en moins peur parce que je suis tellement triste de tout ce gâchis. Et je vous déteste tous autant que vous êtes. Parce que vous m’avez vendue, abandonnée. Moi, votre princesse chérie, adorée. Mais je crois que ce n’est pas ça le pire. Le pire, c’est quand il m’a expliqué qu’il avait revendu mes cheveux à un perruquier. De ça c’est sûr, jamais je ne m’en remettrai. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-family:Arial;font-size:11;"  &gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Laura Berent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Laura Berent&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6636698224514378672?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6636698224514378672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6636698224514378672&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6636698224514378672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6636698224514378672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/08/au-fond-du-trou.html' title='Au Fond Du Trou'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6949291463973007945</id><published>2007-08-28T14:32:00.000-07:00</published><updated>2007-08-28T14:41:43.642-07:00</updated><title type='text'>Deux Petits Raisins Secs</title><content type='html'>Il y a de l’eau de javel qui coule et qui m’éreinte, les premiers souvenirs de mon enfance et déjà l’éther, la douleur.&lt;br /&gt;Je me souviens, de tout, l’odeur acre, les brûlures et ma mère qui frotte, qui frotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois bien que c’est après cet événement que mon pére l’a fait interné.&lt;br /&gt;Pauvre dame,  une femme bien mais je crois que ses maladies ont fini par la submerger dans un univers de néant et de névroses qui nous détruisaient tous.&lt;br /&gt;Elle voulait que tout soit en ordre, tout le temps, nettoyer tout avec de l’eau chaude bouillante ou de l’eau de javel pure, gratter le sol avec ses ongles s’il le fallait mais les germes, les germes devaient partir, c’était son obsession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle contrôlait tout, on devait se laver les dents avec du chlore, laver les fruits avec de la térébenthine avant de les manger, nous laver les mains avant et après avoir touché quoi que ce soit (cela allait de la main d’un monsieur qu’on devait saluer a la télécommande du salon que maman ne voulait jamais voir avec ne serait-ce que quelques traces de doigts sur celle-ci, en tout temps l’hygiène entre notre poignet et notre index devait être impeccable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, au début, mon pére avait du au moins tolérer les petites névroses de ma mère parce que je ne me souviens pas de les avoir déjà entendu se disputer.&lt;br /&gt;Lui aussi avait eu une éducation stricte et il disait que cela ne pouvait nous faire que du bien, nous former un peu toute cette discipline et ce catéchèse de la propreté mais l’épisode de l’eau de javel a été la goutte de chlorure en trop et il a été brûlé cet abcès aussi bien que la peau de ma sœur Talia et la mienne, surtout que Talia a eu une érosion de la cornée du a l’hypochlorite après cela, pauvre Tania, elle a du perdre 1/3 de sa vue ce jour la et le reste ne lui a servi qu’a voir les claques de ma mère arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je ne comprenais pas très bien ce qui se passait, c’est pourquoi d’ailleurs, a l’époque je me disais que ma mère voulait juste nous voir propre, propre enfin nous qui a ses yeux étions si sales, si sales tout le temps.&lt;br /&gt;Il faut dire que ma sœur et moi étions pour elle les enfants du péchés, du moins c’est comme cela que le pére de ma mère nous appelait, notre grand-père donc, qui n’a jamais vraiment accepté que sa fille unique finisse par avoir deux rejetons avec un étudiant noir de passage.&lt;br /&gt;Un trop plein de mélanine a laissé pour lui un goût amer, saleté qui a du mal a passer, quinine sans le bienfait.&lt;br /&gt;Quand plus jeune, on passait nos vacances en Italie, mon grand-père nous appelait les petites mierdas, plus tard j’ai compris que  ma mère nous javelliser pour mieux blanchir son péché, son erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela n’a pas suffit et un jour, peu après qu’elle soit rentrée de l’hôpital psychiatrique, mon pére a baissé sa garde et a laissé ma mère nous amener, ma sœur et moi,  pour une promenade.&lt;br /&gt;Je pense que c’était la derniere fois qu’on la revu lui.&lt;br /&gt;Si je me souviens bien tout s’est bien passé jusqu'à ce que ma mère nous amène au bord de la mer, elle a aperçu  toute cette eau comme un grand bain immense d’où elle pourrait renaître en laissant ses péchés dans l’océan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère est allée se baigner mais n’est jamais revenu, elle nous a abandonné dans la voiture et on a fini par brûler au soleil et plus tard la police a trouvé  les corps calcinés de deux petits raisins secs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Anthony Naglaa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6949291463973007945?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6949291463973007945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6949291463973007945&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6949291463973007945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6949291463973007945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/08/deux-petits-raisins-secs.html' title='Deux Petits Raisins Secs'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3419987775635837310</id><published>2007-07-17T08:38:00.000-07:00</published><updated>2007-07-21T11:00:21.854-07:00</updated><title type='text'>1er Chapitre</title><content type='html'>J’adaptais mon discours en fonction de la personne que j’avais en face de moi. Si j’estimais qu’elle était instruite et bien au courant des tarifs de la concurrence, alors je m’en tenais au propos officiel. Par contre, si je sentais que le client potentiel était plutôt crédule, alors je laissais quelque liberté à mon imagination. Je me permettais des excentricités qui auraient certainement provoqué une réaction chez les individus méfiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite dame m'écoutait attentivement en serrant son sac à main contre elle. Elle portait des lunettes dont les verres étaient énormes et qui grossissaient ses yeux comme des loupes. Elle hochait docilement la tête au cours de mon argumentaire comme pour me montrer qu'elle était attentive à ce que je lui disais. J’employais tous les procédés oratoires et les formules rhétoriques que l’on nous avait enseignées pour la convaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces grands yeux au milieu de cette toute petite figure ridée me regardaient fixement. J'étais déjà parvenu à la faire souscrire à des contrats parfaitement inutiles et inadaptés à sa situation. Emporté par un zèle que la morale n’encombrait pas, je soutenais à ma cliente que son univers était rempli de risques qu’elles n’imaginait pas et dont les conséquences pouvaient être désastreuses. Elle pensait vivre dans son petit quotidien où tout était parfaitement réglé, attendant paisiblement, après une vie bien chargée, une mort tranquille. Elle découvrait, stupéfaite, les périls presque aussi inquiétants que ceux qu’elle avait connu pendant sa jeunesse durant la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais aucun scrupule à exploiter la faiblesse de personnes qui n'étaient pas en mesure de défendre leurs intérêts. Contrairement à certaines professions, nos clients n'étaient pas poussés à la faillite par des mensonges ou et des pratiques relevant de l'escroquerie. Je ne faisais que leur vendre des services dont ils n’avaient pas besoin pour leur soutirer quelques dizaines d’euros par moi. Je leur révélais l'existence de besoins essentiels qu'ils avaient négligés jusqu’alors. En fait, je ne faisais que reproduire à mon échelle la logique d’un système qui encourageait la surconsommation en créant des frustrations qui ne pouvaient être calmées que si les personnes visées dépensaient leur argent. Nous étions comme des médecins qui prescrivaient des médicaments pour lutter contre un mal qu'ils avaient crée ou comme des dealers qui permettaient à des drogués de satisfaire leur dépendance en entretenant leur addiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les nouveaux qui n'avaient pas compris les usages implicites du métier, la peur du chômage devenait une motivation efficace. Si la hiérarchie constatait de mauvais résultats persistants en dépit de mises en garde, alors une machinerie infernale se mettait en route pour pousser à la faute afin de disposer d'un prétexte assez solide pour justifier un licenciement. Des stratégies de harcèlement étaient mises en place pour isoler le personnel concerné et pour l'affaiblir professionnellement et moralement. Les plus anciens nous racontaient ce dont d'anciens collègues avaient été victimes et cela produisait une espèce de terreur très efficace car nous ne parvenions jamais à nous défaire d'un sentiment latent et diffus de crainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vieille dame se crispait désormais sur les hanses de son sac à main. Je voyais bien qu’elle était en train d’essayer de reprendre cette parole que je lui avais confisquée. Assise dans ce grand fauteuil, elle me regardait en train de répondre aux questions que j’avais posées en son nom. J’augmentais le débit de ma phrase et j’essayais de l’assommer sous les arguments, les faits, les chiffres, les anecdotes afin qu’elle oubliât ce qu’elle voulait dire. Il y eut un très cours instant au cours duquel je repris mon souffle. Elle s’en saisit pour me dire que ce que je lui proposais ne l’intéressait pas. Sa voix était tremblante et elle paraissait presque s’excuser.&lt;br /&gt;Elle était venue pour un renseignement et elle ressortait avec deux nouveaux contrats. En dépit de mes efforts, je ne l'avais pas convaincue de l'utilité du contrat couvrant les risques liés à la pratique d'un sport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir signé les derniers documents, nous nous levâmes, nous serrâmes la main et la petite dame se retourna, ouvrit la porte et quitta mon bureau. Je m’assis et profitais de ce moment pendant lequel je me retrouvais seul. Cela ne durerait pas longtemps car la venue de la personne suivante troublerait cet instant si rare et si précieux au milieu de ma journée. Même lorsque je demeurais ainsi pendant plus d’un quart d’heures, il m’était impossible de sortir un livre qui m'aurait permis de m'évader quelques instants. Mon bureau, ou plutôt mon boxe, était entièrement vitré. C’était un lieu ouvert à tous les regards. Cela permettait de mieux nous surveiller. Nous assurions nous-mêmes cette besogne les uns envers les autres. J’avais la chance de n’avoir qu’un seul collègue avec lequel je m’entendais bien. Sa voisine de gauche était bien connue pour ses médisances. Nos faits et gestes pouvaient être observés également par les clients, assis sur les chaises accolées au mur ou debout, qui faisaient la queue pour aller au guichet ou pour aller voir un conseiller. Certains lisaient, d’autres discutaient et les plus désemparés promenaient leurs regards et trompaient leur ennui en nous épiant. La présence invisible et insaisissable du directeur de l’agence, personnage mystérieux que l'on voyait rarement, planait dans nos bureaux. Il savait ce que l'on faisait même s'il ne nous voyait pas et alimentait cette peur inconsciente qui nous prenait quand nous étions désoeuvrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première heure qui suivait un repas riche était particulièrement difficile. Je revenais d’un pas lourd au bureau et je m’effondrais de tout mon poids sur mon fauteuil. Le café que j’avais pris n’avait pas fait encore son effet. Il fallait alors lutter contre une fatigue écrasante qui me poussait à me pencher en arrière, à fermer les yeux et à reconnaître la victoire de mon organisme en pleine digestion sur ma faible volonté. L’absence de clients en face de mon bureau et la présence bienveillante de Jacky dans le bureau voisin avait bien failli me convaincre de me laisser doucement emporter par le sommeil. Mais le directeur pourrait surgir à l’improviste et j’essuierais une remarque désobligeante ou faussement humoristique, selon son humeur, sur mon attitude. Françoise, que mon voisin appelait la « langue de pute », pouvait passer dans le couloir et me surprendre. Je sentais que je si restais une minute de plus dans mon fauteuil, je m’endormirais. Mon combat pour rester éveillé devenait de plus en plus dur. Mes paupières se fermaient mécaniquement et j’avais l’impression de fournir un effort à chaque fois que je les rouvrais. Dans de telles circonstances, il fallait aller aux toilettes et se passer un coup d’eau sur le visage. Je me levai et sortis de mon bureau pour m’y rendre. Je devais profiter de l’absence de personnes faisant la queue au guichet pour me hâter d’y aller. En passant devant eux, je remarquai l’air affairé de mes collègues. Jacky était devant son écran tandis que Françoise classait et rangeait des dossiers. Une fois à l’intérieur, j’ouvris le robinet d’eau froide et plaçai mes mains sous le jet. Je me passai de l’eau sur le visage et sur la nuque. Je me sentais revigoré par cette sensation de fraîcheur qui me faisait oublier la fatigue de la digestion. Les brumes qui noyaient mon esprit et m’empêchaient de penser se dispersèrent. Je m’essuyai les mains et je retournai à mon bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle était la journée type qui se reproduisait quasiment à l'identique de jour en jour. L'ennui suscité par l'accomplissement d'un travail vain et absurde se mêlait à la crainte de perdre ce même travail qui me donnait les moyens de vivre sans exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alain Trepanier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Alain Trepanier&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3419987775635837310?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3419987775635837310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3419987775635837310&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3419987775635837310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3419987775635837310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/07/1er-chapitre.html' title='1er Chapitre'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-9188460784461050778</id><published>2007-07-17T08:35:00.000-07:00</published><updated>2007-07-17T08:38:18.924-07:00</updated><title type='text'>La Madone des Vitrines</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Acte 1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un beau gosse&lt;br /&gt;Deux beaux gosses&lt;br /&gt;Trois beaux gosses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu les auras collectionnés, dans ta vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genre « Je mate mais je touche pas »&lt;br /&gt;On ne sait jamais&lt;br /&gt;« Tu casses, tu paies »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton style, c’est plutôt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lèche-vitrine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ne me regardez pas comme ça ! Je bave, c’est tout. Je fais rien de mal. J’ai de quoi payer, vous savez. Si je voulais… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton problème, c’est que tu ne veux pas.&lt;br /&gt;Pas assez, en tout cas.&lt;br /&gt;Pas comme il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas comme celles qui entrent, l’air décidé, sans un regard pour la petite vendeuse, montrant du doigt en baissant les paupières avec des moues bourgeoises, « Ça‍! Ça‍‍!‍ Et aussi ça ! ».&lt;br /&gt;Quand on aime, enfin, quand on achète, on ne compte pas.&lt;br /&gt;Leurs cartes noir et or font des éclairs dans la machine.&lt;br /&gt;Elles ressortent les mains pleines, avec des étoiles dans les yeux.&lt;br /&gt;Rentrent chez elles.&lt;br /&gt;Ecarquillent des yeux innocents devant leur mari.&lt;br /&gt;Des airs d’excuse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as retenu tes mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourtant pas l’envie qui te manquait de la leur mettre au cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur cul…&lt;br /&gt;Quelle merveille…&lt;br /&gt;Elles te les raflent sous le nez. Les entraînent dans les cabines d’essayage. Les enfilent… Enfin, tu vois ce que je veux dire. Leurs soupirs sonnent faux, ceux des garçons aussi, tu vois quand même les rideaux s’agiter, tu fantasmes, « Moi, à leur place… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi à leur place…&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;Que de la gueule.&lt;br /&gt;Je veux dire,&lt;br /&gt;Que des yeux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les yeux, tu les lèches, tu les suces, tu les avales,&lt;br /&gt;Les beaux gosses&lt;br /&gt;Qui défilent sans bouger dans leur vitrine,&lt;br /&gt;Tellement chauds,&lt;br /&gt;Tellement chers qu’ils n’ont pas de prix,&lt;br /&gt;Pas d’étiquette au cul&lt;br /&gt;A vendre, à louer, mais&lt;br /&gt;A prix d’or,&lt;br /&gt;Un prix qu’on n’affiche pas,&lt;br /&gt;Un prix chic,&lt;br /&gt;Le prix des beaux garçons.&lt;br /&gt;Le prix de ta salive, au coin des ta bouche enflée de désir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix du désir – pas du plaisir.&lt;br /&gt;Trop facile, « Je ne suis pas celle que vous croyez ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vendeuses s’affairent,&lt;br /&gt;Leur tournent les hanches,&lt;br /&gt;Le buste,&lt;br /&gt;Les tripotent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n’aimes pas les tripotages, « Très peu pour moi ! ».&lt;br /&gt;Toi, ce que tu aimes, c’est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Cette salive qui dégouline, invisible, sur le carreau.&lt;br /&gt;La salive des yeux.&lt;br /&gt;L’eau du désir.&lt;br /&gt;« Pas touche ! »&lt;br /&gt;La Vierge des Vitrines.&lt;br /&gt;Jamais un homme ne t’a touchée.&lt;br /&gt;Jamais. A aucun prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais tu n’as touché un homme.&lt;br /&gt;Pour quoi faire ?&lt;br /&gt;Gâcher le plaisir ?&lt;br /&gt;Casser la vitre ?&lt;br /&gt;Avec entre deux feuilles de verre ton reflet désirant ?&lt;br /&gt;Briser le rêve ?&lt;br /&gt;Le rêve des beaux faux culs, des hanches étroites, de la taille parfaite des beaux garçons.&lt;br /&gt;Le rêve d’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Une fille, assez belle, l’air de rien, l’air de ne pas y toucher, passait nonchalamment d’une vitrine à l’autre, admirant les beaux hommes de cire conservés dans la glace, ces garçons qu’on essaie en cabine, qu’on emporte peut-être dans un sac élégant, sans un regard pour la petite vendeuse etc.&lt;br /&gt;Pas vue, pas prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte II&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Qu’est-ce qu’elle a à me regarder comme ça, celle-là ? Elle a de la chance que je puisse pas bouger. Dis-donc, c’est pas parce que je suis obligé de montrer mon cul dans une vitrine pour gagner ma vie qu’il faut me prendre pour une pute !... Pas le droit de parler non plus, c’est le règlement, sinon je lui dirais deux mots, à cette mijaurée. Non mais, qu’est-ce que c’est que ces manières… Elle bave, littéralement… T’as jamais vu un mec de près ? Tu veux ma photo ? T’aimerais bien toucher, hein ? Mais pour ça, ma belle, il faudra allonger ton fric. Ah non… Madame n’achète pas… Madame est une reluqueuse… Demain, on rase gratis !… Revenez pour les soldes, on vous fera un prix !... Seulement, il s’agira pas de faire la difficile… Moi, ça fera longtemps que j’aurai fondu entre les doigts d’une middle-class en chaleur. Entre nous, on les appelle demi-mondaines, qu’est-ce qu’elles croient ? C’est qu’elles sont pas comme toi, elles ont pas froid aux yeux. Demande à mes copains. Ceux qui y sont déjà passés… Ah oui, j’oubliais, tu mates aussi la cabine… T’aimerais bien être à la place de la caméra… Rêve toujours… Qu’est-ce que tu veux, la patronne est pas une sainte et y a pas de petits profits. Elle vend les films sous le manteau, à des amateurs, comme on dit… Et puis j’en ai marre qu’on s’intéresse qu’à mes fesses… Moi ce que je voudrais… C’est qu’une petite pas dans ton genre vienne me voler la nuit pour me tirer de cette merde… Une petite qui penserait pas à mal… Qui m’aimerait pour moi, comme ça… Pas comme la vendeuse, qui sait pas quoi inventer pour me palucher, « Oh ? Encore de la poussière ? Pourtant j’ai passé le doigt y a pas dix minutes. Franchement… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Acte III&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne vit pas les larmes qui emplissaient le bord des yeux de la jeune femme. Quand elle vint le chercher cette nuit-là, brisant la vitrine et déclenchant les sirènes, il ne la reconnut pas. Il dormait à moitié, et puis, la nuit, tous les chats… Le feu dansait dans la cheminée. Elle le posa sur les peaux de bête, sans autre intention que de continuer à l’admirer. Elle vit les premières gouttes de sueur se former sur le front du jeune homme, à la racine des cheveux noirs, puis sur les tempes, à l’intérieur des ailes du nez, au-dessus de la lèvre supérieure si sensuelle… Elle s’agenouilla, comme en prière. Son premier homme. Comment aurait-elle pu savoir ? La fonte dura jusqu’au matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, dans un groupe de badauds rassemblés devant un kiosque à journaux, une méchante femme disait « Elle n’aurait pas pu le laisser dans sa vitrine ? », tandis qu’une autre méchante femme répondait « Pour quoi faire ? Un destin de poussière ? Une vieillesse de mannequin ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Philip Pilato&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Philip Pilato&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-9188460784461050778?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/9188460784461050778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=9188460784461050778&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/9188460784461050778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/9188460784461050778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/07/la-madone-des-vitrines.html' title='La Madone des Vitrines'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-2305962395318085228</id><published>2007-06-16T02:31:00.000-07:00</published><updated>2007-06-16T02:34:02.919-07:00</updated><title type='text'>Un monde à part.</title><content type='html'>Je vous parle d’un monde, un autre monde pas si éloigné du nôtre, pas si différent, quelque peu inversé, avec ses libertés, égalités, fraternités. Et ses inégalités. Je vous présente un monde imparfait que seul sauve une poignée d’âmes ayant la foi, une foi incommensurable en l’Homme, et sa capacité à être meilleur au sein d’une société, pour peu qu’il sache s’en donner la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur des déroutes de nos années deux mille, guerres, suprématie de certains états, égoïsme latent grandissant, individualisme exacerbé, intolérance de ce que l’on ne connaît pas, réactions de violence dans l’ignorance, nous en revenons à l’âge de pierre en nous dissimulant derrière nos acquis matériels, illusoire preuve de notre évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’on se réfugie dans le travail, les habitudes, nos rengaines jour après jour ! Que nos yeux s’endorment fixés sur un écran de télévision ou d’ordinateur ! Ceux-là même se détournent ou accusent dès lors qu’un jeune homme trop bronzé a un mouvement d’humeur, dès lors que sur un banc public deux femmes embrassent tendrement leurs lèvres. Leurs pupilles savent refléter l’Humanité, elles. D’autres yeux blasés font la moue et quelque esprit se perd de ne pas comprendre ledit monde dans lequel nous évoluons. Nous en sommes pourtant les créateurs jour après jour, c’est à chacun d’entre nous d’y apporter le ciment de notre société. A chacun de nous de partager, compatir, comprendre, s’ouvrir à l’autre, tolérer, et aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce n’est pas con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces paroles, ce sont celles d’un ancien gamin qui a subi l’intolérance quand il était enfant. Parce qu’il a toujours été différent. Il a dû se battre pour être lui-même. Quitte à emmerder les pseudos bien-pensants, piètres brebis de Panurge léchant les bottes de rigides traditions assénées par de vieilles bigotes. Voient-elles qu’elles sont contrôlées et que meurt ainsi ce qui fait de chacun de nous une étincelle de cette Humanité ? Notre libre-arbitre vis-à-vis de notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doux nigaud vit désormais dans cet autre monde la plupart du temps. Ailleurs. Car il est plus simple d’être heureux, quand bien même cela signifierait devoir rêver cet état, que d’affronter les blessures quotidiennes de la réalité, quelles qu’elles soient. Notre société ne semble pas prête à le laisser libre. De nos jours, quelques dizaines d’années post-guerre mondiale plus tard, après s’être tournée bon gré mal gré vers l’amélioration progressive de nos conditions de vie, elle se nourrit à nouveau de plus en plus d’intolérance à mesure que d’une vigueur toujours plus forte, les besoins de liberté réclament à juste titre l’égalité pour tous. L’on n’offre plus hélas ce qui définit naturellement l’Humain, ce qui irait de soi, le naturel généreux. L’on analyse, compartimente, domine sans se soucier du plus essentiel, vivre en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vous, laissez-vous entraîner quelques instants à un songe salvateur. Puis enfin, apprenez à réellement aimer chacun de vos prochains. Ecoutez cette voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mon Père, punissez-moi parce que j’ai pêché. Pardonnez les faiblesses de ma chair, de mon esprit. Mon Père, je sombre une fois de plus, désespérée. Que voulez-vous, mon cher, je pensais être forte mais je crois n’être que trop fière, peut-être même un peu altière, mais ce n’est pas le sujet de ma confession ! Mon Père, je ne peux nourrir mon propre enfant d’une tétée féminine et naturelle. Je crois pêcher d’avoir gâché mon corps en le gardant si pur.&lt;br /&gt;Comprenez-moi, je vous en conjure ! Ce n’est pas si compliqué ! Mon mari est si épanoui, si vous saviez, avec ses joues rosies, ses rondeurs qui doucement s’effacent sans que lui-même ne s’affaisse… Mon Père, je pêche de jalousie. Le voilà qui a rondement mis notre fils au monde et je travaillais. Je les ai laissés seuls dès les premiers instants ! Est-ce normal pour une mère, mon Père ? Je me questionne sur la normalité car c’est un sujet qui peut être débattu, il vaut mieux être riche de sa personne que jugée comme normal, ce qui est un peu pauvre. Ne trouvez-vous pas ?&lt;br /&gt;Me suivez-vous, mon Père ? Car je pars souvent sur des chemins de traverses, un peu méandreux, mais je m’y retrouve. Et vous ? Où que vous soyez, notez bien ! Merci.&lt;br /&gt;Pardonnez-moi, mon Père, d’envolées vocales j’ai daigné me soulager quelque peu, accompagnée d’une batterie de verres brisés sous le coup de ma douloureuse passion. Mon Gospel n’a pas plu à la vaisselle, pensez-vous ! J’ai explosé notre plus beau service à gesticuler comme une folle. J’ai réveillé notre fils et mon mari m’a enfermée. Dehors ! Quelle ironie ! Il m’a jetée comme une traînée. Alors j’ai déambulé, voyez-vous, pour finir par noyer ma tristesse dans un baril de bière, je crois ? J’ai chanté tout mon soûl… oui, dans les deux sens, oui… Les alcools aidant, j’ai dû fumer un peu. Je ne sais plus trop quoi, mon Père. Ce n’est qu’un détail, mon Frère. Mon Père ! Tout ce dont je me souviens, c’est d’un rond panneau rouge barré en son centre d’un épais trait blanc. C’est flou. Auriez-vous une idée, mon Père ? Figurez-vous que je me suis fait arrêter aussi ! Oui ! J’en ai giflé le gendarme en costume de soie. Enfin, je l’ai raté. J’ai heurté le rétroviseur, vacillé et je me suis fait le trottoir en sanglotant avant de goûter aux barreaux d’une cellule de dégrisement.&lt;br /&gt;Mon Père, à vous, je peux bien le dire, je vous le dis, je vous l’avoue ! Ca me rend folle ! Je suis perdue ! Je n’en puis plus et je perds pied ! Pardonnez-moi mon Père, parce que j’ai pêché ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une rasade de pastis, le regard perdu dans le vide au travers des voitures qui passent quelque part au loin, vers les verdoyants arbres de l’immense parc protégé, le jeune et charmant prêtre Alexandre Vatel pense et murmure en un souffle : « Où veut-elle en venir ? Qu’est-ce que c’est con l’Humain quand même, ça souffre sans arrêt, ça se complique la vie à chasser des problèmes là où ils n’existent pas encore ». Un peu blasé, le curé. Ca, c’est la solitude. A force d’être tout seul, rien d’étonnant, ça ne vous épargne pas un homme. Un coup à la santé de la charité ! Heureusement que contrebalance à jamais l’idéalisme, non pas apanage de la jeunesse mais de l’Homme. Ici en tout cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thérèse la tavernière n’en revient pas. C’est déjà un drôle de monde que les curés se permettent de recevoir les confessions sur une de ces horreurs d’ordinateurs portables, et ce directement par les connexions sans fil imposées en libre service partout ! Même son bar à elle, le sien qui n’appartient à personne d’autre, son précieux bijou orné de magnifiques boiseries du dix-huitième siècle, est connecté, alors qu’elle n’en conçoit pas l’utilité ! Il faut bien que modernité se passe. Mais si au lieu d’un confessionnal, le bel homme en soutane utilise une de ses tables, à sa terrasse à elle, et se bourre la gueule en marmonnant des infamies sur les pauvres âmes qui se libèrent de leur pêchés à la recherche de la rédemption perdue, non mais où va-t-on ! Quel monde tout de même ! Les valeurs se perdent !&lt;br /&gt;Bon… Il lui arrive de libérer son âme sur Internet, mais uniquement par manque de temps, entendons-nous bien ! L’air de rien, c’est bien pratique. On parle face au micro connecté au site des confessions en ligne, et très vite, on peut retourner servir les bourrés. Les habitués, pardon ! Le temps, c’est de l’argent ! Thérèse ne vous dira pas le contraire !&lt;br /&gt;« Et la vie, ça s’apprécie » pense-t-elle au fond d’elle-même, sa tasse de verveine bouillante à la main, le petit doigt de la main gauche relevé, la soucoupe dans l’autre main. Hôtesse de relations très privées à la retraite, alcoolique anonyme multirécidiviste à la Une des journaux dans sa jeunesse, elle s’était un soir réfugiée avec bonheur dans une goutte de cette boisson chaude qui lui avait derechef titillé les papilles à chaque libératrice gorgée goulûment sirotée, puis lapée sur la fin. Ca remplace un homme et ça ne mange pas de pain ! Vieille fille à l’allure de veuve noire point du tout éplorée, hors marché des désirs du corps, c’était son petit plaisir à elle, la verveine. Elle avait bien tenté l’addiction à la camomille, mais non, il n’y avait que cette boisson douce-amère dans sa vie, son herbe aux enchantements, son évasion, son herbe à foie surtout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inconscient des réflexions existentialistes de la bonne Thérèse, Alexandre Vatel écrit de son agile doigté sur le clavier :&lt;br /&gt;« Chère paroissienne, ne perdez point pied dans une bassine d’eau, quand bien même vous n’en apercevez pas le fond. Vous êtes femme et le resterez. Votre mari a porté votre enfant, ce qui représente un acte progressiste incommensurable pour notre beau monde encore et toujours sur le chemin de l’égalité pour tous. Soyez fière ! Bien que votre compagnon ait développé quelques liens avec le fruit de vos ébats, qu’il l’ait senti grandir en lui au long de ces mois, je puis vous rassurer, votre connexion à votre garçon existe bel et bien.&lt;br /&gt;Tendrement, regardez-le. Chantez-lui quelque comptine, appréciez ses premiers gestes, entendez ses cris de faim, protégez la fragilité de ses petites mains, aimez son besoin de vous. Voyez votre mari encore épuisé, et épanoui. Vous ramenez le pain sur la table, oui, mais l’éducation de votre enfant se fera à deux. Rien ne vous a été volé, surtout pas votre affection. Retrouvez-vous petit à petit. Ouvrez-vous à lui. Il saura vous comprendre. Ayez confiance. »&lt;br /&gt;J’ai toujours dit qu’un curé, c’était un psy avant l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève en remerciant d’un large sourire Thérèse qui papillonne des paupières, les joues roses de plaisir, la verveine dégoulinante aux commissures des lèvres, la fumante jatte de tisane tremblotante à la main. Alexandre Vatel s’apprête à emprunter tranquillement les blondes allées gravelées du parc réhabilité et élargi. Des années de bataille ont payé et remplacé l’ancienne avenue surchargée de pots d’échappements, accélérations en tout genre et autres klaxons de bourgeois engraissé contre l’humble bicyclette agressée sans piste cyclable protectrice ! Le vent y souffle désormais un air un peu plus pur et serein, le soleil perce au travers des feuilles et fait de l’œil aux promeneurs plus ou moins solitaires dans un centre vert au lieu d’un centre-ville pollué. Les représentants de la loi ont abandonné leurs tristes et monotones uniformes bleu, blanc et gris pour les troquer contre les couleurs de l’arc-en-ciel, teintes plus extravagantes qui les rendent sympathiques aux yeux de chacun. Ne représentent-ils pas notre protection à tous avant tout ? Et non pas la répression à coups de primes dès qu’une personne sans couleur se gare de travers, qu’un jeune ose répliquer avec raison à une brute policière assurée de sa domination, ou qu’un cycliste grille un feu rouge à trois heures du matin alors que les places, rues, ponts, chaussées, impasses et autres chemins d’asphalte sont vides. Ce goudron cède aussi peu à peu place à une matière écologique qui permettra sous peu de ruiner les grands magnats du pétrole, éviter les naufrages sur les belles et sauvages côtes Bretonnes de fort peu ragoûtants noirs pétroliers appartenant à ces mêmes grands patrons trop assoiffés de sous, et qui offrira surtout un confort de vie amélioré à tous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien le but de la vie. Passer au mieux quatre-vingt ans sur cette terre, puis s’éteindre. Autant se permettre la meilleure existence, tellement vivre, c’est court. Le mieux possible, le plus en paix possible. Quelle décadente utopie claudicante pour un certain monde adjacent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte à peine entrebâillée, le poste de radio ancestral soudain crépite, tout comme autrefois à la nouvelle de la libération par le Général De Gaulle. Thérèse relève le museau de son bol à l’eau de verveine, toute pleine d’espoir, mille souvenirs remémorés. Tous se figent. Une voix glauque s’époumone:&lt;br /&gt;« Dépêche suite à l’interdiction du trop-plein de narcissisme exacerbé ! Non seulement suspecté d’asservir ses proches collaborateurs, la personnalité politique de l’année vient d’être incarcérée pour avoir déclamé avec véhémence et ironie assumée qu’elle briguait la place suprême de l’Etat. Croquée par surprise en caméra cachée, le regard enfiévré des assoiffés de pouvoir au service d’une économie dictatoriale asociale, elle menaçait d’écraser coûte que coûte quiconque se dresserait sur son passage, tout en s’esclaffant et faisant fi de ses compatriotes en marche sur le même chemin de croix !&lt;br /&gt;C’est un explosif concentré stéréotypé d’horreurs que révèlent aujourd’hui les journaux échappant à son influence. Il aurait tenu de vils propos apparentés entre autres à l’antisémitisme, l’homophobie et le sexisme. Il aurait ajouté sur le ton intime de la confidence que même le matin alors qu’il se rasait, les yeux rivés sur la froide glace reflétant fidèlement sa personne, il ne pouvait se persuader du contraire, la machine étatique lui appartenait déjà. Tout appât du gain non nécessaire à une existence rassasiant nos désirs d’harmonie ayant été interdite, elle sera présentée sous huitaine en Cour de Cassation sans stagner par la case Tribunal Correctionnel. Jusqu’où ira-t-on dans la recherche effrénée de justice ? L’Etat juste, oui, mais l’Etat au service des Hommes !&lt;br /&gt;« Un peu d’Humanité ne tue personne en ce monde » ont déclaré plusieurs anciens élus enclins au feint mépris envers l’abject personnage dont la langue a fourché. Toute la classe politique s’est cotisée pour lui offrir derrière les barreaux un unique quartier d’orange, se partageant le reste du fruit. Chacun s’en est ensuite retourné à sa vie de tous les jours, car une fois arrivés à terme leurs mandats, tout salaire se perd. Il faut bien retourner à une vie plus réelle, et garder à l’esprit la raison pour laquelle nous nous battons. Aider son prochain. Le pouvoir oui, mais point trop n’en faut. »&lt;br /&gt;Le dernier air à la mode couvre ces dernières paroles, la chanson d’un artiste effleure un infime rayon de lumière et souhaite transmettre cette vision aux nombreux enchaînés de l’ombre : « Un monde à part » se révèle libre. Ses notes et ses mots expriment l’indicible espoir que d’aucuns nulle part ne devrait peser sur quiconque pour arriver à ses fins. La liberté reste pour un temps préservée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quel encouragement pour la suite de sa carrière, un bout d’orange. Je ne puis m’empêcher de penser qu’au moins ici, ces personnages trop imbus d’eux-mêmes n’accèdent pas au pouvoir. Je pêche de justice, mon bon seigneur, je pêche, je m’en repens, nous sommes tous d’humbles pêcheurs. Mais reconnaissez que le sens de l’Humanité ne disparaît pas, bien qu’au prix de quelques excès, ce qui est regrettable. La nature humaine, la bienveillance, la protection des plus faibles et l’ouverture à l’acceptation de tous sans se bouffer les uns les autres restent néanmoins les fers de lance de notre société. » Aucune réponse divine. Les pêchés de pensée semblent tolérés. Alexandre ferme la porte et retrouve la rue. Au même instant dans un autre monde, il ressent comme une vaine rage froide l’envahir, tel un effet désespéré de l’injustice. Le narcissique n’a pas été écroué. Certaines de ses idées ébranlent le respect de chaque Droit de l’Homme qui en tremble d’appréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre siffle le refrain qu’il vient d’entendre tout en descendant les allées menant à la calme rivière, avant de traverser le pont et rejoindre le presbytère en contrebas du bar, juste à droite de l’église, bien avant le cimetière et après l’école de quartier. Une classe d’enseignement de la tolérance et d’ouverture d’esprit l’y attend. Il y écoute et discute avec les plus jeunes afin qu’ils s’habituent à d’autres univers que les leurs, sans quoi ils risqueraient pour une partie de s’enterrer dans des cercueils fonctionnarisés de froids agents administratifs ou du fisc, procéduriers, sans voir au-delà de leurs courriers de redressement et leur petite vie de minuscule carré en deux dimensions dont ils n’aperçoivent cependant pas les limites. Autant pour l’objectivité. Je purifierai mon âme de trois Pater supplémentaires au coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a aucune idée du choc fracassant qui va changer sa vie à jamais. C’est pourtant simple. On devine facilement. La suite s’écrit de fait tout simplement, tout normalement, comme dans toutes les histoires où il faut bien que quelque chose se passe parce qu’il est grand temps, mais pas trop non plus sinon on n’y croit vraiment plus du tout. Une bicyclette roule tranquillement et entame la petite descente, le cycliste admirant la forêt poussée comme une fleur dans la ville, ses arbres centenaires, l’eau verdâtre dans son lit de vertes branches, ainsi que du coin de l’œil la démarche de l’homme en robe un peu plus bas.&lt;br /&gt;C’est alors qu’il se prend le pantalon dans l’engrenage de la pédale, perd le contrôle du guidon, survole un bout de trottoir qui se trouvait là, ses fesses rebondissent avec violence sur le cadre ; il coupe au travers des verts, fuchsias et jaunes parterres de bougainvilliers piquants et montants sur des treillis. Il fonce ! Un crissement inopiné ! Les freins viennent de lâcher. Une légère déflagration ! Un sifflement ! Un pneu a explosé, l’autre a crevé. Alexandre se retourne à peine que le vélo est déjà sur lui, lancé à toute berzingue, un être aux yeux de fous renonçant à faire l’amazone sur la selle. Puis il lui rentre dedans. Littéralement.&lt;br /&gt;La dynamo s’étant mystérieusement déclenchée par intermittence contre le pneu percé et gondolé, elle en profite pour électrocuter un pore de poil de peau de bras d’Alexandre. Un vrai coup de foudre. Si ce n’est pas le destin ! Thérèse aux aguets sort de son bar, la gamelle de verveine tombe dans les hortensias roses, violets et bleus tellement elle tremble d’émotion et d’excitation. Toute heureuse de l’animation, le téléphone sans fil à la main, elle compose le numéro des urgences. Elle a accompli son devoir humain et citoyen, venir en aide à quiconque en a besoin. Elle ramasse les débris de la soupière tisanière et court enclencher la théière. Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre entrouvre les paupières, allongé sur un nuage de coton, des anges en blouses blanches s’affairent tout autour ; une fontaine perfuse son goutte à goutte apaisant et salvateur dans son bras. Légèrement commotionné aux jambes, à l’estomac, au thorax, au cou, il sent sa nuque le gratter, bien égratignée lors de la projection impromptue dans un buisson d’orties et de ronces cultivées en ville afin de permettre aux enfants de cueillir des mûres l’été. Et en sus, une fracture du cubitus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En toute autre circonstance, cet événement aurait été malencontreux. Le responsable, Reza Versato, atterré et fasciné d’un subtil sentiment doux-amer, joue tout penaud avec ses dix doigts à côté du lit. Il relève un sourcil timide, plonge son regard dans celui d’Alexandre, mais garde sa bouche scellée. Malgré la vitesse folle de son deux-roues lorsqu’il a pratiquement effleuré le jeune curé, et maintenant soucieux bien que frais comme la rosée, il n’a souffert d’aucune égratignure hormis un sérieux coup au coeur. La bicyclette avait valdingué sur la droite après avoir percuté Alexandre, le lâchant dans les vapes et les plantes, couché sur le dos, libre pour servir de matelas au cycliste ! Une fois posé comme une fleur de soixante-dix kilos, il s’était aussitôt confondu en excuse sur le beau au bois dormant qui avait bien amorti la chute, mais chaque chose en son temps. Tout vient à qui sait attendre. L’évanoui n’était alors pas en état. Reza sourit, toujours aussi muet. Sa gorge est sèche. Il ne pipe mot. Seuls ses yeux parlent un langage qu’aucun mot n’égalera jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui devait arriver arriva. Les paroles font bien souvent pâles figures face à l’éclat des baisers. Je n’en sais pas plus. Toujours est-il que Thérèse l’éternelle ne se rappelle pas les avoir vus bien longtemps séparés l’un de l’autre depuis, que le jeune curé a repris goût aux consultations personnelles dans sa paroisse, plus uniquement par Internet et que le vélo a pu être réparé. Quelques mois plus tard, ils ont fêté. La mairie et l’Eglise se sont fait une joie de célébrer un heureux évènement. Alexandre et Reza. Mariés. Comme le chantait si bien Léo Ferré, ils ont dès lors vécu un chagrin qui se repose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cerise sur le gâteau, Alexandre est rapidement tombé enceint et a donné naissance à un gros bébé tout mignon, tout dodu, adorable bien que geignard. Les deux jeunes parents l’ont élevé avec amour. Vingt-quatre années plus tard, je trouve que je ne m’en sors pas si mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains autres mondes pourraient en prendre de la graine, là où les conditions de vie ne risquent pas d'évoluer au sein de la société par exemple, sachant qu’une majorité conservatrice d’apparences autant que renfermée et non forte d’Humanité a accédé au pouvoir, peu soucieuse du couple de femmes ou d’hommes qui vivent en couple depuis tant d’années et ne souhaitent qu’une chose, se marier, comme tout le monde, car ils sont comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et non, ces deux couples ne souhaitent pas une mesure parallèle au mariage qui n’a pas été uniquement créé pour un homme et une femme, mais pour célébrer l’amour entre deux personnes. Certains dirigeants français de cette fin de première décennie d’années deux mille se font le porte-parole d’un discours d’Amour et de Respect, argumentant avec raison que si Alexandre et Reza, Cécile et Marie ou encore Florence et Roman s’aiment, c’est leur droit, leur vie. Au vu du respect de la liberté de chacun, choix ou pas, qu’ils s’aiment ! Qu’ils vivent leur vie ensemble s’ils le décident, non dissimulés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aimez… C’est la seule chose qui compte vraiment. L’homosexualité ou l’hétérosexualité restent des concepts vides et rétrogrades qui n’intéressent heureusement pas ces dirigeants. Selon leurs termes, ce qui compte, c’est l’Amour. Parce qu’au fond, tout ce qu’on fait, c’est par Amour. Réapprendre à Aimer, c'est le plus grand défi auquel se trouve confrontée la civilisation moderne. Ils oublient uniquement la compréhension envers leurs prochains. L’Amour a besoin d’une reconnaissance sociale, approuvent-ils, car l’Amour est si fort, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’on a besoin de le partager, bien sûr avec son cœur, mais aussi avec ceux qui nous entourent. L’Amour d’une personne pour une autre devrait être reconnu, quel que soit le genre des personnes. Il n’est pas question de sexualité mais d’Amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amour. Amour. Amour toujours. Les mêmes droits devraient s’appliquer à tous. Certains affirment aimer cette France de la diversité, des différences et des mélanges. Ces mêmes dirigeants ne déçoivent-ils néanmoins pas par leur sectarisme, leurs positions rétrogrades, statiques et butées en ne respectant pas leurs propres paroles ? Ils lâchent avec justesse de belles phrases sur la fraternité en tant que valeur la plus importante de la République. Où agonise-t-elle lorsqu’ils se permettent d’exclure une partie de la population en leur refusant le droit au mariage par exemple ? Et ils sont les premiers à  parler d’Amour et de Respect ! Aimez-vous, qu’y disaient, aimez-vous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand bien même il n’y aurait qu’un seul couple dans toute la France à souhaiter se marier, il devrait leur être donné ce droit. Il ne s’agit même pas d’autorisation, mais de Droit de l’Homme pour chacun d’être libre et égal. Naïve évidence avortée. Cette liberté est bafouée et continuera à l’être sauf miracle et ouverture inopinée d’esprit que je serais fort aise de saluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’instant, nos couples relèveront les manches, blessés une fois de plus au plus profond de leur cœur, et continueront à se battre. Pour ne plus être discriminés alors même qu’aucune raison n’existe dans ce monde où l’ignorance grandit sans cesse, creuse son nid, assoit son règne, et engendre des peurs inconsidérées face à l’enrichissante différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez ces lettres, ces mots, ces phrases, ces récits, ces courtes folies plus vraies qu’il n’y paraît, ces silences d’espoir qui les entrecoupent. Usez-en et réfléchissez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gwennaël Tristan Houdayer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gwennaël Tristan Houdayer&lt;/span&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-2305962395318085228?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/2305962395318085228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=2305962395318085228&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/2305962395318085228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/2305962395318085228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/06/un-monde-part.html' title='Un monde à part.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8038331604285845187</id><published>2007-06-16T02:28:00.000-07:00</published><updated>2007-06-16T02:30:23.985-07:00</updated><title type='text'>Paraître, brûler, tomber.</title><content type='html'>Passer beaucoup de temps devant la glace. Utiliser des litres de gel à fixation forte.  Dissimuler un bouton disgracieux à l'aide d'un soupçon de fond de teint Dior pour hommes. Hésiter longuement entre un pull en cachemire à col V et une chemise en popeline de coton. Gueuler un bon coup, putain, parce qu'il n'y a plus de jus d'orange sanguine dans le frigo américain. Partir sans faire le lit - la bonne des parents passe dans la matinée, elle s'en chargera. Marcher au milieu de la rue piétonne, les bras le long du corps, la poitrine gonflée. Rayonner de suffisance.&lt;br /&gt;Se concentrer sur les jambes parfaites de filles à papa ou d'héritières. Dévisager ces demoiselles d'un oeil dur, sans âme. Trouver dans leur anatomie un ou deux éléments déplaisants, hanches trop larges, poitrines trop menues, lèvres trop minces. Décider de les ranger dans la catégorie «  peut mieux faire ». Changer de cibles. Flatter des croupes abonnées à des clubs de fitness haut de gamme. Caresser des seins siliconés par les meilleurs chirurgiens. Tourner une langue avide dans des bouches parfumées à la cigarette menthol. Être tenu pour un expert en jeux bucco-linguaux.&lt;br /&gt;S'ennuyer à mourir dans une école de commerce aux frais de scolarité élevés. Rêver d'une vie paresseuse. Une vie de chat d'appartement, concentrée sur les seuls plaisirs de la chair, des croquettes de régime à la pulpe de betterave, et des siestes sur des coussins confortables. S'imaginer parfois à la tête d'une entreprise du CAC quarante, ou d'un magazine luxueux et vaguement pornographique. Licencier trois cents personnes pour gagner en productivité et satisfaire les actionnaires. Échafauder des plans de développement d'activité à long terme. Se considérer comme une graine soigneusement triée et semée, pour laquelle on a tout prévu - soleil au zénith, quantité d'eau conséquente, jardiniers compétents. Se moquer ouvertement des inégalités, des commis, des ajusteuses, des boursiers. Sécher la plupart des cours, les récupérer à la hâte, miser sur la chance, exceller au jeu de la roulette russe, alors que tant d'autres doivent se contenter de la roulette belge (là, il y a toutes les balles dans le barillet). Passer de justesse, au rattrapage.&lt;br /&gt;Se fier à ses goûts, à son instinct. Miser sur ses relations. Passer pour un dilettante, sur-jouer, savourer tranquillement les avantages d'une mauvaise réputation. Dévorer des filets de sole et des tartes à l'orange amère dans des restaurants où un père absent depuis l'enfance invite régulièrement ses maîtresses. Se resservir un verre de vin dans la froide clarté d'un duplex rempli d'objets coûteux. Acheter un briquet qui ressemble à un petit revolver doré. Emprunter la Porche gris anthracite des parents, rouler trop vite, passer la soirée à Deauville. S'immobiliser avec délice devant la porte d'établissements interdits aux neuf dixièmes de la planète. Franchir la grande porte sans encombres, et avec les félicitations du jury.&lt;br /&gt;Profiter de tout, en direct, ou en léger différé. Commettre des crimes sans se soucier du châtiment. Accoudé au bar, chercher un titre formidable pour une future autobiographie. S'il fallait donner un titre à cette histoire, ce serait quelque chose d'ambitieux, de long, de définitif. De violent, aussi. Une suite de verbes à l'infinitif, peut-être? Manquer d'imagination, se contenter d'un titre que l'on sait provisoire. Chercher à donner au moins une fin convenable au chapitre en cours. Triturer des boutons de manchette en nacre. Jeter son dévolu sur une fille bronzée, aux dents blanches éclatantes, dont la famille possède une demi-douzaine de sociétés florissantes. L'embrasser du regard. S'approcher avec assurance. Discourir sans fin dans son oreille. Des sujets fantastiques, des prouesses incroyables. L'entraîner à l'écart. Lui mentir, la quitter, se remettre en quête.&lt;br /&gt;Remarquer que les jours et les nuits, lorsque l'on boit beaucoup, se mettent à rétrécir. Changer d'humeur. Devenir irritable. Maigrir, saigner du nez, perdre goutte à goutte du suc de vie. Perdre la mémoire, aussi. Éprouver les pires difficultés à se concentrer. Sentir un voile opaque s'abattre devant ses pupilles. Molester un camarade de promotion, menacer de se dévêtir entièrement, oser des gestes obscènes, prononcer entre ses dents des paroles incohérentes. Ne plus tenir sur ses jambes. Se faire raccompagner jusqu'à la porte par des amis moins éméchés. Ne se souvenir de rien. Penser pourtant tenir toutes les ficelles. Augmenter les doses.&lt;br /&gt;Dériver avec classe, sans chaussettes, un verre de whisky dans la main droite, un cigare dans la gauche. Dériver les poches pleines, anesthésié par des produits de qualité, fournis par les meilleurs dealers de la ville. Dériver quand même. Aller croissant.&lt;br /&gt;Échouer dans une clinique privée, commencer une cure. Voir une mère morte d'inquiétude sécher ses larmes dans un mouchoir en soie. Feindre d'emprunter un nouveau chemin, une route vertueuse. Recommencer, d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;Vociférer en agitant les bras, comme un homme qui se noie. Bafouiller de façon incontrôlable, comme si la langue devenait indépendante du corps. Devenir une bouillie de chair, se faire nourrir par des tuyaux,  servir de contre exemple,se défendre faiblement. Puis plus du tout. Se faire laver par des aides soignantes quadragénaires, assez fortes, maquillées à la truelle. Demeurer exécrable. Entendre des hurlements, des aboiements dans sa tête. Passer ses journées à espérer que les cris vont s'estomper.&lt;br /&gt;Préférer la vie d'avant, la vie flamboyante, celle qui avait le bruit des flûtes de champagne qui se cognent, celle du titre provisoire. Mais ne pas pouvoir faire marche arrière.&lt;br /&gt;Ne pas pouvoir marcher, putain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Arnaud Dudek&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8038331604285845187?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8038331604285845187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8038331604285845187&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8038331604285845187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8038331604285845187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/06/paratre-brler-tomber.html' title='Paraître, brûler, tomber.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3529648506762382398</id><published>2007-05-25T19:14:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T08:03:56.278-07:00</updated><title type='text'>Les Réparacoeurs</title><content type='html'>Les réparacoeurs, c'est rare parce qu' être réparacoeur est un métier bien dur.&lt;br /&gt;C'est un peu comme réparer une horloge mais en plus compliqué.&lt;br /&gt;Faut trouver les rouages qui s'assemblent correctement et si par malheur on se trompe on doit tout recommencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez, après des heures de travail, à recoller ça et là, à bricoler, à rapiecer, voilà que Oh malheur! vous avez mis le souvenir de son ancien amoureux juste à côté du souvenir de ce qu'elle a mangé à midi, bah là paf non seulement il y a risque d'indigestion mais en plus badaboum le coeur (re)explose en miette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce travail acharné, toute cette reconstruction pour rien. Juste à cause d'un souvenir. Il faut donc être très soigneux et surtout patient!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que parfois c'est long. Il y a tellement de petits morceaux éparpillés dans la cage thoracique qu'il ne faut surtout pas oublier ne serait est ce qu'un seul et après il faut tout recoudre à la main, et ça picote, parfois on peut entendre la personne faire des aie aie ou bien déverser une grande quantité d'eau (n'oubliez pas votre parapluie!). Des fois il faut des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains réparacoeurs abandonnent mais dans ce cas ce n'était pas des vrais, au pire même, ils n'étaient là que pour faire mumuse, parce que c'est marrant de voir l'humain se tordre de douleur quand on serre bien fort les morceaux de coeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca arrive plus souvent qu'on ne le croit, mais ne vous inquietez pas, ils sont séverement puni! C'est quand même dommage que ce métier soit souillé par quelques imbéciles...! Parce qu'en vrai un réparacoeur c'est merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ne demande rien en échange. Voir un coeur battre lui suffit. Il sait que c'est précieux. Il aiment les faire rire un peu et les chatouiller quand il passe la colle sur les bords. Il aime le son different de chaque coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apprécie les forts, s'attendri devant ceux qui tambourinent à chaque émotion et aime protéger ceux qui peine à avancer. Ces mains sont douces et abiles. Avoir le coeur carresser par un réparacoeur est une sensation très agréable. On a l'impression que notre coeur est le plus precieux au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour le réparacoeur il l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, quand il s'éprend d'un coeur il reste avec lui toute la vie. Il se reveille et s'endort en l'écoutant battre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il guette tout cognements anormaux et lui dit des mots d'amour à chaque fois que le coeur se sent rabougri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir un réparacoeur est une chose merveilleuse et unique. Parfois je pleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ils quittent un coeur. Mais aussi quand je vois un coeur qui souffre et un réparacoeur qui tarde à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais tant qu'ils soit tous heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ces coeurs malmenés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fée-Brile&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Fée-brile&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3529648506762382398?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3529648506762382398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3529648506762382398&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3529648506762382398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3529648506762382398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/les-rparacoeurs.html' title='Les Réparacoeurs'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4976248031957360401</id><published>2007-05-25T19:10:00.000-07:00</published><updated>2007-05-25T19:14:03.800-07:00</updated><title type='text'>D'un bistrot à l'autre.</title><content type='html'>On ne sait jamais ce qu'on est venu faire dans un débit de boissons, quel qu'il soit.&lt;br /&gt;Enfin, pour être plus précis, on sait toujours ce qu'on est venu y faire, certes, parce que c'est souvent annoncé en devanture : on est venu y boire, donc.&lt;br /&gt;On sait aussi toujours ce qu'on est venu y chercher, même si on ne se l'est pas toujours distinctement susurré dans l'oreille interne au moment où on y a plongé le premier pied.&lt;br /&gt;En réalité, ce qu'on ne sait jamais, jamais ou presque, ce n'est pas ce qu'on est venu y faire, ni venu y chercher, mais ce qu'on y fout, finalement.&lt;br /&gt;Ce qui fait qu'on est là, plutôt qu'ailleurs, en un ailleurs entre les murs duquel quelqu'un nous attend peut-être de pied ferme, quelqu'un d'autre ou alors simplement un autre nous-même, un nous-même que nous pourrions être (ou faire semblant d'être) si nous n'étions pas là - chez nous, donc, ou bien à la salle de sport, à un vernissage, au lavomatic, sur notre lieu de travail, dans la belle-famille, au supermarché... ou bien, encore, et ne l'oublions jamais, dans un autre bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on y fait, au sens "activité physique", voire "activité sociale" du terme, c'est bon, je l'ai déjà précisé - d'autant plus que ça tombe sous le sens : on y picole, seul ou à entouré de prétextes souriants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est en interrogeant finalement, et avec un tant soit peu de bonne foi, ce qu'on est venu y chercher que deux révélations nous sautent immédiatement au yeux, sinon à la gorge : premièrement, le bar X n'offre pas la même chose, en sus de la boisson proprement dite, que le bar Y ; deuxièmement, ce qu'on est venu y chercher nous renseigne presque toujours, et instantanément, sur la raison essentielle pour laquelle on est là.Qu'ont donc à offrir les différents types de bar, et, par extension, que vient-on y chercher ? Un bar n'est pas le bar voisin. Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je suis debout, seul, au zinc du Commerce : pas d'happy hour ici ("une "happy quoi ?" - ça va pas ou bien ? on n'est pas des Ricains.") ; MTV ou une chaîne de sport extrême tourne en boucle sur l'écran, son de la télévision coupée sauf quand El Presidente prend (encore ?!) la parole ; trois journaux salis par des milliards de mains se reposent enfin sur la pompe à bière ; un ramequin entâmé d'olives avec noyaux dépérit devant moi, tandis que la chair flasque des fesses de la patronne gît, glissée en portefeuille, sur le revêtement skaï du tabouret planté dans le coin-tabac.&lt;br /&gt;C'est l'heure de la sortie des bureaux, la seule heure du jour qui rassemble autour d'un godet les alcooliques bon-teint-car-pères-de-famille, les professeurs dépressifs, les chômeurs immigrés et les loosers magnifiques. Un peu d'animation, personne ne veut embêter personne, tout le monde a ses secrets : un lieu vivant sans être intrusif, trop de douleurs existentielles cumulées pour faciliter l'échange, trop de peines refoulées, aussi, pour empêcher qui que ce soit de sourire - voilà ce que je suis venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, tard, je siégeais, entourée d'une flopée de connaissances (dont certaines que je ne connaissais pas du tout, il faut bien le reconnaître), dans l'arrière-salle d'un bar-boîte à la musique assourdissante, peuplé de touristes en goguette, de fêtards au nez plein, de jeunes adultes fugueuses et de pré-trentenaires les yeux gorgés de foutre. Des cigarettes et des briquets en veux-tu-en-voilà, vomis sur les tables comme des espoirs de touches furtives et de moiteurs partagées exhibés aux démons. Beaucoup trop bruyant pour qu'une seule discussion collective ne s'engage, bien trop cacophonique pour qu'il ne faille pas se pencher à l'oreille de quelqu'un pour lui dire quelque chose - glace brisée en deux secondes, ciblage immédiat, il n'y a plus, ensuite, qu'à marcher un peu sur les pattes avant en tortillant subtilement du bas-ventre pour obtenir une réponse immédiate et décisive. Voilà ce que j'étais venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille, plus tôt dans la soirée, je partageais un drink dans un bar à cocktails cosy avec quelqu'un que je ne voulais pas effrayer de prime abord. La musique était branchée, et bien présente certes, mais en arrière-fond. Un truc latino, ou du reggae un peu vif, ou bien un song-writer plus ou moins magnifique. Peu importe. Les tables se tenaient à une distance respectable les unes des autres, de gros canapés ou des sofas criards les encerclaient toutes, de frêles bougies en magnifiaient le faux bois. Les tables voisines ne pouvaient rien entendre de nos tractations intimistes, chaque espace convivial ayant été pensé comme une bulle - à peine si les serveurs et serveuses se hissaient au niveau d'ingérence de spectres quelconques. De quoi jouer à plein régime l'esthétique de la bulle, le jeu mensonger de la bulle, l'anomalie de la bulle - l'exceptionnalité de la bulle, donc. La parenthèse, donc. Nous étions différents quoique tout comme les autres, ensemble mais inconnus, uniques quoique standards. Voilà ce que j'étais venu chercher ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même soirée avait pris quelques longues heures dans la tête quand je retrouvai deux collègues dans un pub. Vous savez, mais si, les pubs. Tout en bois, jusqu'aux pintes ou presque. Un gros-grand type derrière le bar, et/ou une fine barmaid blonde aux seuls seins généreux, et un voire deux bus boys qui ramènent les verres vides presque plus rapidement que vous ne les buvez - cela dit, si, si, vous les buvez bel et bien à ce rythme là, je vous promets. "Service au bar" spécifié sur des pancartes, en deux langues au moins. Du vert à foison, des verres partout, de la poésie nulle part - des tas de lombrics, en revanche, hésitant entre un concours de culs-secs, un festival de lourdeur molle et un avachissement progressif pourtant aussi inévitable que parfaitement diluable dans le reste des activités. Selon les cas, des trèfles-déco ou des drapeaux-de-rugbymen-déco ou des posters-en-anglais-déco, et toujours, toujours, un écusson Guiness illuminé en devanture. En bref, le temple de la soûlerie virile, avec même quelques filles au début, puis une poignée de folles furieuses, puis seulement une ou deux pochardes, puis exclusivement des carcasses aussi masculines qu'embuées de bière au mazout. La tête nous tourne vite, en ces lieux, aussi rapidement, d'ailleurs, qu'on cesse de la tourner à droite à gauche dans l'espoir d'y dénicher quelque pépite improbable, car de moins en moins plausible. Le royaume du "on s'en fout, on est des mecs", la lourdeur décomplexée, en attendant le mal de crâne. Voilà ce que j'étais venu essayer de récupérer ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour d'avant, il y avait eu, aussi, le troquet convivial, ce genre de lieu où les mauvaises chaises de bois brut crissent au sol en menaçant de rendre l'âme une bonne fois pour toutes, où les verres claquent lourdement sur la table gravée au couteau depuis des lustres, où les prix stagnent au sol comme des mouches mortes, où les toilettes sentent le cadavre et exhalent la folie, où les sourires sont décochés aussi rapidement que les torgnoles, où tout le monde se mélange sans trop réfléchir, où n'importe qui peut entrer n'importe quand en faisant n'importe quoi, où hausser un soucil en guise d'étonnement constitue un crime de lèse-majesté, où un chien ne vaut pas plus qu'un homme, qui ne vaut pas plus qu'un chien. Ce genre de lieu où l'on ne sait jamais ce qui peut arriver, où l'on attend un peu d'y être surpris, mais où l'on se sent bien malgré tout même si rien ne se passe d'autre. Où l'électricité rôde dans l'air comme une promesse de résurrection, de rédemption, de délivrance, en tous ces termes religieux donc, alors qu'aucun figurant n'y croit en un dieu quelconque - en des chimères au profil de tumeurs fleuries, à la rigueur. Voilà ce que je savais que je trouverais là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bistrot, bar-boîte, bar à cocktails, pub, rade de quartier. Cinq visages, déjà, pour un même concept arbitrairement posé comme homogène. Et je ne rentre ni dans le détail, ni ne vise une quelconque exhaustivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait jamais ce qu'on fout dans un bar donné. Mais on sait toujours ce qu'on est venu y chercher.Et si on ne le trouve pas ce coup-ci, on le trouvera demain. Ces enfoirés de macs à picole sont précisément là pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F. W. Jonas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;F.W. Jonas&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4976248031957360401?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4976248031957360401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4976248031957360401&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4976248031957360401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4976248031957360401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/dun-bistrot-lautre.html' title='D&apos;un bistrot à l&apos;autre.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3354416449022738963</id><published>2007-05-25T19:07:00.000-07:00</published><updated>2007-05-25T19:09:47.126-07:00</updated><title type='text'>Amina a New-York</title><content type='html'>Amina est une fille très cool. Son problème c’est qu’elle est tombée dans le piège de New York.&lt;br /&gt;Le piège de New York c’est que cette ville hurle en permanence, à des kilomètres à la ronde, le chant des sirènes. C’est une fée brûlante et cruelle, qui fait oublier aux gens d’où ils viennent, elle aspire leurs âmes, et ils doivent lui rester fidèles alors, et lui jurer de ne plus jamais partir, aussi longtemps qu’ils ont un peu de sang frais et jeune dans les veines. Il n’y a pas de vieux ici, après cinquante ans les gens se barrent vivre ailleurs. Ou alors ils se font des cocktails jeunesse au Botox et au collagène qu’ils payent des millions de dollars, mais c’est peu cher payé pour la jeunesse éternelle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette putain de fée nous enivre, nous rend ivres d’elle, et possédés, on erre sans trop savoir ce qui nous attend, on croit qu’on vient vivre la vie, mais c’est la vie qui vient nous vivre ici, car Succube a pris possession de qui on est, en utilisant les chimères qu’on a quittées pour s’installer ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On oublie nos fantômes et on les remplace par d’autres, parce qu’ici c’est peuplé de fantômes, de cadavres vivants, bloqués dans un rêve qui n’existe pas. New York est le limbe de ce monde. NYC est une petite prostituée, une muse inspirante qui rend fou. New York est la pierre Philosophale. Elle est intense. Dure à digérer, violente. Charnelle. Traîtresse et menteuse. Magnifique et meurtrière. Incroyablement photogénique, et aberrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York est une ville que je comparerais à une de ces petites putains dont la beauté et l’intelligence font tourner la tête de tous les hommes, si j’étais moi-même un homme. Je ne suis pas un homme, et New York reste une putain magnifique, une ‘bi-atch’ clinquante, pour laquelle n’importe quelle âme sensée se damnerait.&lt;br /&gt;Imagine que ta ville soit sans cesse envahie par un million de touristes.&lt;br /&gt;Imagine qu’à chaque coin de rue, on parle toutes les langues du monde, même des langues dont tu ne soupçonnais pas l’existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imagine que la terre entière se soit donnée rendez-vous ici, que tout le monde vienne du monde entier et que tout le monde ait laissé tomber sa vie pour vivre ici.&lt;br /&gt;Imagine qu’une odeur permanente de mort règne un peu partout, à chaque heure du jour et de la nuit, mêlée à une drôle d’odeur de vie, qui t’affame et te nourrit en même temps, sans jamais vraiment te satisfaire.&lt;br /&gt;Imagine un tuyau planté dans ton crâne, qui te nourrit et t’abreuve d’idées en permanence, alors qu’un tuyau planté dans ton ventre te vide constamment de ton énergie.&lt;br /&gt;Un tel endroit existe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New. York. Fuckin’. City.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York est pareille à ces légendes urbaines bien connues, tu n’y trouveras rien d’authentique, sauf si tu es très crédule. Tu n’y trouveras d’authentique à part la personne que NYC révèle en toi.&lt;br /&gt;Tu n’y trouveras que ce que tu n’es pas venu y chercher. Tu en reviendras avec tout ce dont tu ne soupçonnais pas l’existence.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de fumée sans feu, il y a belle bien quelque chose d’insaisissable et de fascinant ici; New York est la capitale de ce monde malade, insensé, et sublime en dépit de tout.&lt;br /&gt;Amina est tombée dans le piège selon moi, parce qu’elle ne fait rien de bien avec elle-même. Elle ne fait rien d’elle à part subir NYC, et je ne peux pas lui pardonner de se gâcher.&lt;br /&gt;La peur n’est pas une excuse, on a tous peur, ça doit être le moteur, l’essence de nos vies, pas le fichu frein.&lt;br /&gt;La vie est un putain de combat de boxe, et c’est dur, et injuste, et bien sûr que parfois on s’effondre, seuls sur nos genoux cassés et saignants, et alors, et alors?&lt;br /&gt;Que ce ne soit pas un prétexte pour rater sa vie, ou pour descendre du ring, parce que le problème ce n’est pas la façon dont la vie nous traite, c’est la façon dont on décide de traiter sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je suis prête à me battre. Je me bats tous les jours en fait: j’ai mes gants de boxe dans ma poche, et je n’ai pas peur de transpirer. J’ai le style, l’humour et le talent pour me battre, alors j’irai jusqu’au dernier round.&lt;br /&gt;Rien d’autre ne compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claire Michaud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Claire Michaud&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3354416449022738963?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3354416449022738963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3354416449022738963&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3354416449022738963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3354416449022738963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/05/amina-new-york.html' title='Amina a New-York'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4258503910464609987</id><published>2007-04-29T20:52:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T20:58:26.358-07:00</updated><title type='text'>Etre né pour les bars.</title><content type='html'>Je suis né pour les bars.&lt;br /&gt;J'essaie d'y remédier, croyez-moi. Sincèrement.Mais je suis né pour les bars. La preuve, j'en ai déjà expérimenté toutes les postures, tous les horaires, tous les métiers, et chacun d'entre eux m'a plu, presque sans condition.&lt;br /&gt;Barman ivre, j'ai fait - quand tu regardes les gens dans les yeux, que tu veux être gentil avec eux, mais quand la caisse fait "dring-dring" et ton patron fait "dong-dong" et le taxi qui t'attendra à la fin de la soirée (si tu chiffres bien en pourboires) s'acharne à faire "faut-voir-faut-voir".&lt;br /&gt;Barman sobre, j'ai fait - quand tu t'étonnes en t'abreuvant du spectacle des gens ivres, tandis que tout ce qui te permet de ne pas penser "bande de cons", c'est qu'à toi tout seul tu as déjà été une fameuse bande de cons trois jours auparavant. Donc tu offres. Plus que le précédent, en fait. Les bouteilles s'alignent comme des connes, et le tube de néon rouge, planqué juste derrière, ne te fait plus autant d'effet que quand tu vacilles de l'autre côté du miroir de zinc. Mais tu es là et les bouteilles aussi ; ce qui constitue quand même une bonne base pour s'entendre - d'autant plus que tu les prostitues un peu, après tout. Le souteneur de la picole. Le Saint-Jonas du Kahlua. C'est toi.&lt;br /&gt;Serveur fatigué, j'ai fait - quand ton corps t'hallucine des trésors qu'il révèle quand tu le fais enfin bosser un peu, mais quand ton foie, aussi, t'hallucine de ce qu'il peut continuer à absorber quand il est déjà mort depuis longtemps.&lt;br /&gt;Serveur sobre, j'ai fait - quand tu débarasses une table vide pour vérifier si des numéros de portables ont été griffonnés à l'arrière des sous-bocks et que, parfois, ben oui, ils ont été griffonnés à l'arrière, ces cons de numéros - que tu n'appelleras jamais, parce qu'il te semble plus prudent de collectionner les petites vanités plutôt que de te coltiner des tas d'emmerdes. Parce que.&lt;br /&gt;Parce que client sympa, entouré d'amis et ivre, j'ai fait aussi - quand le monde se résume à peu près à ce qui est à portée immédiate de tes yeux, quand tu sens que tout ce qui se présente à toi est une création maladive de ton cerveau, et quand tu sais que tu n'es rien d'autre qu'une petite crotte qui prend ses fantasmes pour des réalités.&lt;br /&gt;Client sympa et seul, j'ai fait encore - quand tu es incroyablement présent avec le barman et séducteur avec les gens qui t'entourent et tellement mortel, en somme, que tout le monde s'étonne que tu sois seul... et par conséquent, se taille tracer sa route sans demander son reste. Ce type est trop inquiétant pour être honnête, sans doute. Sans doute oui, donc, d'autant plus que...D'autant plus que client pas sympa et entouré, j'ai également essayé - quand tout le monde te déteste mais que tu t'en branles parce que tu te sens fort. Ensuite, souvent, tu sens que tu es un peu de droite quand même, alors tu vas vomir, et la cuvette des toilettes te semble être le meilleur avenir que tu puisses espérer en ce bas-monde.&lt;br /&gt;Client chiant et seul, je me suis baladé aussi sur ces boulevards là - quand tu es déjà mort depuis longtemps, mais que tu ne sursautes encore frénétiquement dans ta verdeur moisie que parce que tu espères que tout le monde le saura, l'entendra, l'intègrera et ne le comprendra pas. Tu oscilles du rond et tu ne parles à personne : ton objectif n'est ni de t'amuser avec tes amis, ni de draguer, ni de t'entendre bien avec qui que ce soit, mais de te vider de tout sur les pieds du premier branleur qui passera - pourvu que tu puisses te répandre sur ses chaussures et qu'il les ait rutilantes. Ah tiens, d'ailleurs, les tiennes sont rutilantes et propres, comme par hasard. Et vlan, tu te mets à l'ouvrage.&lt;br /&gt;Etre désincarné, j'ai essayé une fois - quand tu te remplis jusqu'à ta propre indignation, que tu te gonfles des horreurs maltées du monde, dans le seul espoir de tomber, d'écraser tes genoux au sol carreleux, une bonne fois pour toutes, en attendant patiemment (ça ne traîne jamais trop) que le monde entier présent dans ce bar (qui n'est autre qu'un création de ton cerveau - ne l'oublie pas) détourne le regard avec gêne.&lt;br /&gt;L'être masochiste, j'ai surfé deux trois fois avec lui, et donc avec moi - quand tu attends un peu, avant de sortir, parce que tu gardes une dignité quand même, - attention, tu es un con au fond -, et puis que tu te lâches, que tu te sors quand même, et que si ton pied droit peine farouchement à rejoindre ton pied gauche, si ta tête en lambeaux peine à accompagner le mouvement global, tu sais intimement que tu as tout gagné, parce que tu es tout ridicule.&lt;br /&gt;L'être seul et malade, loin d'un quelconque lieu de sociabilité, j'ai traîné avec lui, aussi, et un paquet de temps en plus - quand tu rentres chez toi, et que tu te pisses dessus, le pantalon baissé, les fesses congelées contre la froideur du sol et le dos trempé, englué dans la faiblesse de ta puissance, de tes propres sécrétions tellement communes, aussi, que la chaleur de ta pisse sur ton ventre te dit "c'est chaud" et que ta pisse sur ton ventre te dit "tu es une merde " et que ton ventre te dit "pourquoi tu me fais ça, connard ?" et que toi, tu ne te dis plus à toi, connard, rien d'autre que : " tu le mérites, minable, c'est même presque un cadeau que tu te fais."&lt;br /&gt;Quand je vous dis que je suis né pour les bars... finalement.&lt;br /&gt;Vous pouvez me croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F. W. Jonas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;F.W. Jonas&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4258503910464609987?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4258503910464609987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4258503910464609987&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4258503910464609987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4258503910464609987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/etre-n-pour-les-bars.html' title='Etre né pour les bars.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4625965872703378493</id><published>2007-04-29T20:50:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T20:52:21.422-07:00</updated><title type='text'>Le Temps des Yoyos</title><content type='html'>Je marche dans la rue déserte. J’entends les pneus crépiter sur la chaussée mouillée, je sens l’air frais qui s’insinue sous le col de ma veste. Les lumières orangées donnent au trottoir une teinte mélancolique. Une soirée paresseuse se présente. Elle ne semble pas prête à sortir pour briller, même le bruit se calme pour la laisser approcher. Les passants paressent, eux aussi, paraissent soudain moins pressés. Ils se demandent si la nuit en attend davantage, si leur respect suffira à calmer ses envies de soupirs et d’yeux mouillés. En attendant de se satisfaire des regrets des hommes, elle couvre le goudron et le béton d’une fine pellicule humide. La légère bruine dégouline et fait couiner les chats de gouttières. Ils n’auront pas de croquettes ce soir, personne n’ouvrira ses fenêtres. Trop peur que le froid en profite pour s’installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le froid ne vient pas de l’extérieur, mais du plus profond de toi, que les jours raccourcissent, et te laissent sans lumière sur tes idées, il est temps d’aller se saouler. Je suis descendu dans le métro le plus proche pour parvenir plus rapidement à mes fins. Une fois installé dans la rame quasi déserte, mes yeux ont commencé à scanner les sièges à la recherche d’une distraction en jupon. En voici une, les doigts crispés sur son Blackberry, ce qui enlaidit des mains que je devine fines en temps normal. Amazone technologique, tes boucles brunes embrassent tes joues et embrasent mes joues. Ton front se plisse sous les soucis ; j'admire tes jambes lisses et le velours qui enserrent tes cuisses. Dans cette cage de verre et d'acier que tu chevauches vers ton armée, j'aperçois la femme fatale perdue en toi. J'ai envie de t'enlever, d'enlever tes vêtements, je suis l'or de tes boucles d'oreille, le nylon de tes bas, la laine de cette écharpe posée autour de ton cou, la dentelle sur ta chair. Tentatrice dévouée, tes yeux francs appellent le monde à ton amour, ton odeur m'envahit par rafales, je suis à tes genoux attendant la délivrance, tranche ma nuque ou embrasse moi mais pose tes mains sur moi. Tu pars et je reste coi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veux-tu vraiment savoir ce qui se passe ? Je me le suis demandé, et la réponse a vite pointé le bout de son nez… En y réfléchissant, je n’avais jamais été réellement seul. Pourtant ce sentiment hostile m’asphyxiait chaque nuit et chaque jour, comme une seconde peau, une pensée unique universelle adaptable à toutes les situations. Si peu de gens me connaissent, et même eux ne peuvent me sauver de mes angoisses. Il aurait fallu y penser avant peut-être. Il aurait fallu se réveiller il y a quelques années. Mais comme pour tant d’autres matins, ce réveil-là n’a pas sonné. Ma solitude par une sonnerie brisée, mon univers par quelques mots simples sauvé. La chaleur de son cou rayonne encore dans mes yeux ; les étoiles que l’on voit si mal sont mortes depuis longtemps. Leur lumière fantomatique nous parvient tel un message du passé, une réminiscence de choses disparues. Leur éclat qui semble réel s’avère fictif. Ainsi en est-il de mon sourire et des éclairs passagers dans mes yeux : ils s’effaceront vite, rattrapés par la réalité de son absence, la cruauté de son départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fumée me cache la vue, la fumée me gâche la vie, le brouillard me conduit dans un mur. Je ne sais pas me diriger, ma liberté m’envoie dans les mauvaises directions, je n’épouse pas les élans de mon cœur car ils m’envoient dans les bras d’un malheur programmé. Une pulsion morbide inévitable, mes rêves me rappellent la réalité, j’y sombre plus concrètement que dans mes journées mascarades. Chaque nuit a son échec particulier, les formes de la déchéance m’y sont clairement détaillées. Tout le monde est là pour la mort du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Julien Sorrenti&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Julien Sorrenti&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4625965872703378493?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4625965872703378493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4625965872703378493&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4625965872703378493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4625965872703378493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/le-temps-des-yoyos.html' title='Le Temps des Yoyos'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6442206346604092757</id><published>2007-04-05T18:57:00.000-07:00</published><updated>2007-04-07T06:30:19.822-07:00</updated><title type='text'>La tête nue, à peines levées.</title><content type='html'>« Regardes ma poitrine elle est petite, tu ne trouves pas ? ». Elle m’avait dit cela.&lt;br /&gt;D’une voix à la faiblesse insoutenable ; de celle que l’on voudrait faire taire pour ne pas être celui qui aura assisté aux derniers souffles à peine humides.&lt;br /&gt;De lèvres tout autant effrayantes ; même sans peinture elles paraissaient d’un rouge écarlate sur son teint hâve d’avoir trop jeûné, de s’être trop fait vomir.&lt;br /&gt;Elle m’avait dit cela en pointant ses seins en ma direction.&lt;br /&gt;Le regard fixe sur des amas de graisse atrophiés, une seule réponse me donnait envie de tarir mes poumons d’air :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pourrais te parler durant des heures. T’expliquer ton corps. Te dire que je veille à ce que tu ne parviennes pas à te nier suffisamment bien pour disparaître. Mais tu sais quoi ? Je préfère user ma salive à te la lécher cette poitrine, aussi petite soit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas que ma réponse avait fait émerger en elle un semblant de lucidité. La douleur en bandoulière, elle avait immédiatement poursuivi sa trajectoire idiote :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Et mes trop larges cuisses, tu les supportes toi ? Tu les trouves comment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais sciemment opté pour la carte « perversité sexuelle ». Lui faire croire que malgré ce corps émacié je l’aimais au point de la désirer. D’un œil faussement vicieux je lui avais répondu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tes cuisses ? Probablement indispensables parce qu’elles savent encore te mener jusqu’à moi. Qu’elles me ramènent leur commissure sombre et ça me va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses mollets. Ses fesses. Son ventre (la partie la plus délicate peut-être : terrain miné de bourrelets invisibles). Ses joues. Ses bras…&lt;br /&gt;Mine de rien, nue, elle venait de réviser son anatomie. Comme avant dans nos cours de sciences naturelles où les corps décharnés faisaient plus rire que peur.&lt;br /&gt;Elle ne paraissait toujours pas tenir compte de mes savantes réponses. Elle préférait pleurer.&lt;br /&gt;Pleurer sans se cacher de moi. Ni d’elle-même d’ailleurs.&lt;br /&gt;Des larmes en effusion qu’elle n’avait à aucun instant tenté de contenir. Pas de place au théâtre lorsque l’on s’occupe à survivre.&lt;br /&gt;Ce liquide salé en plein visage la démangeait et même qu’à trop frotter elle aurait pu s’égratigner les joues.&lt;br /&gt;Elle était planté là, nue, face au miroir à se regarder par-dessus ses yeux brouillés, à se fondre dans la froideur du verre.&lt;br /&gt;Je pouvais entendre les dédales de ses pensées. Je m’ y perds rarement. Je connais les contours de ses faiblesses comme si je les avais créé de mes propres réflexions.&lt;br /&gt;Se mettre nue pour mieux constater les dégâts de mère nature. Un corps entièrement gros.&lt;br /&gt;Un large pantalon, un large pull, un large manteau. Une large dissimulation. Circulez y a rien à voir !&lt;br /&gt;Une grosseur extrême qu’elle s’invente comme un gosse s’inventerait un ami imaginaire. Toujours à ses cotés et personne ne la voit mise à part elle.&lt;br /&gt;Sont corps est atrocement gros, et non d’une périlleuse maigreur. Lui dire le contraire, c’est peine perdue.&lt;br /&gt;Des mois étaient passé sans que je ne lui dise rien.&lt;br /&gt;Et puis ce jour là, sans que je m’y attende vraiment, après son défilé de questions improbables, elle avait fini par me confier une chose.&lt;br /&gt;Je suppose qu’elle non plus ne s’attendait à rien. Jusque là, elle caser tout dans la rubrique « C’est comme cela et puis c’est tout, je ne sais pas moi ! ».&lt;br /&gt;Pas cette fois.&lt;br /&gt;Elle s’était approché de moi pour me verser à l’oreille ce que je pense être un avant goût d’explication. Comme si au plus prés de moi personne d’autre ne risquait d’entendre.&lt;br /&gt;Elle savait pourtant que nous étions seuls dans cette chambre. Il y avait bien notre chat, mais elle comme moi savons que cet amas de poils sur pattes s’en fout pas mal de son existence malhabile.&lt;br /&gt;Probablement qu’elle susurrait ses confessions pour moins les faire exister.&lt;br /&gt;Ne pas trop attiser les fantômes, ceux d’un passé qui cogne plus qu’il n’effleure le cours d’une vie.&lt;br /&gt;Reconstruite sur des ruines, c’est toujours fébrile une vie parait-il.&lt;br /&gt;J’ignore où elle avait puisé le souffle suffisant pour expulser le tout.&lt;br /&gt;« Allez, c‘est bon pour aujourd’hui», c’est ce que j’avais voulu lui dire à plusieurs reprises. Jamais fait.&lt;br /&gt;Je sentais une régurgitation pour une fois salvatrice, bien loin de celle qu’elle savait provoquer les mains en bouche pour maigrir à en crever.&lt;br /&gt;Tout aussi Immonde cette vomissure verbale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais, moi je ne m’en souviens pas vraiment. Ce n’est pas mon souvenir.&lt;br /&gt;C’est la mère d’une amie d’enfance qui me remémore cette anecdote.&lt;br /&gt;Chaque fois que j’ai le malheur d’aller dîner chez elle, elle me ressert cette même histoire de phrase prononcée.&lt;br /&gt;Elle me répète sans cesse, comme si j’allai oublier, à quel point j’étais une enfant triste.&lt;br /&gt;Des amies j’en avais, beaucoup même. Un nombre que tes doigts ne te permettent plus d’afficher.&lt;br /&gt;Dés cinq ans, j’allais seule à l’école. Sans regrets ni craintes. Sûrement que je savais déjà.&lt;br /&gt;Je savais que dans cette petite vie pour subir il valait mieux être le plus seul possible.&lt;br /&gt;Etre tranquille à ne faire pitié à personne, à ne pas devoir garder la face, celle que l’on voudrait voir éclater contre un mur. A ne rien leur imposer aussi.&lt;br /&gt;Sur la route, ce n’était pas des petits cailloux blancs que je jetais. Retrouver le chemin de ma maison ou le perdre, j’avais inconsciemment fais mon choix.&lt;br /&gt;C’était cette phrase que je laissais à la terre propre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ma mère des fois elle est méchante comme les loups. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement que cette phrase que je répétais à m’en faire mal aux lèvres, était une sorte d’appel à l’aide. Emprisonnée dans une vie de petite fille aux allures un peu tristes mais qui ne manque de rien. La timidité c’est comme l’ivresse, elle a souvent bon dos.&lt;br /&gt;Pas de formulation claire. Il aurait fallu qu’une personne capte le message au-delà de pleines explications, preuve indéniable qu’elle pourrait m’aider me comprenant déjà.&lt;br /&gt;Enfin là j’analyse. À épuiser toutes les façons de percevoir la chose, je n’imagine que celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, qui aspirais à détendre l’air d’un passé suffocant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ignorais que ta mère t’avait fait du mal dans ton enfance. Tu ne m’avais jamais parlé de tout ça. Tu penseras tout de même à me remémorer ce fait.&lt;br /&gt;Juste entre la phrase qui dira « Nous allons séjourner chez ma mère » et celle qui répondra « Non vraiment je ne veux pas séjourner chez ta mère ».&lt;br /&gt;A la campagne, à me demander où sont vraiment les vaches, si tu vois ce que je veux dire ?&lt;br /&gt;Mais bon, je ne vois pas le rapport avec tout ce qui t’arrive depuis des mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me fais rire ! Cela ne se voit pas mais tu me fais rire.&lt;br /&gt;Du mal, si on veut…&lt;br /&gt;Autant que je puisse racler les fonds de ma mémoire, je crois que je n’ai jamais été suffisamment bien pour elle.&lt;br /&gt;Elle voulait que je sois belle. Elle avait toujours rêvé d’avoir une fille belle. Elle l’était elle-même alors je peux comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A la naissance il y a dû avoir maldonne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase, sortant de sa propre bouche écoeurante, je l’avais entendu pour la première fois vers l’âge de neuf ans.&lt;br /&gt;Je me souviens avoir étais dans nôtre bibliothèque qui paraissait immense de mes yeux d’enfants. Un dictionnaire, ça dit la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Maldonne : n.fém : erreur dans la distribution des cartes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette définition, aussi vague et éloignée du sujet soit elle, était venu mordre ma tête de fillette.&lt;br /&gt;Comme si depuis le début j’avais saisi le sens de cette phrase, ce leitmotiv que ma mère prononçait d’une discrétion malsaine à mon sujet.&lt;br /&gt;La révéler dans sa littérale exactitude n’était qu’un détail. Je savais déjà tout.&lt;br /&gt;Et ce tout j’avais du mal à me l’enfoncer dans les espoirs.&lt;br /&gt;Je savais que j’étais trop grosse selon elle, « normale » selon ma courbe de croissance pourtant bien gravée dans mon carnet de santé.&lt;br /&gt;J’allais parfois vérifier dans ce carnet. Être bien certaine, ne pas m’être trompé de courbe.&lt;br /&gt;Je demandais aussi à mes copines de classe leurs poids, histoire de comparer.&lt;br /&gt;Je m’étais vite résigné en me disant que ma mère avait ses propres exigences, qu’il n’y avait rien à démentir, rien à comprendre.&lt;br /&gt;Et puis l’abîme déjà amorcée que pouvais-je bien faire ?&lt;br /&gt;Elle scrutait tous les concours de beauté pour enfant, les castings d’acteurs, de mannequins. Elle m’achetait des tas de robes que j’aimais à peine.&lt;br /&gt;Vu que la vie avait décidé d’enfoncer le clou dans ma chair d’enfant, j’allais d’échecs en échecs. SES échecs. Moi je n’étais jamais déçue de perdre ses concours. J’espérais que de cette manière elle allait se rendre.&lt;br /&gt;Mais tu sais, tout ça je m’en foutais pas mal, comme le reste qui aurait pu me percer mais qui effleurait à peine mes émotions.&lt;br /&gt;Ne pas manger ce que je désirais comme une enfant de mon âge c’était du gâteau si j’ose dire. Supporter ses phrases assassines, je savais faire.&lt;br /&gt;J’étais assez téméraire comme enfant en faite.&lt;br /&gt;Ce qui embrasait ma peine d’enfant c’était ma culpabilité. Je voulais qu’elle l’ait sa jolie fille.&lt;br /&gt;Première partie du travail accomplie sans aucun apport personnel : j’étais sa fille.&lt;br /&gt;Etre belle désormais, minutieusement longiligne comme notion première. Plus dure. Je n’avais même pas le sentiment d’être trop grosse.&lt;br /&gt;Alors évidement, je crois que jamais je ne suis parvenu à atteindre ses idéaux à la perte.&lt;br /&gt;Fossoyeuse d’équilibre mental qu’elle était, elle semblait ne rien regretter. Je la soupçonnais parfois d’extraire une jouissance de tout cela.&lt;br /&gt;Elle m’abandonnait aux concours de beauté en sachant que j’y allais à reculons, que j’y perdrai plus que les récompenses, mon bien être.&lt;br /&gt;Pourtant, je n’ai jamais su lui en vouloir, juste l’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les années ont passé avec ce goût âcre de déception infligée à ma mère.&lt;br /&gt;Je suis parti faire ma vie sans trop traîner de poids. Il fallait bien que je grandisse. Penser à panser les plaies.&lt;br /&gt;Toi, en amant figé sur mon corps qui te plaisait, je ne pouvais qu’être bien.&lt;br /&gt;Les choses ne sont pas pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis de longues minutes, tu m’écoutes placide. Je vois ton visage. Tu attends comme un chien la gueule sèche. De mon passé comprendre ce corps encombrant.&lt;br /&gt;Mais le problème n’est peut-être pas là. Et puis on s’en fout parce que la solution non plus de toute façon.&lt;br /&gt;Je ne sais toujours pas pourquoi depuis quelques mois je suis là, à dégueuler toute ma peine d’un passé qui remonte malgré moi.&lt;br /&gt;Dans les chiottes, les doigts enfoncés dans le fond de la gorge. Effleurer mes amygdales, leur trouver un touché immonde.&lt;br /&gt;C’est sûrement parce que je sais que mon corps est gros. Cette fois il l’est pour de bon. Je le vois. Je ne suis pas à 35 kilos.&lt;br /&gt;Il ne faut pas faire confiance aux machines électroniques qui te disent soit disant combien pèse ta douleur.&lt;br /&gt;Je suis sacrément trop grosse. Ne me dis pas le contraire, c’est peine perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je ne te dis pas le contraire si tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais laisse moi perdre ma peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des yeux gênés sur moi. Un regard que je voulais fuir pour ne pas avoir à lui faire&lt;br /&gt;trop mal. Un regard semblable à celui d’un enfant perdu dans le noir, les bras tendus vers un infini vide qu’une confession venait d’ébrécher.&lt;br /&gt;En geste réflexe, elle s’était empressé de cacher son corps nu sous un tas de couvertures.&lt;br /&gt;Sous un parfait silence, cacher ses douleurs passées, jaillissantes pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais elle ne s’était senti aussi nue je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sonia Moussaoui &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sonia Moussaoui&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6442206346604092757?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6442206346604092757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6442206346604092757&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6442206346604092757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6442206346604092757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/la-tte-nue-peines-leves.html' title='La tête nue, à peines levées.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7354168336522471497</id><published>2007-04-05T18:56:00.000-07:00</published><updated>2007-04-05T18:57:48.028-07:00</updated><title type='text'>La fragilité</title><content type='html'>Je m'envole à la hate, mais sans vouloir, jusqu'aux cieux à partir des maisons sans toits, je m'étends pour un baiser, chacun dure cinq secondes entieres. je vois ses yeux. des flaques cachées de granite liquide. chaque baiser dans une maison différente sous les plafonds noirs et gris, les salles étaient toujours vides et ombragées, dans les maisons que je ne reconnais pas. les nuages se balancaient dans le ciel.  il faisait jour. chaque maison sans plafond, sans toit non plus. cieux gris et couverts. je me suis evanouie et je crois que mon esprit s'est fondu. dans une cité inconnue. je ne me rappelle pas du dialogue mais les mots étaient francais. je me demande pourquoi j'avais besoin de m'en fuir. j'étais peut-être un fantôme. l'air était assez froid bien que je sois trop engourdie pour m'en faire. j'ai vu son visage qui s'éteindait, j'ai essayé de voler plus vite. j'imagine que les fantomes puissent voler, si seulement ils pouvaient nager car je nage vite sauf à travers le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Emily&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Emily&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7354168336522471497?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7354168336522471497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7354168336522471497&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7354168336522471497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7354168336522471497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/la-fragilit.html' title='La fragilité'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8760491783941848952</id><published>2007-04-05T18:55:00.000-07:00</published><updated>2007-04-24T05:29:49.160-07:00</updated><title type='text'>Nue, C'était Horrible</title><content type='html'>Nue. Je n’aurais jamais pensé qu’elle serait aussi belle nue.&lt;br /&gt;La première fois que je l’ai vue, c’était à un arrêt de bus, en plein hiver, elle portait un énorme manteau, si énorme qu’elle avait a peine allure humaine, c’était horrible.&lt;br /&gt;Elle ressemblait à un monstre, à un sale type genre bonhomme Michelin perdue sous moins 40 à Montréal.&lt;br /&gt;Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais j’ai tout de suite était attiré par elle.&lt;br /&gt;Elle semblait pas tellement belle, carrément pas très jolie mais on pouvait sentir une douceur, une fragilité qui était irrésistible chez elle.&lt;br /&gt;Alors ça était comme une évidence, il fallait que j’aille lui parler et cela même si elle était mal habillée et qu’elle avait une démarche carrément bizarre, je sentais à l’avance qu’elle allait me plaire, il ne pouvait y avoir que de la beauté sous autant de centimètres de nacryline synthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Il fait froid, hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’a a peine regardée, elle m’a jeté un regard froid et cruel, mais pour qui elle se prend celle la, c’est elle qui est habillée n’importe comment et c’est moi qu’elle snob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J’ai dit il fait vraiment froid ici ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…………….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie est un échec, 25 ans est toujours incapable de dire autre chose à une fille que je rencontre à un arrêt de bus que &lt;em&gt;il fait froid aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;-Ça fait longtemps que tu attends le bus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, au moins 13 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf, elle a répondu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’est chiant hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-………&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-…........&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Dis moi, ça te tente de marcher, moi j’en peux plus d’attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, pourquoi pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est comme ça que moi et le bonhomme Michelin, on s’est mis à marcher pour rentrer chez nous, c’était aussi simple que ça, cinq minutes avant je ne la connaissais pas et cinq minutes plus tard, la fille au manteau horrible me proposait de marcher avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis dit que si on marchait dans le même sens elle devait forcément habiter a coté de chez moi, c’est étrange, une habillée comme ça j’aurais du la remarqué bien avant, &lt;em&gt;come on&lt;/em&gt; elle avait un rayon complet de l’Armée du Salut sur elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-T’habite proche d’ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, au coin de Levesque et Rachel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-T’es sérieuse moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle coïncidence !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y en a eu d’autres des coïncidences, on a du marché pendant au moins 30 minutes et j’ai appris beaucoup d’autres choses sur elle.&lt;br /&gt;Elle était célibataire, elle habitait seule dans un tout petit studio au coin de Levesque et Rachel, l’appart était a son ex qu’elle a fini par mettre dehors en récupérant le bail, elle est comédienne dans une troupe de théâtre ( je l’aurais juré, en la voyant, j’ai tout de suite su qu’une fille habillé de façon aussi horrible ne pouvait être qu’une excentrique, une artiste ……….), qu’elle avait des chaussures rouges ( une excentrique, je vous le dis…………) et qu’elle aimait beaucoup la glace a la vanille de Haagen Danz ( ne me demandez pas comment je l’ai su ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était étrange, je n’étais pas de nature social, pas du genre en tout cas à rencontrer comme ça des jeunes filles excentriques en plein hiver a Montréal mais avec elle, j’ai tout de suite était à l’aise.&lt;br /&gt;Moi qui ne disais jamais rien sur rien, j’ai encore dit rien sur rien mais je l’ai écouté me parler d’elle.&lt;br /&gt;Malheureusement, le trajet était court et on est arrivé chez nous en 30 minutes a peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coté positif était qu’en fait, on était quasiment voisin…….de palier……..d’immeubles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle habitait sur ma rue mais juste quelques numéros plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bon, on est arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, j’habite juste la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Enchanté, au fait, c’est quoi ton nom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Si tu montes prendre un verre pour te réchauffer, je te le dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable, mais c’est qui ce monstre, cette chose qui bouge qui dit ce qu’elle veut, qui a un manteau énorme et qui m’invite a venir chez elle, comme ça, mais merde ou sont passés les codes de l’éthique amoureuse, ah non, non, ça ne fait pas, quelle impolitesse, quelle indécence, je, je…….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui sans problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas refuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne fallait pas s’imaginer trop de choses, j’en ai connu d’autres des femmes qui te disent ouin, ouin, viens chez moi et qui en fait veulent que tu gardes leurs chats ou quelque chose comme ça.&lt;br /&gt;Peut être qu’elle ne voulait rien de plus que parler avec moi, je sais pas la ou réellement me donner quelque chose a boire.&lt;br /&gt;Et puis les femmes ne sont pas comme les hommes, pour une femme &lt;em&gt;prendre un verre pour se réchauffer = prendre un verre pour se réchauffer&lt;/em&gt; alors que pour un homme &lt;em&gt;prendre un verre pour se réchauffer = on baise&lt;/em&gt; mais de toute facon, pour un homme, il n’y a pas grand-chose qu’une femme peut dire qui ne se traduit pas dans son esprit arriéré par &lt;em&gt;on baise ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On est donc monté dans son studio, un truc horrible, tout petit mais horrible, c’était propre mais le mauvais goût régnait, je vous le dis l’endroit était juste horrible.&lt;br /&gt;Il y a avait des stores violets, un set de cuisine a l’entrée qui devait dater des années 50, un lit qui était au milieu de la pièce avec un couvre-lit a édredon vert, des chaussures de toutes les couleurs, de tous les styles et de toutes les tailles qui traînaient un peu partout et des livres, des tas de livres, des encyclopédies, des atlas, des vieux trucs jaunes, des livres neufs et même des machins horribles qui semblaient être des livres de Dan Brown ou de Werber, je vous dis, plein de trucs horribles que je pourrais décrire mais je n’ai juste pas envie ( d’abord, c’est très chiant de décrire des trucs horribles, ensuite………..ensuite, c’est très chiant de décrire des trucs horribles ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Fais comme chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est facile a dire, chez moi ça ressemble pas a ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, j’ai taché d’être gentil, j’ai enlevé mes bottes pleines de neiges et je me suis assis sur le lit, c’était le seul meuble qui semblait stable et de toute facon je ne trouvais rien d’autres ou je pouvais m’asseoir dans ce truc horrible qu’elle osait appeler un appart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est la, la, que tout a déraillé, je me suis assis sur le lit dans cette pièce horrible, j’ai enlevé mon manteau et je l’ai posé a terre.&lt;br /&gt;Je l’ai regardé, elle, elle ne faisait rien, elle me regardait puis d’un coup comme ça, elle s’est mise a me fixer fixement ( fixer quelqu’un fixement, c’est bien plus que le fixer simplement, c’est un autre niveau dans le fixage, un niveau au-dessus ), elle semblait en trance, totalement.&lt;br /&gt;Et la, elle a doucement commencer a dézipper, son manteau, doucement, tout doucement,en continuant a me fixer, elle me regardait vraiment dans le blanc des yeux, les yeux dans les yeux, elle se déshabillait littéralement et c’est la, la , que j’ai vue, qu’en fait, si elle portait un manteau si énorme, c’est parce qu’elle était nue en dessous, elle ne portait rien, elle était nue, complément nue ( Bon, elle avait un jean et ses affreuses chaussures rouges mais a part ça, elle était complétement nue )..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était incroyable, elle avait des seins magnifiques, qui tenait bien en place, qui vous fixait eux aussi, des seins droits, ferme, des seins qui donnait des autres, des seins magnifiques, magnifiques, ces seins, ils devaient servir a donner des leçons dans un cours de chirurgie esthétique tellement ils étaient parfaits..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je m’appelle Aurélie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle était belle, son manteau ( celui qui est horrible ) m’avait empêché de le voir mais elle était réellement belle, elle avait de beaux cheveux mi brun, mi blond, elle avait sur elle un peu de soleil et un peu de nuit.&lt;br /&gt;Sa peau était mat et la fois si pale, légèrement brillante mais en même temps plongé de noirceur.&lt;br /&gt;Elle avait la peau d’une gothique qui passait ses vacances à bronzer à Ibiza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Aurélie je te dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je ne disais rien, rien, absolument rien, je la regardais et c’était tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Excuse moi mais je suis pleine de neige, je vais me changer, ça ne te dérange pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Moi pfffffff non, va y, fais comme chez toi, en plus tu sais ici, c’est chez toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Haha, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anthony Naglaa, toujours le mot pour rire, quelle turfillion ce Anthony Naglaa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle a fait comme chez elle, son manteau a terre, elle s’est penchée et j’ai vu ces seins bouger, ces seins comme deux poires remplis de soleil, elle avait de belles et larges aréoles, on voyait, on sentait ces tétons durcir, ces seins bougeant de droite a gauche comme un balancier, de ceux qui hypnotisent, de ceux qui donnent envie de vivre, de bander, de baiser, de boire et d’écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, elle a ôté ses affreusetés rubis, elle s’est relevé langoureusement ( comme si le poids du monde était littéralement sur ses épaules et que conséquemment cela prenait de temps pour se relever mais qu’elle le faisait comme même avec grâce ), a détaché sa ceinture, m’a fixé encore avec un petit sourire, le même qu’une hardeuse ferait devant Saint-Pierre et elle m’a dit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ca te dérange si je me mets nue, avec le chauffage, maintenant, je suis tout chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la, elle a enlevé tout doucement son jean, je voyais sa culotte, ni un string, ni une culotte grand-mère, juste une culotte; on voyait de face ses hanches et dans sa culotte ( blanche ), on voyait une motte se dessiner, je sentais qu’elle avait des poils, plein, en temps normal je trouvais ça horrible mais la encore une fois, étrangement, j’étais plutôt attiré.&lt;br /&gt;Je voyais aussi ses jambes, elle avait des longues jambes, pales et magnifiques.&lt;br /&gt;Il n’y avait rien à dire sur elle a part qu’elle était magnifique, divine, bandante et exaltante.&lt;br /&gt;Je me suis levé, je n’ai rien dit ( je vous l’ai dis il n’y avait rien a dire sur elle ), je me suis levé, comme ça simplement, naturellement et je suis allé vers elle, elle est restait debout a me regarder et moi je suis allé la rejoindre, elle qui était encore debout prés de sa porte, je l’ai aidé a enlever le reste de son jean qui traînait a ses pieds, je l’ai jeté je ne sais plus ou ( le jean pas elle ), j’ai regardé encore un peu son corps, ses seins, ( je bandais réellement ), ses fesses qui était pas vraiment belle, pas énormes mais au point ou j’étais je m’en foutais royalement, en fait elle m’avait eue a « Si tu montes prendre un verre pour te réchauffer, je te le dis. », j’avais déjà joui la, alors je l’ai amené jusqu’au lit, sans un mot, je me suis déshabillé et sur son lit vert, on a baisé, comme ça, simplement, presque amoureusement mais cette nuit la ce que je lui ai fait une fois son corps nu posé contre le mien, je peux pas le dire tellement c’était horrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8760491783941848952?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8760491783941848952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8760491783941848952&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8760491783941848952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8760491783941848952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/nue-ctait-horrible.html' title='Nue, C&apos;était Horrible'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3758730281082156255</id><published>2007-04-05T18:53:00.000-07:00</published><updated>2007-04-10T08:15:50.441-07:00</updated><title type='text'>Amour Fou</title><content type='html'>Un soir de Juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un feu qui crépite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le 14.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fête des têtes en haut d'un échafaud.&lt;br /&gt;Je marchais dans la rue comme une fille qui attend. Je serrais la main de mon amoureux. J'attendais de monter les marches et de me fourrer dans les draps. Une vieille femme vendait des masques de monstres à visages humains. Ils avaient de grosses balafres et des dents jaunes. Enfin,des choses comme cela. J'ai supplié mon homme d'en acheter un parce que je voulais donner un peu de révolution au dos courbé de cette vieille dame et qu'étant indisposée, j'étais plus faible face à mon enfance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les escaliers étaient montés. Enfin, j'étais cachée par la saleté de mes draps. Mon homme nu à côté de moi. Ma main balladeuse pour trouver le masque tombé par terre. Une fellation si tu mets ce masque. Sans ce chantage, de toute façon, mon homme l'aurait posé sur ce visage chaud car il m'aime. Je suis une fille malade et chanceuse. J'avais en moi le sexe de mon amoureux et sur ma nuque, le souffle d'un monstre aux dents remplies de pue. J'étais si épanouie. Je poussais des cris comme si un chien me brisait un orteil. L'épée de mon homme était ensanglantée. J'ai réparé la nature, en la léchant avec amour. Je me suis endormie dans le creux de la nudité floue de mon amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3758730281082156255?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3758730281082156255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3758730281082156255&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3758730281082156255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3758730281082156255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/04/un-soir-de-juillet.html' title='Amour Fou'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-7285363008329952335</id><published>2007-03-18T16:24:00.000-07:00</published><updated>2007-03-18T16:26:38.129-07:00</updated><title type='text'>IV.</title><content type='html'>IV.&lt;br /&gt;Et si on mettait Paris en bouteille ? oh oui, dans une belle petite fiole de gabardine,&lt;br /&gt;qu’elle serve à quelque chose. J’irais chasser les pélicans et me soûler la gueule au bord&lt;br /&gt;d’une veine ouverte. Les femmes dans ma gorge feraient des picotins exquis à cause des&lt;br /&gt;talons hauts. Je sentirais les cils des femmes qui caressent mes amygdales et ce serait très&lt;br /&gt;indécent. J’en vois qui surnagent à la ligne de flottaison, elles sont nues comme des sous&lt;br /&gt;neufs. C’est beau. J’en vois aussi un certain nombre entre deux eaux, le ventre gonflé.&lt;br /&gt;C’est moins beau. Tiens, un ami ! Allez hop, on est en démocratie oui ou merde, pas&lt;br /&gt;d’excuses Bernard. Et lâche donc cette porte cochère, tu vois bien que ça ne flotte pas.&lt;br /&gt;Mais l’ivresse me gagne et mes jambes font comme des rames de métro bondées. Le ciel&lt;br /&gt;est beau comme une méduse. Je veux dire qu’il y a de l’orage et qu’il est grand temps&lt;br /&gt;pour moi de regagner mes quartiers. Je serais ce docteur ivre qui voit les choses telles&lt;br /&gt;qu’elles ne sont pas, telles qu’elles rêvent peut-être d’être mais telles qu’elles ne sont pas.&lt;br /&gt;A nos yeux du reste. Les portes ont des découpes de cercueil, à chaque fois qu’on pénètre&lt;br /&gt;dans une pièce c’est pour y trouver une sorte de mort qui n’est rien d’autre que la&lt;br /&gt;conscience accrue du passage et du temps. Il fait bon dans cet appartement que j’aime&lt;br /&gt;comme s’il m’avait engendré. J’ai remplacé tous les miroirs par des fenêtres. Ca m’a&lt;br /&gt;coûté cher en isolants. Il y a cette italienne blonde et fellinienne dans la chambre qui va&lt;br /&gt;vouloir sortir étaler son sex-appeal aux yeux des hommes. Un jour sur deux elle fond en&lt;br /&gt;larmes devant d’anciennes photos d’elle. L’autre jour elle finit chez un homme et ça n’est&lt;br /&gt;jamais moi. Il me reste un fond de fiole mais bientôt, plus rien. Va falloir que je descende&lt;br /&gt;au bar des Quatre Vents et ce soir, le vent tourne. Une vraie girouette. En sortant de la&lt;br /&gt;pièce elle se jette sur moi. La garce. Elle pleure encore. Il y a ses ongles qui me rentrent&lt;br /&gt;dans la chair et c’est à ça que je devine qu’ils sont vrais. Elle me dit : chéri, chéri, sortons&lt;br /&gt;ce soir j’étouffe. Je balance les clefs de voiture sur la table basse et comme elle est en&lt;br /&gt;verre ça fait un boucan qui m’évite de gueuler. Je dénoue ma cravate, énervé, parce que&lt;br /&gt;j’ai eu une journée sacrément longue et que ma fiole est vide. Elle a les yeux rouges la&lt;br /&gt;garce. Elle renifle comme une laie en rut. Elle en a encore pris la garce. Elle s’ennuie à&lt;br /&gt;mourir dans la vie. Elle m’ennuie pas mal aussi. Je passe dans la chambre et m’allonge.&lt;br /&gt;Dans l’encadrement losangé de la porte elle se tient. Elle me dit : dis, on va où ce soir, on&lt;br /&gt;va où ? Sa voix est tendue comme un crin d’archer à cran. Je lui réponds que mon&lt;br /&gt;imagination à des limites. Elle se jette sur le lit à côté de moi et elle dit qu’elle voudrait&lt;br /&gt;revoir la lumière de Rome en hiver, qu’elle est lasse, elle répète qu’elle est lasse de sa vie&lt;br /&gt;qu’elle trouve con. Je lui dis que c’est con de trouver que sa vie est con. J’ai la tête qui&lt;br /&gt;tourne. Y avait quoi dans cette fiole ? Elle dit qu’elle en a marre d’être mariée, que ça ne&lt;br /&gt;rime à rien. Je n’ai plus envie de parler. La chasse m’a épuisé. Je ne suis pas d’un naturel&lt;br /&gt;très patient. Elle dit que c’est ma faute, que j’aurais jamais dû aller la voir, que j’aurais&lt;br /&gt;jamais dû. Elle dit que c’est moi qui ai commencé. Que cette guéguerre, ça lui use les&lt;br /&gt;nerfs. Je lui réponds : ça, chérie, c’est la drogue. Elle me dit que je ne connais rien à la&lt;br /&gt;vie parce que je ne connais rien à l’ennui. Oh comme tu te trompes, pensais-je. Ce soir&lt;br /&gt;elle prendrait la voiture et finirait sous un camion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matthieu Gredain&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Matthieu Gredain&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-7285363008329952335?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/7285363008329952335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=7285363008329952335&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7285363008329952335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/7285363008329952335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/iv.html' title='IV.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4992053718256903321</id><published>2007-03-18T16:22:00.000-07:00</published><updated>2007-03-18T16:24:18.959-07:00</updated><title type='text'>Trahison</title><content type='html'>Je ne pense pas que je vais pouvoir écrire quelque chose qui mérite une bonne note. Il faut essayer de me comprendre. Je n'ai plus de pieds. Un être humain m'a dérobé des morceaux corporels. Aujourd'hui, je trouve cela drôle et encore hier, j'étais morte de rire. Ce n'est pas un barbare. Il aime bien la vue du sang. Un coq qui pond un poussin décapité est une chose possible dans les basses-cour des gens de la ville. J'aime bien danser nue dans ma cuisine. J'aime bien approcher mon nombrile près du four. C'est tellement hilarant d'imaginer être une femme qui fait éclater ses ovaires. Etre une femme avec un ventre qui pue l'extermination. Vouloir mourir beaucoup. Un être humain qui saigne par sa moustache, c'est bizarre et très terre à terre comme vision. Je rigole souvent même si je marche courbée. J'ai un couteau qui sert à couper le rosbif coincé dans le coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire .&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4992053718256903321?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4992053718256903321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4992053718256903321&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4992053718256903321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4992053718256903321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/trahison.html' title='Trahison'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-800135026834346732</id><published>2007-03-18T16:19:00.000-07:00</published><updated>2007-03-18T16:22:18.945-07:00</updated><title type='text'>Le Petit Rêveur Joue de la Batterie</title><content type='html'>&lt;em&gt;Before you go                                                                                              &lt;br /&gt;Do me a favor&lt;br /&gt;Give me a number&lt;br /&gt;Of a girl almost like you&lt;br /&gt;With legs almost like you&lt;br /&gt;I'm buried deep in mass production&lt;br /&gt;You're not nothing new&lt;br /&gt;I like to drive along the freeways&lt;br /&gt;See the smokestacks belching&lt;br /&gt;Breasts turn brown&lt;br /&gt;So warm and so brown&lt;/em&gt; (Iggy Pop)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE PREMIER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Les oiseaux dansaient sur le toit, il y a encore une minute, comme des femmes enchantées au bal du village. Le ciel vertical est d’un bleu clair limpide, paisiblement présent. Les oiseaux sont partis le rejoindre – alors que la nuit semble pousser ses premiers cris.&lt;br /&gt;   Toto est indécis. Papa avait dit 19 heures; il en est maintenant 20. Faut-il appeler la police? Il se dépêche d’aller demander à Maman. Celle-ci rit, par-dessus son visage gris, et dit que Papa reviendra vite. Papa arrive quelques minutes plus tard. Papa, c’est A.B. Il a travaillé tout le jour à l’usine et vient à peine de terminer. Il est fatigué, il n’a pas envie de jouer, alors Toto va se coucher.&lt;br /&gt;   Mais dans la chambre, quand Toto ferme les yeux, ce qu’il voit ne lui plaît pas du tout. Voilà qu’ça recommence !, gémit t-il. Il traverse en toute vitesse la distance qui le sépare de la porte. Puis s’arrête quelques secondes. Il doit aller voir Maman pour lui expliquer ce qui vient d’arriver, pour qu’elle le prenne dans ses bras et lui dise : « Je t’aime mon Toto ». Mais… Maman est une femme! Alors c’est décidé, mieux vaut aller expliquer tout ça à Papa. Il va se fâcher, mais il le faut.&lt;br /&gt;   Quand la porte s’ouvre, ses yeux tombent nez-à-nez sur quantités d’images : affiches aux dos de métros filant, s’enlisant dans la nuit –Du Javel qui emmêle, fustige les couleurs / Des crocs. Un poing qui cogne. / Un visage encagé dans l’objectif / Du rouge. Toto pense au ciel de tout à l’heure : il veut qu’il revienne et le prenne sur son dos pour qu’ils partent ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   A.B. bouge, s’exerce. Le rythme il l’a dans le sang. Et il connaît les pas. Il n’a jamais eu à les apprendre. Il les a toujours sus. Instinctivement. C’est son show! C’est son œuvre! Il saute haut dans l’air. Il bougeotte. Regarde la batterie. Claque sur la putain de batterie ! La fait hurler sur l’autre. Ouais balance tout ça à la pétasse ! Qui peut rivaliser !? Hein qui PEUT? La pétasse s’écrie. Salope t’as pas compris ou quoi !? T’as pas compris ton rôle!? C’est moi qui chauffe ici ! La salope pleure, hurle. Elle veut lui voler son show ? Elle veut lui voler son show! Il claque la batt’ encore plus fort ! Dans ta gueule ! J’ai dis dans ta gueule ! Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il entend ? Des clics de souris ? Essaie t-elle de s’échapper ? Mais le lien ne fonctionne pas ! Il l’a mis à mort le lien ! Crève ! Crève !&lt;br /&gt;   La pétasse est maintenant effondrée sur le sol, en sang. Il s’assoit sur le fauteuil et l’observe. Puis détourne le regard et se met à sourire. Un sourire de joie, de paix intérieure. Il se sent bien. Comme s’il venait d’éjaculer. Puis il rit, il rit très fort. Il voit Toto qui le regarde. Mais Toto n’a pas encore l’âge d’éjaculer. Il sait pas ce que c’est. Il saura !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Toto est toujours entrain de le fixer. Qu’est-ce qu’il lui veut !? Soudain, il comprend. « Toto t’as vu des choses encore? », demande t-il. Toto ne répond pas. Il regarde le corps sur le sol. « Toto je t’ai posé une question ! T’as vu ce qu’on a  dit qu’il faut pas voir !? ». Toto tourne la tête vers son père. Il le regarde bien dans les yeux. La marionnette orange du noir fusionne avec son père et ils ne font plus qu’un. A.B. comprend immédiatement : Toto est entrain de voir des choses. Les yeux de Toto sont changés, reflètent des choses étranges. « Toto je t’ai dit de ne plus voir ! De ne plus rien voir! », s’écrie A.B alors qu’il se jette à toute vitesse sur Toto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     A.B marche dans la rue. Il vient de finir le boulot et s’apprête à rentrer. C’est l’anniversaire de sa femme aujourd’hui. Que va t-il lui offrir ? Il veut sélectionner la voiture garée là-bas, devant ses yeux, la copier et la coller dans son garage pour que sa femme lui fasse un grand sourire et lui dise « t’es un mec toi! ». Mais il n’y a pas de garage chez lui. Dans son monde. Son monde de merde !... Sa femme… femme multipliée… femme de milliers ! Et son Toto qui voit des choses alors qu’on a dit qu’il faut rien voir ! RIEN ! Interdit !&lt;br /&gt;   Non il lui faut un autre cadeau. Quelque chose qu’il peut lui offrir.&lt;br /&gt;   Ah qu’il aurait voulu revoir tout ça. Rectifier les détails. Retoucher la vie. Changer le zoom aussi. Rétrécir ce qui prend trop de place –Agrandir l’horizon. Taper une nouvelle adresse dans le navigateur. Se poser sur une nouvelle toile. Changer de sphère.&lt;br /&gt;   Car oui, il aurait aimé être un de ces intellectuels, de ces écrivains, de ces grands hommes qui nous servent leurs pensées à longueur de journée comme l’on sert le thé tiédasse aux vieux gens fatigués, aux bouches devenues trop sensibles, trop fades, pour accepter l’irruption, le bouillonnement. Oui ce monde lui aurait plu. C’est celui qui encule qui jouit le plus fort.&lt;br /&gt;   Mais parfois il se dit qu’au fond, la beauté est fragile et éphémère. Alors à quoi bon la chercher ? Mieux vaut rester comme tel, accepter ce qu’on a bien voulu nous donner.&lt;br /&gt;   Non attendez ! Attendez ! Il regrette ! Il… il veut être beau ! Pour un jour, pour une nuit –un instant. Il veut être beau. Pour qu’enfin, on le voit. Il est là ! Il est là ! Regardez-le ! Il est beau maintenant ! Il est beau… il est beau… il veut être beau… il veut être beau…&lt;br /&gt;   Un son de rock phat, fumeux, colossal, précis clair et direct, rampait sauvagement dans le goudron et cognait ses semelles de chaussure. A.B. a vu des mers mystérieuses partir pour revenir, des cieux d’Azur concocter des choses bizarres, puis laisser descendre la pluie, la tempête. Il sait que les cieux sont beaucoup trop grands, beaucoup trop hauts, beaucoup trop bleus. Il ne sent que trop fort leur poids énorme. Il rencontre aussi les soleils plus tôt dans la journée, à l’usine, dans l’enfer des tranchées. Il sait leur monstruosité. Et se pose souvent la question, sa question à lui: pourquoi tous les jours la même chose ?&lt;br /&gt;   Alors qu’il avance, il veut écrire ce qu’il cherche dans le champ à remplir du logiciel et cliquer sur Entrer, pour trouver ça vite ! Mais il n’en a pas vraiment besoin; ce soir, il n’a qu’à se laisser attirer, diriger par la lumière qui l’appelle, qui a pensé à lui, la gentille infirmière : il va vers les sexes saignants. Les sexes coulant, pataugeant dans les rues qui cognent, car enfermées dans une boîte. Des sexes grands ouverts, profonds, asphyxiants –imposants car posés là; des allées sombres qu’il vaut mieux prendre, avant que l’ombre…&lt;br /&gt;   Il s’emprisonne dans le murmure. Les silences sont intolérables. Il a besoin de drogue. Il en a vachement besoin. Il veut libérer son cœur, embellir son regard. Voix, vocifère ! Que je me libère…&lt;br /&gt;   Les sexes saignants sont fluides : en eux le temps nous laisse s’en aller. Il alla les chercher.&lt;br /&gt;   Dans la rue, quelques passants voient un homme à la démarche incertaine, roulant comme une bille solitaire jetée à la tempête, s’engouffrer dans un bar. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;CHAPITRE 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Elle voit ce chien de mari lui lécher le visage. Elle se veut morte. Le sang coule à nouveau hors d’elle, suit tranquillement son chemin cruel.&lt;br /&gt;   A.B. ne comprend pas. N’est-ce pas nécessaire ? Le sang, comme l’œuf dans une pâte au four, ne relie t-il pas les éléments ? Ne leur donne t-il pas un éclat, un sens, une chance de vie ?&lt;br /&gt;   A.B. avait été violent ce soir, dès son retour du bar. A peine arrivé, il a cherché parmi villes assiégées et villages ravagés, sa batterie. Il en a besoin. Il lui faut claquer sur la bête pour faire monter la température. Alors il a claqué, claqué, claqué encore et encore… Il aime beaucoup ça. C’est ça son boulot au fond, le sens de sa présence, il est l’artiste de son art. Le meilleur. Quand il claque, il vole. Quand il vole, toutes les ombres se faufilent dans leurs longs fils pour se cacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CHAPITRE 6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Toto est couché. Dehors, le ciel est noir, mais calme, proche de Toto. Le vent tape gentiment à sa fenêtre, comme un doux présage. Toto connaît les ondes. Quand il les entend venir à lui, il se rapproche automatiquement d’elles et les décodent. Ainsi, il se lève de son lit et marche lentement vers la chambre de Papa et Maman. En route il aperçoit Maman qui regarde la télé au salon. Son visage est blessé mais elle lui fait un grand, un très grand sourire, vaste comme la mer en vacances, la mer qui accueille ceux qui sont heureux, ceux qui veulent bien qu’elle respire jusque dans leurs corps. Il continue son chemin vers l’autre chambre. Quand il ouvre la porte, il voit Papa. Papa est suspendu en l’air. Papa a un tissu autour du cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kebina&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Kebina&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-800135026834346732?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/800135026834346732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=800135026834346732&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/800135026834346732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/800135026834346732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/le-petit-rveur-joue-de-la-batterie.html' title='Le Petit Rêveur Joue de la Batterie'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-1712396663981669046</id><published>2007-03-18T16:16:00.000-07:00</published><updated>2007-03-18T16:19:48.484-07:00</updated><title type='text'>Vodka ice, fric en pagaille et autres futilités…</title><content type='html'>Je porte une montre Cartier, une bague à 1000 euros, un gloss Dior effet bouche pulpeuse avec un résultat Pamela Anderson garanti au dos du tube, et je devine déjà l'arnaque mais tant pis. Je suis auto bronzée à mort par toutes les séances d’UV que je m’envoie par jour. Il y’a des temps réglementaires que je ne connais même pas, et que je n’ai d’ailleurs jamais demandé, faute de temps. Ma mère m’a dit que je finirai par crever d’un cancer de la peau. Je lui ai dis qu’elle me foute la paix et qu’elle ferait mieux de se lifter son visage affaissé. Je l’ai tellement vexé qu’elle a tourné les talons et claquer la porte la pouffiasse.&lt;br /&gt;Je suis riche mais je ne l’ai pas fait exprès, l’hérédité peut parfois faire des miracles. La richesse ouvre ô combien de portes, celle de l’avarice, de la luxure et du bonheur sans frontière.&lt;br /&gt; Je me noie dans des orgies de fringues, d’alcool et de coups d’un soir. Et sachez que les bons, nom de Dieu, ça ne court pas les rues. Le mode d’emploi pourrait se résumer à dire que messieurs le point G ne se trouve pas à la plante du pied ou en tout cas, pas chez moi. J’ai 27 hommes à mes soins, et pas des moindres. J’ai des Brad Pitt, Johnny Depp et des Jude Law en un cliquage de doigts.&lt;br /&gt;Si je devais parler d’amour, c’est malheureux à dire, mais j’en dirais pas grand chose. J’y ai laissé ma peau, et pour un rien aujourd’hui je tombe mon string. J’ai trouvé ça trop éreintant de donner un cœur en plus d’un corps. Du coup, je grille ma vie entre des bras différents, des parfums différents et des hommes qui baisent tous différemment.&lt;br /&gt;Je porte à mes lèvres mon bulle rosé d’une main et ma vodka ice de l’autre main, je casse les perles nacrées qui entourent mon cou, juste histoire de dire que j’en ai rien à foutre d’être la fille de machin chose. Je suis moi même avant tout et le reflet que renvoie mon miroir me provoque des orgasmes incessants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Priscilla&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Priscilla&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-1712396663981669046?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/1712396663981669046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=1712396663981669046&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1712396663981669046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1712396663981669046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/vodka-ice-fric-en-pagaille-et-autres.html' title='Vodka ice, fric en pagaille et autres futilités…'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4624107335282301413</id><published>2007-03-11T18:16:00.000-07:00</published><updated>2007-03-11T18:18:23.497-07:00</updated><title type='text'>Un substitute de Journaliste</title><content type='html'>Je viens de sortir du film de Vikash Dorhassoo « Substitute » et en un instant je me suis sentis concerné par les déboires de ce garçon. Comme lui on m’avait fait de belles promesses jamais tenues, comme lui j’ai été trahis par mon père, comme  lui je ne jouerais jamais la finale de la coupe du monde alors que l’on me l’avait juré et comme lui j’ai l’impression d’être remplaçant et que les titulaires sont exécrables mais installé par le choix du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie se résume à celle d’un coiffeur (terme footbalistique pour expliquer que l’on est pas grand chose au milieu d’une sphère qu’elle soit  ballon ou  terre qui roule pour le fric et la gloire), je suis conditionné à me lever le matin, à ouvrir les fenêtres, à m’habiller (parfois), à glander beaucoup dans ma chambre, à lire Jonathan Coe, à fermer ma fenêtre, à me déshabiller pour  aller me coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fred Poulet filmait les déconvenues multiples allemande de son champion en caméra 8mm. Tout le monde (même David Lynch)  utilise dorénavant le numérique pour coucher sur un DVD papa-maman en train de faire de sales choses, ou le petit dernier qui fête ses 4 printemps…  Mais putain c’est magique ce grain dégueulasse. Je confirme que la beauté n’a pas été crée dans les roses mais plutôt qu’elle prend forme dans un désert aride, ou ta gorge pique d’être  sèche. C’est en étant l’enfer qu’on se rend compte de l’horreur du paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes nos imperfections sont décuplées et les qualités mises à mal par un floutage technique. Voilà, c’est dit. Je suis un footballeur sans short et maillot, sans numéros, sans rôle bien défini. La similitude avec Dhorasso ne s’arrête pas là, car  à un moment dans son documentaire, il pense enfin rentrer en jeu  pour confirmer au grand public, son talent. Mettre tout le monde d’accord en 90 minutes. Et là, manque de chance ses céréales tombent de la table :  il sent une douleur à l’adducteur. Impossible de chopper le bol qui s’offre à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vécu cette expérience pas plus loin qu’il y a une semaine. On m’explique à ce moment là qu’il n’y a personne dans le service pour s’occuper de la conférence de presse de Michel Sardou. J’imagine que ces salauds se sont dégonflés et que je serais moi même bien inspiré d’en faire autant.&lt;br /&gt;Je loupe tous les matchs de prestiges pour me voir confier celui de gala le plus déshonorant qui soit. Michel SARDOU quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis l’homme de l’ombre qui gratte ses piges sur de vrais artistes non commerciales, qui coupe en 4500 signes des interviews intéressantes pour entrer dans le maigre cadre qui m’est octroyé, même que parfois je fais ça par passion. Là d’un coup j’ai une double page au service du bouffon des gala Camus and Cie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux simuler une attaque, un manque de souffle, un problème d’adducteur également. Mais fichtre, je me dis que même pour un salaud populiste il faut savoir serrer les dents, rentrer sur le terrain et savoir éliminer son adversaire par une question de choix. La reconnaissance et la fierté d’un homme blessé peuvent mener à penser n’importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc rendez-vous est pris. Et tels est pris qui croyait pendre ! La corde et la langue bleu je l’ai eu a la première seconde. Pour commencer, comme les footballeurs gallinacés nous sommes encadrés le voyage vers sa conférence de presse est organisé, millimétré et pas un pet de travers n’est accepté. Tu prends le train mais en bonne compagnie.&lt;br /&gt;Pour ma part, 2 journalistes « officiels ». De grands organes de presse. Un gars-Une fille. Chouchou et Loulou. 2 maîtres du barreau. Des supérieurs à ma caste. Dans mon échelle professionnelle, il y a le journaliste web, le journaliste presse écrite pigiste, le journaliste presse écrite de droite et enfin le journaliste télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je suis au deuxième stade. Je pense que mathématiquement passer de 2 à 4 est très difficile. Bon mes spécimens en III me disent bonjour par politesse. Je suis l’indigent de service. La secrétaire d’une AG qui fait du bon café. Une femme comme une autre. Je m’imagine fort bien m’embusquer dans un coin et lire mon bouquin. Mais non, on me fait comprendre que par volonté d’état pour la fracture sociale : J’ai le droit de siéger dans le TGV à leur coté… attention :  il faut que je comprenne qu’écouter m’est permis mais commenter m’est proscrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors là, festival. J’ai branché mon dictaphone qui chauffe. L’inanité n’a pas de prix sinon ils seraient tous deux très riches. Je remarque qu’aucun de ces professionnelles  n’a encore planché sur la question michou. Là j’ai une longueur d’avance mais finalement cela me dessert, car bûcher sur le tard c’est un exercice d’excellence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne sert de préparer il faut questionner à poing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’apprend que Patrick Bruel couche avec tout ce qui bouge, que le garçon rédacteur est un fidèle ami de Pascal Sevran (dois je le féliciter ou le plaindre ?) et que la fille elle tape plus fort encore avec le gîte et le couvert pour  Yves Duteil. Tous les artistes sont leurs amis ! moi je n’ai pas d’amis car je suis autiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 heure de train c’est court quand on aime les voyages mais très long quand l’on sait que tout se ferme chez l’homme sauf ses oreilles. Le gars me branche sur la qualité artistique de Sheila, dans ma position de tricard payé au lance pierre,  je ne peux que lui dire qu’il a entièrement raison mais que bon Adrienne Pauly  c’est chouette aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’en fout d’Adrienne. Elle fait quoi Adrienne ? Elle vend combien ? Elle amène la ménagère de moins de 50 ans à se toucher ? Elle remplie des stades ou des Intermarchés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bhen non mais si la quantité était gage de qualité cela se saurait » lui dis je. Il fait le sourd. Leurs contacts me fait rimer. J’adore. Et après tout chacun ses goûts. Je ne bois pas le coup avec Adrienne mais je la vois sur scène un point c’est tout (je foisonne de rimes là).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, le mec installé dans un bistrot à écouter les larsens et  à aimer ça c’est moi. Le mec qui fait des salles polyvalentes et les suivantes c’est moi encore. Que voulez vous je ne suis pas la foule mais j’avance. Nuance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journaliste (peut être serait il juste d’employer le féminin pour ces 2 léopards pleins de tâches) se maquille. 1 heure de trajet : 3 ravalements de façades. L’image, le physique, l’esthétique : elle devrait bosser pour Elle ou Marie-Claire et pas pour des pages culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu qu’ils taffent aussi dans le livre, je lance un sujet. Sur mes auteurs fétiches. Là peut être allons nous nous rejoindre et finir le voyage en partouze. J’exprime mon profond intérêt pour un auteur anglais qui ne fait pas des best-sellers mais de bons livres. Tintin me demande de quand date cet ouvrage. « 2001 ». Ha il peut pas connaître il s’est mis à travailler les chroniques de livres qu’à partir de 2003. Quand il s’occupera des fiches cuisines il sera peut être un bon cuisinier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coup dans l’eau. 2ème essais vers la dame qui a finit de se peindre les lèvres. Je prends une voix très sympathique pour clamer le prestige d’une dernière sortie Gallimard. Régis Jauffret. « Microfictions ». « combien de pages ? » est sa question. « 1000 » est ma réponse. « Trop long, moi je m’arrête aux livres de 150 pages tout au plus ». Génial : Guerre et Paix c’est usant de résumer. Trop gros, trop lourd. Et Russes en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prie pour  que le train n’est pas de retard. Dieu dans sa clémence m’exauce. Direction Michel. Je me demande si Adrienne Pauly serait pas partante pour une conf de presse : elle et moi ? sans personne autour. Sans l’ombre d’un journaliste. Mais là, par contre, j’ai beau implorer les cieux  rien ne vient et Michel m’attend.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pierre Derensy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Pierre Derensy&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4624107335282301413?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4624107335282301413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4624107335282301413&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4624107335282301413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4624107335282301413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/un-substitute-de-journaliste.html' title='Un substitute de Journaliste'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-5048741018064214597</id><published>2007-03-11T18:06:00.000-07:00</published><updated>2007-03-11T18:08:52.076-07:00</updated><title type='text'>Metro Porte de Vincennes</title><content type='html'>Metro porte de Vincennes, je suis assise, lui aussi …il y a deux sièges qui nous séparent...&lt;br /&gt;Il joue sans s'arrêter avec sa gratte, elle est rose je l'aime bien.&lt;br /&gt;Il balance son pied et moi je fais valser mon esprit et mes rêves en le regardant jouer.&lt;br /&gt;Il porte une boucle à l'oreille gauche, il est bien concentré, je l'observe.&lt;br /&gt;Nous sommes là assis dans cette bouche de métro en ayant chacun l'esprit ailleurs.&lt;br /&gt;Le métro est là, je ne le prends pas, je reste encore un peu, la musique n'est pas fameuse, il y a quelques faux  accords... mais c'est ça qui me plait.&lt;br /&gt;Et en une fraction de seconde je nous imagine à la campagne,&lt;br /&gt;l'air est si doux en cette fin d'après midi d'été, lui qui joue et moi qui balance ma tête …&lt;br /&gt;Il n'y a rien autour, juste le ciel et des milliers de coquelicots …&lt;br /&gt;Comme par magie puis…&lt;br /&gt;Merde, mon téléphone sonne, je dois arrêter maintenant …&lt;br /&gt;De rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ilana&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;ilana&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-5048741018064214597?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/5048741018064214597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=5048741018064214597&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5048741018064214597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5048741018064214597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/metro-porte-de-vincennes.html' title='Metro Porte de Vincennes'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-1161677230948053906</id><published>2007-03-07T16:13:00.000-08:00</published><updated>2007-03-07T16:16:25.837-08:00</updated><title type='text'>Dear Brother</title><content type='html'>Quand tu tords mes poignetsEt m’ordonne de m’en aller&lt;br /&gt;Je pleure car c’est moi qui dois apprendre&lt;br /&gt;C’est donc moi que tu devrai prendre&lt;br /&gt;Je jalouse celles que tu baises&lt;br /&gt;Quand avec moi tu te contentes d’un baiser&lt;br /&gt;Je goute si fort ce malaise&lt;br /&gt;Que tu m’imposes par ta cruauté&lt;br /&gt;Arretes de me toucher comme une enfant&lt;br /&gt;Arretes de me traiter comme une gosse&lt;br /&gt;Au lieu de me dire gentiment bonne nuit&lt;br /&gt;N’aie aucune clémence&lt;br /&gt;Coinces-moi au fond de mon lit&lt;br /&gt;Et là fais-moi violence&lt;br /&gt;Je suis gluante de honte&lt;br /&gt;Mais en vérité, ne veux l’etre que de ton foutre&lt;br /&gt;Tremblements, brulures et peursTes mains sur moi&lt;br /&gt;M’apaisent bien plus que tes sermons&lt;br /&gt;Me glisser autour de toi&lt;br /&gt;M’est plus doux que toutes tes recommandations&lt;br /&gt;Plutot tes gifles que ton indifférence&lt;br /&gt;Illusion de souffrance&lt;br /&gt;Qui s’efface si tu me prends contre toi&lt;br /&gt;Et susurre en tirant mes cheveux&lt;br /&gt;Que je serai toujours à toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dahlia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter Dahlia ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt; ou laissez un commentaire&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-1161677230948053906?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/1161677230948053906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=1161677230948053906&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1161677230948053906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1161677230948053906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/dear-brother.html' title='Dear Brother'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-8669529431749300211</id><published>2007-03-04T17:12:00.000-08:00</published><updated>2007-04-26T16:22:14.837-07:00</updated><title type='text'>Mes Cellules T4</title><content type='html'>Chacun sa merde, ces statistiques a la con, ces histoires de haine, ces grosses conneries. Si t’es noir, tu meurs, tu veux l’amour, tu récolteras la mort. Tes cellules T4 ont baissées, tu va bientôt crever, tu t’en fous, tu veux tous les tuer, l’infirmière qui vient te parler, grosse conne qui vient te faire chier et le type qui passe a la télé et qui attend le second retour de l’autre kemé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi, tu sais, tu sais tout mais tu ne dis rien, tu as le cœur trop bon pour agir comme un sale garçon, pourtant quand elle appelle ton nom, tu ne peux t’empêcher de murmurer, &lt;strong&gt;je veux te tuer pétasse&lt;/strong&gt; et elle entends mais elle ne dit rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur, nous avons vos résultats, entrez, entrez, &lt;strong&gt;salope,&lt;/strong&gt; entrez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, asseyez vous, comme je vous disais, j’ai vos derniers résultats et ils ne sont pas bons, pas bon du tout, &lt;strong&gt;tu vas crever sale chienne.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vous m’entendez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m’entendez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, comme prévu, vos cellules T4 ont baissées, de plus votre lymphe nymphatique est en très mauvais état, &lt;strong&gt;je te déteste, je te hais, sale chienne, si tu savais comme je t’ai ….&lt;/strong&gt; il se peut que la maladie ait atteint toutes les parties de votre corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous le savez votre état est incurable, le Docteur Ashtkin avant de disparaître a dit que….&lt;strong&gt;Malheureux vous qui souffrez tant dans ce monde, de douleur, il faut que je vous abonde,&lt;/strong&gt; je pense qu’il faudra associer le Deladir avec un peu plus de D.D.I., vous comprenez, nous ne pouvons pas vous laisser sortir dans cet état, vous etes un danger pour la société, il se peut de plus que votre état se détériore davantage, &lt;strong&gt;je vais prendre cet ouvre-lettre et le planter dans ta gorge, le sang va couler, le sang va couler et moi je vais sourire,&lt;/strong&gt; de plus les infirmiers m’ont informés que vous ne preniez plus vos médicaments, etes vous conscient du risque que vous prenez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m’entendez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que vous vous soignez, &lt;strong&gt;c’est décidé, je le fais, au prochain mot qu’elle prononce, je me lève et je saute sur elle, un mot, une syllabe, une phrase et elle est morte, elle va pisser du sang au début, puis elle va avoir mal et dans ces yeux, elle verra ma haine, ma haine, ma haine des autres, ma haine pour ces chiens, pour ceux qui m’ont donné ce mal, ces maux, ma haine…..ce n’est rien, il suffit que ces lèvres bougent, bougent une fois de plus et cela va se terminer de façon horrible, atroce.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Naglaa, vous souffrez de démence et de ……NON, NON, NOOOOOOOOOOOON.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-8669529431749300211?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/8669529431749300211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=8669529431749300211&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8669529431749300211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/8669529431749300211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/mes-cellules-t4.html' title='Mes Cellules T4'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3670040049222523472</id><published>2007-03-04T17:07:00.000-08:00</published><updated>2007-03-04T17:10:51.898-08:00</updated><title type='text'>Le bonheur est dans le compte</title><content type='html'>Mercredi 15 novembre. 19 H 22. Le thermomètre indique 18°2 lorsque je pénètre dans mon appartement. La différence est épidermiquement palpable avec la température de mon bureau surchauffé que je viens de quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un Bureaucrate. Oui, Bureaucrate. C’est le qualificatif que certains ouvriers du petit bar (celui du coin de la rue du château et du boulevard d'un maréchal qui a sacrifié des vies) m'attribuent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis bureaucrate pour un employeur pour qui je réfléchis et qui, en échange,  m'alimente via un ordre de sa banque à ma banque. En fait, il alimente l'ordinateur de mon banquier de 0 et de 1 et ces chiffres ordonnés scientifiquement permettent d'alimenter mon estomac avec ma petite carte rectangulaire et bleue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je rentre un peu harassé de ma journée. Sur le chemin, avec ce fameux bout de plastique amélioré, je me suis fait un petit plaisir, un petit rien. Je me suis acheté une Leffe blonde à deux euros (et à 6,6°). Je me suis aussi alimentairement offert un plat tout prêt. Ces judicieux achats ont été effectués chez Mehmet (il tient la petite épicerie du quartier). C'est un peu ma récompense pour avoir réussi à faire écouler une journée qui ne m'a pas paru plus gratifiante que de vendre du temps pour se nourrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a qu'une vie, alors je l'emploie savamment à travailler pour gagner de l'argent (la finalité n'est pas d'engranger de l'argent, je me l'accorde. Le but est plutôt de le dépenser. Mais c'est comme ça qu'on dit, alors pour ne pas faire preuve d'originalité c'est ainsi que je le formule).&lt;br /&gt;Oui, j'ai de l'argent. En plus, pour être tout à fait franc, mes parents sont généreux. Ils ont aussi réussi dans la vie. Alors, l'équation donne un résultat satisfaisant en terme de 0 et de 1 pour l'ordinateur de mon banquier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pénètre dans mon appartement et je file directement aux toilettes. C'est jouissif.&lt;br /&gt;Ensuite j'appuie sur le bouton noir « on/stand-by » de mon ampli sharp et lance le CD inséré qui reproduit dans les enceintes la musique d'un petit groupe de trip-hop grenoblois. Pour continuer sur la lancée de mon rituel bien établi, je me désape consciencieusement afin de ne pas froisser mon déguisement de travailleur (« déguisement » étant ici employé comme un synonyme tout à fait recevable de costume dans mon cas). J'enfile une tenue plus adaptée à la fraîcheur hivernale des lieux et à mon activité à venir. Et puis, je ne vais pas porter des fringues chères et « à repasser » pour mon simple contentement, ce type d'attirail n'a d'utilité que sociale. Enfin, moment tant attendu, j'ouvre avec délectation anticipée mes 50cl de Leffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à Delerme, ce n'est pas la première gorgée que je préfère, c'est la première canette.&lt;br /&gt;L'ivresse me gagne doucement. Cette sensation est agréable. Apaisement et oubli des pensées à la traîne de ma journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail, ça prend du temps de pensée dans la vie d'un bureaucrate. Or, mon truc dans la vie c'est pas trop le travail. Mais à part le travail, j'ai pas non plus trop de choses qui me stimulent. L'amour, peut-être ?&lt;br /&gt;Oui, l'amour c'est un truc qui pourrait être un leitmotiv. Mais moi j'ai déjà une amoureuse et ce passe-temps ne me motive plus tant que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça que j'aime bien m'enivrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une fois ma bière terminée, moi-même déterminé, je m'oriente vers mon placard (celui intégré dans le mur de mon salon, face à la porte de la chambre) et je me choisis un &lt;em&gt;Digital Versatil Disc&lt;/em&gt; que je n'ai pas encore vu. J'hésite entre un film d'auteur islandais (101 Reykjavik) ou un classique américain des années 50 avec P. Fresnay (Barry) ou D. Powell (c'est arrivé demain).&lt;br /&gt; Oui, parce qu'en plus d'être bureaucrate, je suis aussi cinéphile. Enfin, j'essaye de l'être parce que ça fait partie du costume complet que je me complais à revêtir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je mange mon plat tout prêt devant ce chef d’œuvre d'un artiste désigné ainsi par des critiques avisés. Le repas que Marie m'a préparé est relativement savoureux, mais il n'en demeure pas moins peu copieux. Ce produit bien marqueté ne cale pas mon appétit. Bien au contraire. Mais malgré mon travail journalier pour remplir mon frigo, celui-ci est désespérément vide (le virement de mon employeur n'a rempli que l'ordinateur de mon banquier, pas mon frigidaire).&lt;br /&gt;Mon sang ne fait qu'un tour. Il faut que je m'offre un autre petit plaisir. J'opte pour une coupe de glace à la noix de macadam (portion individuelle) ou d'un nom s'approchant. J'accompagne ce second petit rien du jour d'un verre de crème de whisky. Ce breuvage est peu alcoolisé, mais c'est sa saveur que je recherche, pas l'ivresse qu'il pourrait me procurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ma journée est maintenant terminée. Je vais enfin pouvoir me diriger vers mon lit, mais quelque chose ne va pas en moi. J'ai ce sentiment perturbant d'insatisfaction (un peu comme quand je n'ai pas réussi à jouir pour le final d'un ébat amoureux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pourtant pas de raison d'être insatisfait (pas non plus d'être satisfait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le suis pourtant (insatisfait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En y réfléchissant bien, je pense que j'aurais dû acheter deux canettes de Leffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Benoit ILL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter  &lt;strong&gt;Benoit ILL&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3670040049222523472?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3670040049222523472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3670040049222523472&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3670040049222523472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3670040049222523472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/le-bonheur-est-dans-le-compte.html' title='Le bonheur est dans le compte'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-1798210054136463091</id><published>2007-03-04T17:04:00.000-08:00</published><updated>2007-03-04T17:07:51.919-08:00</updated><title type='text'>La supplique de l'attente.</title><content type='html'>J'économise ma bière, le bar commence à se remplir.Un groupe de filles vient s'asseoir sur la table d'à côté.&lt;br /&gt;J'attends.&lt;br /&gt;Je m'efforce de ne pas regarder autour de moi.&lt;br /&gt;Je suis seul, assis au fond d'un bar sombre.Les gens me lancent des regards soupçonneux.&lt;br /&gt;Je ne resterai pas seul bien longtemps, elle ne devrait plus tarder maintenant.&lt;br /&gt;Mais en attendant ils se posent des questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils rient entre eux.&lt;br /&gt;Ils rient fort, sans aucune pudeur ni retenue.&lt;br /&gt;Je déchiffre les affiches de réclame pour d'obscures marques de whisky. J&lt;br /&gt;e lis tout ce qu'il y a à lire, J'attrape la carte et commence à lire de haut en bas.&lt;br /&gt;Je la connais déjà par cœur.&lt;br /&gt;Le nom de chaque marque de bière et tous les prix correspondant.&lt;br /&gt;Je regarde l'heure sans arrêt et commande des verres pour aider les minutes à s'écouler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps s'enfuit et je n'essaie même plus de le rattraper.&lt;br /&gt;Les minutes se sont transformées en heures, Les jours en semaines, Les semaines en mois. Depuis ce soir où tu n'es pas venue.&lt;br /&gt;Je ne compte plus les années passées à cette place au fond de ce bar.&lt;br /&gt;A boire la même bière. A regarder les heures passer.&lt;br /&gt;A mourir en attendant&lt;br /&gt;Et à ne même plus savoir ce que j'attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matthieu Sala&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Matthieu Sala&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue :&lt;br /&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-1798210054136463091?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/1798210054136463091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=1798210054136463091&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1798210054136463091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1798210054136463091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/la-supplique-de-lattente.html' title='La supplique de l&apos;attente.'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-5093320538128024535</id><published>2007-02-25T20:45:00.000-08:00</published><updated>2007-02-26T06:11:37.955-08:00</updated><title type='text'>Rêves Partis</title><content type='html'>Ses rêves partis, elle s’y oublie parfois. Morceaux de poésie qui ont semé sa trace, le ciel sans plus d’étoiles auxquelles se raccrocher. Lorsqu’elle ferme les yeux, elle génère ce vertige. Paysage défiguré par une falaise sans fond. C’est tout son peu de vie qui pourrait basculer dedans. Inlassablement, elle s’agenouille au bord et y jette sa douleur, larmes offertes au démon qui ne la laisse jamais tranquille, jamais seule, là toujours prompt à la mordre jusqu’au sang. Et quand enfin rassasié le monstre cesse de gueuler, ne serait ce qu’un court instant, reste en elle cette musique, là au fond de ses nuits blanches. Elle y danse comme la ballerine d’une boite à secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sourde aux bruits alentours, rythme de son corps calé sur les litanies qui résonnent dans sa tête, elle ferme les yeux, se laisse porter doucement. Ondulation impeccable de ses formes fragiles, et tous les regards semblent braquer sur elle. Elle danse. Une heure qu’elle est sur la piste. Seule ici au milieu d’une foule compacte. Autour d’elle, masse informe de chair qui grouille sous les projecteurs, on distingue des visages teintés de bleu ou vert qui disparaissent aussitôt, fondus les uns dans les autres sous des mouvements de bras. On ne voit qu’elle, comme un halo de paix au milieu du carnage. Elle n’en a pas conscience, s’évertue invisible. Mais ce pouvoir qui émane de chacun de ses gestes. Sa douceur désinvolte. Précision affûtée de petite fée salie par le monde alentour. Elle a perdu ses ailes au fond d’un verre d’alcool, s’abandonne enivrée à cette nuit comme à la précédente, persuadée qu’elle est qu’à tout moment, si elle en a besoin, une ou deux enjambées la mettront à l’abri. Elle est si délicate, elle devrait avoir peur de ces ombres qui l’entourent, et pourtant rien en elle ne viendrait à trembler, même le plus petit morceau d’âme reste vissé à sa place. La douleur si bien maîtrisée, qu’elle en porte l’odeur. Rien ne pourrait l’atteindre aussi fort que les coups qu’elle se porte au-dedans, rien de mieux calibré que ces douleurs atroces qu’elle se sait capable de s’infliger seule. Elle est là, si fragile, si vulnérable, mais n’a rien ni personne d’autre à craindre qu’elle même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a ces regards qui cognent, voudraient bien l’abîmer. Tactiques de connards qui l’approchent et la frôlent, la bousculent. Dans leurs yeux c’est le désir, l’envie de l’esquinter. Crevards à quatre pattes qui aimeraient la soumettre, bandent durs et féroces dans leurs pantalons trop serrés. Elle ne les regarde pas, garde les yeux fermés, s’applique à ne rien faire exister de cet univers étroit et bruyant. Elle est ici juste pour se perdre, une nuit juste, parvenir à disparaître dedans. Y a que dans ce chaos qu’elle fini enfin par ressentir un peu d’apaisement, qu’elle retrouve le goût des rêves. Danse lascive et murmurée, rendue obscène par la lenteur qu’elle déploie au milieu des autres qui se secouent en l’air, elle est là en suspend, trop offerte. Elle entend dans sa tête, comme des notes au piano, sent les larmes lui monter. Puis ce sourire qui lui mange l’intérieur, et doucement la joie de vivre qui lui caresse la peau du dedans, chaque millimètre d’elle qui vibre. Rythme saccadé qui fini par s’éteindre, et d’un coup immobile, visage levé au ciel, elle tend les paumes de ses mains vers le haut, comme en dehors des choses. C’est la vie qu’elle ressent, ce que tous sont venus chercher dans cette nuit qui ne finit pas, et s’en éloignent à force de vouloir la trouver au mauvais endroit, de la mauvaise façon. Au fond d’elle. C’est de là que ça émerge. Une aura toute puissante. Le cri le plus élémentaire. Elle entrouvre les lèvres, là comme au ralenti, lumière de spot qui lui crève le regard. Et tout se scinde. Tout se divise. Quelques secondes à peine, elle écarte le néant d’un côté puis de l’autre. Ses larmes coulent, et autour d’elle, l’univers entier continue de danser sur la musique techno. Elle n’entend plus rien que ce souffle qui lui rempli le corps, et les battements du cœur qui remplissent sa poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça dure un bref instant. Difficile à maintenir. Il la bouscule. Coup d’épaule lourdement orienté. Ligne droite parfaite de sa trajectoire, contrôle sévère, imparable. Il reste planté là. Obsédé par l’idée d’exister pour elle. Ne supporte pas la voir garder les yeux fermés, et pour qui elle se prend, elle ne sait pas qui je suis, mais qui c’est cette pétasse, putain je vais la baiser. A aucun moment il ne voit, les longues coulées de larmes qui fondent sur son visage. Elle reste droite et sourde à lui, perdue là dans sa transe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui attrape le bras, ne lui laisse pas le choix que de se tourner vers lui. Il lui parle. Mots lourds et crus balancés par le membre. Habitude ancrée à la source, de ne jamais laisser à l’autre aucune échappatoire, toujours la posséder. Presque il crache ses mots, presque il veut lui faire mal, ressert l’étreinte de ses doigts qui s’enfonce dans la peau blanche. Elle tourne la tête, le regarde d’en dessous. Sans surprise face au besoin de l’autre de la faire appartenir, d’en devenir le jouet. Elle a toujours vu ça et dans tous les regards. Elle ne sent pas l’étreinte trop forte. Ne sent pas la douleur. Dans ses yeux à elle, c’est juste la lassitude. Point d’honneur que met l’autre à vouloir la sauter, et qu’elle sait inutile au fond. Elle sait que de toute façon, dans quelques heures elle retournera danser dans sa boîte à secrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui dit : C’est quoi ton prénom ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine elle ouvre la bouche. Je n’en ai pas…&lt;br /&gt;Il affiche air énervé de mec trop sûr de lui, qui décide de ce qui est une bonne réponse et de ce qui est une mauvaise. Il continue de la tenir fermement. Elle ne se débat pas.&lt;br /&gt;Elle lui dit : méfie toi de moi car parfois je m’abîme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continue pourtant, de tirer sur elle pour l’amener contre lui. Personne autour ne bronche, personne ne remarque vraiment. Mouvements secs de bonhomme gangrené par l’alcool. Craquement dont il ne pourrait situer précisément la provenance. Il tire sur le bras. Il voit juste, à la base de l’épaule, fils noirs apparaître et s’étirer longuement, continue machinalement de tirer jusqu’à les voir se casser. Le membre qui se décroche du corps. Il ne réalise pas que c’est son bras à elle qu’il tient dans la main. Regarde bêtement les fils arrachés qui pendouillent tout au bout. Son visage à elle, résigné, fermé, dégueule d’une peine habituelle, facilité des traits à se positionner à la bancale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a juste le temps, dans la stupéfaction de l’autre, de ramasser le bras qu’il laisse tomber à terre, et courir quelques mètres jusqu’à la porte des toilettes. Le mec reste là, pétrifié, sans comprendre. La regarde disparaître dans la foule. Queue molle et flasque de son ego brisé, reste du corps incapable de bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les toilettes, attroupements de connasses devant les miroirs, visages qu’il faut redessiner malgré la sueur qui brouille leurs traits. Leurs bâtons de rouge à lèvres pour situer la bouche, du mascara et un peu de crayon pour rappeler leurs yeux. La vraie beauté s’efface rapidement, sous les croquis qu’il faut en faire. Et comment séduire et comment il faut plaire.&lt;br /&gt;Elle franchit la première porte qu’elle trouve, peau suintante de tristesse qu’on pourrait prendre pour de la transpiration, son désespoir masqué. Elle verrouille derrière elle, se laisse glisser contre le mur, jusqu’au sol. Carrelage souillé par les allers venus. Flaque de pisse qui vient mouiller son jupon noir. Elle regarde le tissu déchiré de sa peau. Elle soupire. Elle était si près d’y parvenir cette fois. Elle soulève son tee shirt, attrape une aiguille enfoncée dans son ventre, puis malgré la main qui tremble, tente de se recoudre. Assurance de ses gestes dénués d’énergie, puis les coups contre la porte qui l’empêche de se concentrer. Comme une panique qui la saisie, elle ferme ses yeux, pensant parvenir à faire taire le monde encore mais cette fois rien ne se passe, rien ne la remplie. Quelques secondes. C’est la peur qui finalement la gagne. Pose mal assurée, en appui sur le mur, elle se recroqueville doucement, jusqu’à devenir un point minuscule. Jusqu’à n’être plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le loquet de la porte fini par craquer sous les coups répétés.&lt;br /&gt;Tout ce qu’on trouve, par terre, c’est une poupée de chiffon, désarticulée, déchirée de part en part. Le mec derrière le type de la sécu, n’arrête pas de hurler que c’est là qu’il a vu la fille se planquer. Il gueule. On l’emmène à l’écart.&lt;br /&gt;Personne ne ramasse la poupée. On la regarde juste.&lt;br /&gt;Comme à n’y rien comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie et où qu’elle soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si habile à se perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Antoine Dole&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Antoine Dole&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue :&lt;br /&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-5093320538128024535?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/5093320538128024535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=5093320538128024535&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5093320538128024535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5093320538128024535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/rves-partis.html' title='Rêves Partis'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3027123458392162400</id><published>2007-02-25T20:43:00.000-08:00</published><updated>2007-02-25T20:45:44.777-08:00</updated><title type='text'>Paul ou la mousse écarlate</title><content type='html'>Je mens. Je dis Paul mais Paul n'existe pas. Un cochon sur une moquette beige. Un éléphant sur une commode. J'avais bu ce soir là. J'étais indolente mais déterminée dans mon âme. Tu es arrivé. Tu as écrasé mes ballerines. Elles étaient d'une couleur rose-praline. Je sais. Le rose-praline n'existe pas mais Paul non plus,n'existe plus. Je buvais une bière dans un gobelet prussien. J'imaginais ton ventre tout rond et j'avais envie de mordre tes boules. Je pensais à des pivoines et à ta langue pleine de toi. Paul a des yeux de chien rouge qui s'étonnent d'avoir les oreilles noires. Nous étions dehors. Des farandoles de gurilandes. La rue pavée. Des graines de pavot sur le gâteau de mamie. Tout près de ma peau, un clocher qui sonne midi à l'envers. Il fait si nuit. Paul me tient la gorge. J'ai envie de mordre ta canine. Paul me touche la poitrine qui gonfle de bière et de pisse. Je suis si triste. Demain, c'est dimanche et je vais devoir me droguer d'encre bleutée pour penser t'oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3027123458392162400?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/3027123458392162400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=3027123458392162400&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3027123458392162400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3027123458392162400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/paul-ou-la-mousse-carlate.html' title='Paul ou la mousse écarlate'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-5101191701058524139</id><published>2007-02-25T20:41:00.000-08:00</published><updated>2007-02-25T20:43:25.151-08:00</updated><title type='text'>La Decadence de L'Ennui</title><content type='html'>Cette histoire se déroule quelque part sur la Terre au début du XXIeme siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une époque formidable, un temps d'innocence et d'allégresse pour la planète entière.Oh certes, dans certains pays régnaient encore la guerre mais bon, il suffisait de zapper sur MTV pour ne plus s'en soucier.&lt;br /&gt;De la même façon, en Afrique, un ou deux génocides se préparaient mais personne n'en parlait vraiment à part deux, trois journalistes d'Arte. Des africains qui mourraient ce n'était pas vraiment ce que l'on pouvait appeler 'the news of the day'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de considération géopolitique intéressait encore moins les jeunes de mon age, en effet, la plupart des types de ma génération n'en avait cure de faire la révolution ou de changer le monde.&lt;br /&gt;Et cette nonchalance intellectuelle n'était pas du au fait qu'ils étaient superficiels ( vous savez le genre de personne a avoir comme grand dilemme leur tenue vestimentaire, la brisure d'un ongle ou le fait que, je cite 'cette pétasse de Marie a acheté le même sac que moi' ), non, c'était juste parce qu'ils n'en avaient juste pas envie, voila, juste ça, c'était tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, il faut pas croire, il y en avait qui avaient des convictions et puis de toute façon  nous les jeunes on se battait déjà contre un monstre ignoble, un démon horrible qui frappait à toutes les heures et pas juste a minuit, a toutes les portes et peut-être bientôt a la votre, cette infâme créature avait un nom, l'ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors forcément pour le combler cet ennui, et entre deux éjacs faciales de Marie Sophie (enregistrée en secret par son boyfriend puis disponible sur Youtube ), les jeunes de 18 a 35 ans s'occupaient comme ils pouvaient, certains jouaient au justicier, ils se divertissaient en aidant les pauvres gens, le plan 'Les Enfants de Don Quichotte', mais moi je suis pas si con ( comme même un peu mais pas tant que ça ), je sais qu'ils ont juste réussi à faire d'une pierre deux coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De un, ils ont enfin trouvé quoi faire de leur vendredi Soir ( parce qu'entrer en night-club des fois, c'est hard ) et de deux ils passent à la télévision ( selon les sondages, passer a la télé et par la suite devenir une célébrité est la préoccupation principale de 53 % des 13-25 ans ), bon accessoirement ils ont amusés deux, trois SDF mais les gens sans domiciles fixes, ils sont pas cons, faut pas croire, ils savaient très bien que ces bouffons repartiront en même temps que les journalistes d'amener leur caméra, ils cesseront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes bourgeois étaient de ceux qui s'ennuyaient le plus, en effet que faire dans une société de consommation quand on a déjà tout consommé et cela sans avoir rien demandé à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains du XVIeme ont trouvé la solution, on se fait passer pour des victimes, on prend une caméra, on s'achète une ou deux bouteilles de champagnes et avec un peu de farine sur la table du salon de grand-maman, on se trouve un surnom top inglish et beau-papa nous fait passer à TF1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, la bien sur, il faut remettre les choses en contexte, je parle de deux extrêmes, de ceux dont l'ennui est devenu insoutenable et entre ces deux points de bipolarité lobotomisés se retrouvent des types comme moi, quasiment banal qui se contentent pour combler l'insoutenable (et légendaire ) légèreté de l'esprit de baskets Gucci a 600 Euros ( acheté sur Internet grâce à une fausse carte de crédit volée ), d'un jean Evisu a 250 $, d'une veste Armani a au moins 300 $ mais acheté pour 20 $ dans une friperie de Montréal et d'un T-shirt fait par un de ces potes.Ah, et aussi d'accessoirement d'un rendez-vous avec une jeune et jolie jeune fille de 20 ans rencontré quelques jours auparavant dans un de ces lounges a la mode remplis de pétasses siliconées ou de veilles de 30 ans légèrement liftées ( oui, je sais cela fait cliché mais ça reste quand même une réalité ) ou on écoute la même musique formatée de Cannes, a Tokyo, en passant bien sur même par Perpignan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque fois que je devais voir une fille, je stressais, j'avais les mains moites, la peur de ne pas assurer, la honte ( a l'avance ) de ne pas bander ( ça arrive même a 20 ans ), le cœur qui battait un peu trop fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ces symptômes, bien sur, comme à chaque fois deux solutions : soit baiser une de ces ex a l'avance ou se défoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisis la deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'allez pas voir dans ma décision d'intoxication un signe de faiblesse, non, au contraire, cela prend du courage de jouer au jeune coké, défoncé ( et encore plus de l'écrire ), tant de conformisme assumé, c'est un sacerdoce, une preuve d'un indéfectible sens d'un manque de personnalité.&lt;br /&gt;En effet, en 2007, les vrais rebelles, les descendants de ceux qui d'antan mourraient au front, sont les jeunes de 18 a 35 ans, ni tatoués, ni percés et qui ne consomment pas de drogues. Moi, bien évidemment je n'en étais pas un (de rebelles...)&lt;br /&gt;Tout cela, malheureusement, ne changeait pas le fait que j'étais là devant un immeuble de la rue Mont-Royal, vêtu de manière à dire, j'ai de l'argent mais je m'en fous légèrement ( car de nos jours il n'y avait que les pauvres pour tenter de passer pour des riches ( Les gens plus aisés financièrement ( et qui ont du style ) eux, savent que le plus important est de ne jamais passer pour ce que l'on n'est pas ( d'où les bobos, d'où les converses trouées qui datent de 2002 avec dans la poche, une Visa Or ))) et que j'avais rendez-vous avec une jeune fille rencontré quelques jours plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le premier rendez-vous était toujours assez délicat pour un homme de mon age, il fallait être prêt à toute éventualité et en quelques années sur le trottoir de Montréal, j'en avais rencontré des éventualités ( la courte liste de mes récentes éventualités comprenait Karima, la meilleure amie de ma soeur, avec qui j'avais eu une brève mais intense relation qui s'était terminée par une maladresse de décalage géographique ( j'ai malencontreusement éjaculé sur son œil quand elle voulait que je vienne sur son visage ( il est à noté cependant que Karima ne m'avait pas précisé l'endroit précis ou elle désirait que je fasse la chose d’où ma maladresse ), après elle j'avais rencontré Nola, la femme de ma vie, on est resté quatre mois ensemble, les quatre plus beaux mois de ma vie, je l'avais aimé d'amour et elle m'avait trahie, après le décès de son père elle avait tout quittée pour aller vivre à Paris ( quelle ironie, moi j'avais quitté Paris pour Montréal, arrivé à Montréal je rencontre la femme de ma vie qui me quitte pour aller vivre à Paris ) puis j'ai croisé Laura la schizophrène, Cynthia la nymphomane échangiste, sans oublier Blondie dont je n'ai jamais connu le vrai nom mais que j'ai quitté quand je me suis aperçu que ma carte de crédit, ma carte de débit et mon compte chèque avaient été siphonnés par elle et cela sans qu'elle ne m'en demande la permission ( je n'ai jamais su comment elle avait fait d'ailleurs ), il ne fallait pas bien sur oublier Christiane et ses vaginites a répétitions ni Laura que j'ai quittée par SMS……… , bref j'en passe des conasses et parmi les meilleures, de l'Europe a l'Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis mis à penser à toutes ces folles qui ont croisé mon parcours, ces poupées russes que j'ouvrais sans fin et je me suis rappelé que ma jeune et jolie jeune fille de 20 ans n'était pas si extraordinairement mignonne que ça et même, en y repensant, un peu repoussante.Je me suis rappelé aussi la façon peu classieuse qu'elle avait eue de se baisser devant moi avec sa pose a la ‘oh, j'ai fait tomber mon rouge a lèvre alors je vais me baisser doucement et lentement devant toi et te montrer mon cul parce que je sais que vous les noirs, vous aimez ça’ et j'ai décidé de rentrer chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura sûrement un porno à regarder sur Internet avec deux filles qui rentrent leurs doigts de pieds dans le vagin d'une troisième, fascinant et pour combler l'ennui, j'écrirais sûrement une nouvelle ratée (mais qui sera sûrement la meilleure que je n'aurais jamais écrite) sur cette soirée avortée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-5101191701058524139?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/5101191701058524139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=5101191701058524139&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5101191701058524139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/5101191701058524139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/la-decadence-de-lennui.html' title='La Decadence de L&apos;Ennui'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6582323921497602772</id><published>2007-02-18T19:04:00.000-08:00</published><updated>2007-02-18T19:05:55.862-08:00</updated><title type='text'>Recensement</title><content type='html'>J'étais seul chez moi, tous volets fermés, avec comme seule source de lumière ma petite lampe de bureau, tournée vers le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fumais assis dans le canapé, un pack de bière posé sur la table basse en face de moi. L'iMac trônait fier sur le bureau à l'autre bout de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Saleté de machine ", j'ai sifflé entre mes dents en lançant une capsule de bière dans sa direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le mur au dessus du bureau j'avais accroché les portraits de mes écrivains fétiches. Céline, Camus, Balzac, Baudelaire, Hemingway… Ils étaient tous là, accrochés au mur à me narguer, à agiter leurs chef-d'œuvres sous mon nez et à se marrer et leurs rires flottaient dans toute la pièce. Je suis allé m'asseoir devant l'ordinateur et j'ai commencé à taper. Ils continuaient à se foutre de moi, j'ai attrapé une bière et j'ai continué à taper mais impossible de me concentrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ah, ça vous fait marrer, hein, mais moi j'en ai rien à foutre parce que vous êtes tous morts, hé hé, vous êtes tous morts et moi je suis vivant ! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti d'un rire dément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Vous pouvez rien contre moi bande de sacs d'os pourris ! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un accès de furie j'ai arraché leurs sales gueules de mon mur et je les ai tous jetés à la poubelle. Puis j'ai bu une longue gorgée et je me suis rassis devant l'ordinateur, l'esprit libéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écrit pendant tout le restant de l'après-midi jusqu'en début de soirée puis je suis allé m'installer dans le canapé pour relire mon travail. Je l'imprimais toujours au fur et à mesure pour pouvoir me relire sans me bousiller les yeux sur l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais sur le point de m'y remettre pour corriger quelques phrases qui n'allaient pas quand on a sonné à l'interphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Oui ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Bonsoir Monsieur, excusez moi de vous déranger, c'est pour le recensement, auriez-vous quelques instants à me consacrer ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Le recensement ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Vous n'êtes pas au courant ? La mairie a lancé récemment une vaste campagne de recensement, j'ai seulement quelques questions à vous poser, ça ne sera pas long. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ok, allez-y, montez. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un jeune, certainement encore étudiant, un blond plutôt gringalet avec des lunettes rondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je vous en prie, installez-vous, vous buvez quelque chose ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Non merci, j'ai encore des gens à visiter après vous. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé m'ouvrir une bière tandis qu'il s'installait dans le canapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Comme je vous le disais, Monsieur le Maire a lancé une vaste campagne de recensement dans toute l'agglomération dans le but de mieux connaître ses concitoyens. En effet il souhaite modifier profondément la politique de la ville en la rendant plus proche des revendications de ses habitants. Je vous demanderai donc de bien vouloir répondre à quelques question si cela ne vous dérange pas. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je vous écoute. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je vais commencer par des informations générales vous concernant, comment vous appelez-vous ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Daniel Duval. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Quel âge avez-vous ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Trente-quatre ans. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Depuis quand vivez vous à Montpellier ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je suis arrivé il y a presque dix ans. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Avez-vous de la famille à Montpellier ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Non. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Diriez-vous que Montpellier est une ville agréable à vivre ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Par certains côtés, oui. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Lesquels ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Les femmes sont jolies, ici. Vous êtes sûr que vous ne voulez pas un verre ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Non merci, sans façon. Et selon vous, quel est le principal défaut de cette ville ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Les bars ferment trop tôt. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Très bien. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prenait des notes sur un petit calepin au fur et à mesure de l'entretien. Il griffonnait furieusement, le visage très près de la feuille, ses lunettes glissaient sans arrêt le long de son nez et il était à chaque fois obligé de s'interrompre pour les remettre en place d'un geste machinal. J'ai fini ma bière et j'ai allumé une clope. Le pack était vide mais il y avait une bouteille de blanc au frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ok, question suivante, quel est votre métier ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je suis écrivain. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Whaa ! C'est vrai ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Oui. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'en reviens pas, j'adore les écrivains. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Moi pas. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ah bon ? Et pourquoi ça ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" La plupart ne sont que des feignants et des imposteurs. Ils passent leurs journées à se branler les couilles pendant que leurs femmes sont au boulot et à leur écrire des poèmes d'amour pour avoir droit à leur petite pipe du soir avant de s'endormir. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Et vous ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je n'ai pas de femme, je vis seul. La plupart des gens sont incapables de vivre seul. Ils deviennent fous à la longue s'ils n'ont personne sur qui dégueuler toute leur haine au quotidien. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Quand est-ce que vous avez commencé à écrire ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'ai commencé à la fac, j'étudiais pour devenir journaliste. J'ai mis du temps avant d'abandonner la fac pour ne faire que ça, je détestais ce que je faisais, je détestais ma vie, mais j'avais peur de devenir un vieux fou solitaire. C'est à cette époque là que j'ai commencé à boire tous les jours. Vous allez bien boire quelque chose, non ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé déboucher la bouteille de blanc et j'ai servi deux verres. J'ai posé son verre devant lui et j'ai entamé le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Et qu'est-ce qui a fait que vous ayez quand même lâché vos études pour écrire ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'avais peur de devenir un vieux fou solitaire avec un boulot de merde. Allez-y buvez. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'a pas osé refuser une nouvelle fois. Il a trempé le bout de ses lèvres dans le verre puis l'a reposé en face de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Comment se fait-il que vous soyez seul ? Les femmes aiment bien les écrivains en général. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Les femmes n'aiment que les écrivains qui passent à la télé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'aime les femmes. J'aime les tenir dans mes bras, j'aime sentir leur peau frémir sous mes baisers, j'aime me soûler toute la nuit en compagnie d'une belle femme et lui faire l'amour au petit matin. Mais je ne peux pas vivre avec une femme. Au début elle vous donne de l'énergie, vous vous sentez léger et tout puissant, et puis petit à petit vous devenez plus faible, et avant que vous ne vous en rendiez compte, elle a déjà commencé a vous pomper votre énergie et si vous ne réagissez pas elle aspirera jusqu'à la dernière goutte de fluide vital encore présent en vous et elle vous jettera comme une vulgaire coquille vide. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Vous avez déjà publié des livres ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Non, mes manuscrits me sont toujours renvoyés, mais je publie régulièrement des nouvelles dans quelques fanzines de la région. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Les éditeurs sont si exigeants que ça ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Les éditeurs ont de la merde plein la tête. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis resservi un verre puis j'ai pointé du nez vers le sien pour lui faire signe de le finir tandis que je tenais la bouteille, prêt à le resservir. Son visage commençait déjà à prendre quelques couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Il reste une question dans mon questionnaire que je ne vous ai pas encore posé. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Faite donc. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Que changeriez vous dans la politique menée jusqu'à présent par la ville et voteriez vous pour le maire déjà en place aux élections de l'an prochain s'il effectuait ces changements ? "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je m'intéresse assez peu à la politique vous savez, tant que j'ai un toit au dessus de ma tête, des bières au frigo et le chômage qui tombe tous les mois, je ne me plains pas. En revanche, lors de mes fréquentes errances nocturnes, je suis souvent amené à côtoyer des clochards, des ivrognes et des oubliés de toute sorte. Et tant que votre maire n'ira pas écouter ce que ces gens là ont à dire, et bien il pourra se carrer mon vote dans son gros cul plein de gras. Ca fait dix ans que je vis ici et je n'ai jamais vu autant d'âmes perdues errer dans les rues la nuit tombée. Je suppose que ces dix dernières années n'ont pas dû être très dures pour votre maire. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Vous devez avoir raison. Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps. Je vais devoir partir à présent il me reste encore beaucoup de gens à voir. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Allons vous n'allez pas partir maintenant, la bouteille n'est pas encore vide. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Non vraiment, merci mais je dois y aller. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Très bien, vous connaissez le chemin. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a prestement rangé son calepin et son stylo puis, me remerciant encore une fois il a franchit la porte d'entrée et s'est engagé dans l'escalier. Il faisait froid dehors. Je suis allé me faire couler un bain chaud, puis je me suis déshabillé rapidement et je me suis allongé dans l'eau délicieusement brûlante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matthieu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Pour contacter Matthieu ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6582323921497602772?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6582323921497602772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6582323921497602772&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6582323921497602772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6582323921497602772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/recensement.html' title='Recensement'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6647757811974438312</id><published>2007-02-18T19:02:00.000-08:00</published><updated>2007-03-20T22:12:19.116-07:00</updated><title type='text'>Mère Juive</title><content type='html'>Je suis né le 01 janvier 1983. Ma mère a su que j'étais spécial car j'étais le seul de ces cinq enfants qui ne lui a donnée aucune douleur à l'accouchement.&lt;br /&gt;J'ai été conçu par Madeleine Halévy, ma mère est une Beta Israël, une des descendantes de l'une des douze tribus d'Israël qui ont immigrés au Veme siècle dans le Nord de l'Éthiopie.Contrairement a beaucoup d'autres venus d'Europe qui se disent descendants d'Abraham, l'ADN de ma mère a des génomes identiques a celui de nombreuses familles de juifs qui n'ont jamais quittés Israël en 5000 ans et dont les liens avec les fils des douze tribus ne fait aucun doute.&lt;br /&gt;Malgré cela, ma mère a connu la haine, le racisme et la discrimination en Terre Sainte.Elle a été rejetée a cause de sa couleur de peau, sa famille a été expulsée de Or Yehuda car le maire de la ville a refusé de recevoir des Ethiopiens dans sa commune.&lt;br /&gt;A l'école, on lui demandé si a l'époque elle vivait dans un arbre, adolescente, incandescente, on lui refusait l'entrée des boites de nuit.Ma mère n'a plus aucun amour pour les autres car les autres lui ont tout pris sans jamais rien lui donner.Pourtant, ma mère m'a élevée dans l'amour de la religion, l'amour de son prochain parce que la haine des autres n'est que le cercueil de soi-même.&lt;br /&gt;J'aime ma mère parce que de ses entrailles, j'ai hérité le goût de répandre le sang mais l'élégance de ne pas le faire et d'a la place de donner la vie a travers mes écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : &lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6647757811974438312?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6647757811974438312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6647757811974438312&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6647757811974438312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6647757811974438312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/la-socit-de-renonciation.html' title='Mère Juive'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-577961414964965013</id><published>2007-02-18T18:59:00.000-08:00</published><updated>2007-02-19T09:00:10.354-08:00</updated><title type='text'>Elle</title><content type='html'>Assise au bout de la jetée, Elle regarde le flux se briser sur les récifs. Revenir et repartir dans un mouvement incessant. L’écume qui scintille sous les rayons du soleil couchant. La mousse qui s'accroche au sable et qui vient colorer ses pieds bleu de froid. Une légère brise joueuse caresse son visage et entremêle délicatement ses cheveux. Il n’y a personne. Pas un seul être humain. Aucunes créatures ne troublent le silence des vagues, pas même les oiseaux. On dirait presque que le temps ne s'écoule plus, que la vie s’est arrêtée… En fait, elle l’est. La vie d’Elle s’est arrêtée, il y a cinq ans maintenant. Elle attend la mort. Elle espère la mort depuis si longtemps. Le temps ne lui échappe plus, le temps ne lui manque plus mais les occupations oui. L’Éternité demeure. Elle ne pense à rien. Elle a oublié ce que c’était. Elle a oublié comment on fait. Elle a oublié ses désirs, ses envies, son imagination et ses rêves. Elle n'a pas de souvenirs. Elle n'a que le bleu de l'océan sous les yeux, des yeux vitreux qui cherchent encore la vie. La vie dans un paysage de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mouettes volent autour des récifs à la recherche de nourriture. De temps en temps, elles plongent et ressortent. Victorieuses. Moi, je ne le serai jamais, je ne veux même plus l'être. Elles se posent doucement sur les vagues et se laissent bercer par le rythme des clapotis de l'eau. Moi aussi. Mais pas par une douce onde harmonieuse, non c'est par la douleur. Je ne les comprends pas. Pourquoi manger ? Pourquoi, pour qui survivre ?&lt;br /&gt;C’est drôle... ou non, plutôt dramatique. Ces mouettes ne rient pas. Elles n’émettent aucun son. Même le battement de leurs ailes est silencieux. Il n’y a pas un élément qui pourrait me distraire ici. Tout est monotone, calme, semblable. Rien ne peut m’aider à penser à autre chose mais à quoi penser. Tout me rappelle mes souffrances. Tout me met les larmes aux yeux. Et le pire, rien, plus rien ne peut me faire sourire… ou alors, c’est un rictus qui se fige définitivement sur mon visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sursaute. Une mouette vient de se poser près de moi. Je la regarde. Ses grands yeux sont glauques et inexpressifs. Elle me fixe également et dépose un poisson vivant et frétillant sur ma jupe. Le poisson se débat. Il suffoque. Cherche son air, mais ne le trouve pas. Je n’arrive même pas à en avoir pitié. Je n’éprouve que du mépris pour cette être faible qui croit connaître le tourment. Il ne mérite pas la mort. Qui suis-je pour dire une chose pareille ? Plus je le regarde et plus je me reconnais au début de mes souffrances. Je me plaignais tout le temps. Cela ne changeait rien. Au contraire, je pensais à mes blessures et les ressentais plus encore. Je crois… je crois que j’ai encore un cœur. Je ne peux pas laisser ce poisson souffrir. Je ne le veux pas. Personne ne devrait supporter une quelconque douleur. Je ramasse une pierre et d’un coup sec, je l’abats sur sa tête. C’est efficace. Il ne bouge plus. Lentement, je fixe la pierre et le vide loin devant moi. Alternativement. Je ne réfléchis même pas. Je l’empoigne plus fermement et me frappe la tête d’un coup violent. Je m’effondre. Le sang coule sur mon visage. Peut-être que moi aussi je vais être délivrée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est qu’en pleine nuit qu’Elle reprend connaissance. Elle cligne des yeux et se relève. Lentement, Elle se rend compte qu’Elle est, qu’Elle vit. Qu’Elle a échoué, une fois encore. Elle se dirige vers sa grotte. Là, Elle s’allonge sur sa natte et se frotte doucement le front. Elle ne prend même plus la peine de chercher des manières d’en finir. Elle a déjà quasiment tout essayé. Tout a raté.&lt;br /&gt;La noyade, c’est impossible à concrétiser. Instinctivement, Elle ressort la tête de l’eau pour respirer en un geste malheureusement incontrôlable. Sentir l’eau pénétrée dans ses poumons. Si froide. Si…salée. Elle recrache toujours.&lt;br /&gt;La corde autour du cou, Elle la dessert à chaque fois quand le souffle lui manque. Elle se débat et survit. Dans la souffrance. Ces deux solutions ont un défaut majeur. On peut toujours revenir en arrière au dernier moment…&lt;br /&gt;L’empoisonnement, Elle a laissé tomber. Elle a déjà assez souffert que pour subir les douleurs lancinantes d’une intoxication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au fusil, Elle ne se sent pas la force d’appuyer sur la détente. De sentir sa tête éclatée. Volée en éclats. Projetant son cerveau sur le mur opposé. Non, ce n’est pas une belle fin. Elle veut se sentir partir. La mort qu’elle a tant attendue ne doit pas être immédiate. Elle souhaite la sentir pénétrer dans chaque parcelle de son corps. Elle espère être bercée par son amie si lointaine et si désirable. Profiter un maximum du temps qui peut lui être accordé lors de son trépas. Profiter du bonheur de la libération.&lt;br /&gt;Elle ne cherche plus de façon d’en finir. Quand le temps sera venu, la solution s’imposera d’elle-même à son esprit. Si celui-ci survit aux souffrances.&lt;br /&gt;Elle allume une bougie et se concentre sur la flamme qui brûle devant elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La flamme vacille. Elle grandit…et diminue. Tiens, elle s’arrête. Reste immobile. Reprend soudain son mouvement. La cire coule. Elle s’étale sur le sol et y reste figée. J’ai l’impression que je cligne très vite des yeux car la bougie projette des ombres, des lumières sur les parois rocheuses. Des flashs qui me brûlent les rétines. Ha, elle s’arrête à nouveau de bouger. Elle brûle droite. Rigide. Froide. Je ferme les yeux puis les rouvre.&lt;br /&gt;Là. Elle est là. Elle est toujours là. Elle réapparaît à chaque fois. Plus belle et plus blessée que la dernière fois. Il y a une femme qui se dessine dans la flamme. Une femme à genoux. Un long voile lui couvre les cheveux et la recouvre comme une cape. Elle souffre. Elle se tord de douleur. Elle voudrait partir, mais n’y arrive pas. Elle reste là. Collée à son destin. Entravée par des chaînes de feu qui la blessent, un bûcher ardent pour seul amant.&lt;br /&gt;Mais que lui arrive-t-il ? Elle ne bouge plus. Serait-elle en train…d’agoniser ? « Non », je crie. J’appuie mon doigt sur cette femme. Sur cette flamme. La douleur est atroce. Mon doigt fume, mais je ne peux le retirer. Je dois l’aider. La tuer pour la délivrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est fini. Elle ne bougera plus jamais. Elle ne souffre plus. Je viens de sauver une vie et la maladie va me prendre la mienne. Je n’ai plus de première phalange. Mon doigt est roussi. Carbonisé. Prêt à tomber en cendre. Peut m'importe. Ce n’est pas grave. Je n’en ai plus besoin. En délivrant cette ombre, je me retrouve dans le noir. La lumière qu’elle diffusait c’est éteinte. Il n’y a plus rien qui me retienne en ce jour-ci. Je ferme les yeux. Je m’endors. Si seulement je pouvais ne jamais me réveiller. Si seulement quelqu’un pouvait poser son doigt sur ma flamme intérieure. Éteindre la bougie qui continue de brûler en moi malgré la douleur. J’ai des vertiges. Je ferme les yeux plus forts et plisse mes paupières. Rien à faire. J’ai le cœur qui se balance d’un côté à l’autre. Tant pis, je prends un somnifère pour ce soi. Je dois dormir. J’en ai besoin. La fatigue me fait délirer. Je crois… ou ce n’est peut-être pas le manque de sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’est enfin endormie. Même dans son sommeil son visage est contracté par la peine qu'elle endure. Elle a oublié d’avoir mal, mais la douleur revient à chaque fois. Plus brûlante que jamais, plus déchirante. Des larmes coulent le long du visage d’Elle. Elle n’a même plus de rêves pour oublier sa souffrance pendant la nuit. Il ne lui reste rien. Pas la vie et Elle n’a pas la mort. Le néant l’entoure. Pire que la mort car Elle en est consciente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil réchauffe les joues d’Elle. Le sang qui a coulé de sa blessure macule son visage. Elle se lève, sort et plonge son corps frêle dans une crique pure et fraîche entourée de fleurs sauvages et d’arbres tropicaux. Elle ne lave pas son visage. C’est une blessure de guerre. Une guerre contre la vie. C’est un souvenir. Il est si proche qu’Elle s’en souvient encore. Dans quelques jours, il sera oublié. Autant profiter de cet instant. Elle ressort, se laisse sécher sous les rayons bienfaiteurs et s’abandonne.&lt;br /&gt;Soudain, un bruit de moteur rompt le silence apaisant. Elle se précipite sur la plage et voit un bateau accoster. Ses parents débarquent sur le sable et se dirigent vers Elle. L’air dégoûtés. Elle a un aspect pitoyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère me regarde et éclate en sanglots. Mon père s’approche, crie qu’il a une fille folle, malade. Comme si je ne le savais pas. Il me gifle. Mon apparence ne leur plaît pas. Moi non plus, je ne leur aie jamais plu. Mon père m’empoigne par le bras et me traîne sur le sable blanc. Où veut-il m’emmener ? J’ai peur. Mais je n’ai pas la force de me révolter. Je ne veux pas partir. Ici au moins, la plénitude et la sérénité arrivent de temps en temps à me calmer et à diminuer mes souffrances. Je veux rester ici. Je ne veux pas quitter cet endroit. « Laissez-moi. » Mon père sert mon bras de plus en plus fort. Il me fait mal. Non pas physiquement, j’ai déjà tellement souffert que des blessures ne m’atteignent plus. Il me fait mal mentalement. Je crains l’endroit où ils vont me conduire. Pourquoi veulent-ils toujours modifier ma vie ? Je suis bien mieux ici qu’avec eux en ville. Dans cette société où tout le monde me montre du doigt et s’écarte de moi comme si j’étais une pestiférée. Je ne veux pas retourner parmi ces hypocrites, ces médecins menteurs, ces faux amis qui s’amusent à vous plaindre. Par compassion… Je ne veux pas de leurs médicaments qui pourraient peut-être un jour avoir la grâce de me soigner. Rien ne pourra me soigner. Je suis condamnée. Condamnée. Condamnée. Ce n’est pas deux pilules qui changeront quoi que ce soit. J’aime cet endroit. La saveur du soleil, le repos de la mer. Je ne veux pas quitter mes mouettes et mon île. Ma vie se résume à cela. Voilà qu’On me les arrache, qu'On vient, qu'On reste.&lt;br /&gt;Je suis balancée dans le bateau sans ménagement. On démarre. Mon île s’éloigne. Ma vie aussi. Je la ressens encore moins en moi. Le bateau tangue, danse, virevolte, brimbale. Je suis épuisée, fatiguée, exténuée. Je n'en peux plus. Je m’endors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’éveille dans une chambre entièrement blanche. Des murs au sol en passant par le mobilier, tout est d’une blancheur immaculée. Il n’y a pas de fenêtre. Enfin si, mais elle est cloîtrée. Le soleil ne pénètre pas ici. La vie va s’arrêter. Elle ouvre des yeux effarés. Où est-Elle ? Que fait-Elle ici ? Elle ne veut pas. Elle veut s’en aller. Partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Non. Non. Non. ». Je hurle à en avoir la gorge en feu. « Laissez-moi quitter cet endroit. Je ne supporte pas ici. C’est moche. C’est uni. C’est froid. C’est… blanc. C’est une prison. ». Je suis prisonnière de la maladie. Maintenant, je le suis dans un hôpital. J’ai compris que c’était un hôpital. Ou un asile. Je suis malade, donc folle pour mes parents. Cet endroit me stresse. Cette blancheur impeccable, parfaite me fait froid dans le dos. Je frisonne. J’ai la gorge nouée et l’estomac retourné. Je vomis. Toutes mes tripes y passent. L’odeur, mélangée à celle de l’hôpital et ses médicaments, les maladies et ses souffrances, la mort, me fait chavirer. Je me retiens au mur. Je m’appuie. Je m’affaisse. Je ferme les yeux et je repense à mon île, à ma grotte où tout est noir. Le blanc de cette pièce m’éblouit plus que les rayons du soleil. Il se faufile sous mes paupières et y brûle mes rétines. Je reste là. Inerte. Pendant une semaine, deux, un mois, un an. Je n’ai plus aucune conception du temps. Ici, il fuit. Là-bas, il demeurait. Il fait toujours clair dans cette chambre. Le temps ne s’écoule plus. Elle ne sait pas depuis combien de temps elle est ici. Même la douleur s’estompe…&lt;br /&gt;Personne ne vient. Personne ne me dérange et c’est très bien. Je ne veux voir personne. Ce sont tous des traîtres. Des menteurs. Tous des monstres. C’est de l’injustice. Pourquoi je souffre ? Pourquoi moi ? Qu’ais-je fait pour mériter cela ? Rien. Je ne comprends pas. Je ne veux pas comprendre. Cela ne changerait strictement rien. C’est mon destin. La souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève. Elle marche de long en large dans sa cellule. Plusieurs fois, Elle a essayé d’ouvrir la fenêtre. De voir la lumière naturelle et non celle du néon qui la nargue loin au-dessus d’elle. Rien à faire. Cette fenêtre est condamnée. Tout comme Elle. Condamnée à rester dans cette cellule. Condamnée à mourir. Mais Elle en a marre d’attendre cette mort qui ne vient pas.&lt;br /&gt;Elle se roule en boule dans un coin de sa chambre. Elle gratte le mur froid et blanc de ses ongles. Râpant le bout de ses doigts. Laissant des traînées de sang. Elle empoigne sa tête, et en plein désarroi, Elle la cogne contre le mur. Elle court d’un côté à l’autre et se frappe toujours la tête contre le mur. Elle ne supporte pas l’enferment. Emprisonnée dans ses souffrances. Dans sa tête et physiquement où qu'elle aille, où qu'elle soit. Enfermée. Déboussolée, Elle se jette sur le lit avec une telle violence que celui-ci s’écroule. Assommée, sonnée, épuisée, Elle se ramasse sur elle-même et se laisse aller à son désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois plus les vagues. Je ne sens plus le vent. Je ne vois plus les oiseaux. Je ne sens plus le soleil. Je ne vis plus. La douleur elle-même m’abandonne. Je reste seule. J’ai de moins en moins envie de vivre. Il n’y a ni bruit, ni couleur. Le blanc n’est pas une couleur. Et le silence de cette cellule est insoutenable. Ce n’est pas mon silence des vagues, des mouettes. C’est le silence de la maladie.&lt;br /&gt;Pas de mouvement. Pas de vie. Pas d’espérance. Pas de raison. Pas de lien. Pas d’attaches. Je me lève et mon regard s’abaisse vers le lit cassé que je viens de déserter. Une barre en fer. Là, sous mes yeux. Grise. Grise sur blanc. Vie sur mort. Je l’examine. Là où la barre s’est cassée nette, un bout tranchant se dresse vers le ciel. Vers la libération. Je brandis la barre et tranche les veines de mon poignet droit, puis du gauche. Je n’ai pas très bien coupé. Le sang coule plus fort à gauche qu’à droite. Quelle sensation. Je sens la vie, là si proche, si réelle, mais je... Je la sens … m’échapper. Je ne sais plus où je suis. Ma tête tourne, ma vue se brouille, un voile tombe sur mes paupières. Des images passent et repassent dans ma tête. Des souvenirs d'antan, des rêves oubliés, des images de vie passent devant mes yeux grands ouverts. C’est maintenant que la vie s’échappe, m’échappe que je voudrais la conserver. Laisse-la-moi. A l’aide, quelqu’un. Je vous en prie. Sauvez-moi. Aidez-moi. Ne me la prends pas. La mort, amie si proche, si enviable. Que tu me sembles horrible maintenant. Tellement cruelle. Je ne te désire plus, je veux que tu partes loin, très loin. Tu deviens mon ennemie. Je ne veux pas. Je veux garder ma vie et mes souffrances. Je préfère la sensation de douleur à celle de la vie qui fuit. Ne pas la perdre. Ne pas la perdre. Je tombe assise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle crie mais personne ne vient, personne ne viendra plus jamais ; elle hurle : « Ne pas la perdre ». Elle se lève, titube, rassemble ses dernières forces. Avance. Avance Elle, courage. Elle se saisit d’un feutre posé sur la table. Dernier cadeau de ses parents. Des feutres et des feuilles pour dessiner comme les petits-enfants après une opération. Des dessins peuvent-ils faire oublier la maladie ? Elle ne le croit pas. Distraire, occuper, oui. Et encore…Elle ouvre le feutre et, suivant de grands mouvements de bras, elle tapisse le mur d’une seule et même phrase : Ne pas la perdre. Les mouvements de bras qu’Elle exécute projettent des tâches de sang sur le mur. Sang sur mur. Sang sur son visage. Sang sur son corps. Rouge sur blanc. Sang maculant. Sang sur maladie. Rouge sur vie. Comme une démente, Elle écrit sur les autres murs la même phrase : Ne pas la perdre, Ne pas la perdre, Ne pas la perdre. Toujours la même phrase. Le sang coule de ses poignets. Toujours, encore. Encore, toujours. Tâchant le blanc. Elle écrit. Toujours tâchant la vie. Elle écrit. Elle écrit toujours. Elle écrit encore. Son «perdre » reste en suspend. Elle tombe presque gracieusement. Elle ne bouge plus. Elle n’est plus. Elle a rejoint ses rêves oubliés. Enfin après près de six ans, un sourire se dessine sur son visage. Ses yeux se ferment une dernière fois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Emie Duvy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;octobre 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter Emie Duvy ou un autre auteur de la revue :&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-577961414964965013?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/577961414964965013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=577961414964965013&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/577961414964965013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/577961414964965013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/elle.html' title='Elle'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-719676439168738649</id><published>2007-02-05T06:32:00.001-08:00</published><updated>2007-03-04T11:57:47.275-08:00</updated><title type='text'>Rotten</title><content type='html'>Tes cendriers débordent&lt;br /&gt;Comme tes orifices&lt;br /&gt;D’où coulent foutre, poudre et vices&lt;br /&gt;Tes nuits sont lourdes et puantes de sexe&lt;br /&gt;Ton lit où se répandent tant de garçons et de filles&lt;br /&gt;Que sans répit, tu brises&lt;br /&gt;Et laisse comme autant de plaies suppurantes&lt;br /&gt;Tu baises, pilles et suces comme un vampire dégénéré&lt;br /&gt;Tu prends, tu jettes, mais jamais ne peut aimer&lt;br /&gt;Rien de moins qu’une pute bon marché&lt;br /&gt;Ne m’approche pas !&lt;br /&gt;Créature malade et détraquée…&lt;br /&gt;Derrière le miroir sans tain de ton apparence&lt;br /&gt;Se dessinent de bien vilaines déviances&lt;br /&gt;Non, il n’est pas de rédemption pour les etres de ton espèce&lt;br /&gt;Et quand on contemple ton reflet&lt;br /&gt;Il est pareil au portrait de Dorian Grey&lt;br /&gt;Vil, lache et sans substance&lt;br /&gt;Quelle ame sale que la tienne&lt;br /&gt;Vraiment, tu n’as aucune décence&lt;br /&gt;Si maman avait su quand elle venait te border le soir&lt;br /&gt;Quel etre monstrueux grandissait dans le noir&lt;br /&gt;Ne me touche pas !&lt;br /&gt;Chaque onde de plaisir serait salie de ta traitrise&lt;br /&gt;N’attend pas de moi que je mouille&lt;br /&gt;Non, je ne me donnerai pas&lt;br /&gt;Je ne viendrai que pour vomir sur ta dépouille&lt;br /&gt;Et bruler ce qu’il en restera…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rotten&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dahlia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter &lt;strong&gt;Dahlia&lt;/strong&gt; ou un autre auteur de la revue : revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-719676439168738649?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/719676439168738649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=719676439168738649&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/719676439168738649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/719676439168738649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/rotten.html' title='Rotten'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-6178910204545565062</id><published>2007-02-05T06:31:00.000-08:00</published><updated>2007-02-05T06:43:29.842-08:00</updated><title type='text'>La Promesse</title><content type='html'>Je ne sais pas ce qui me pousse à écrire. Je ne sais pas ce qui me pousse à endosser ce rôle, cette imposture. Ecrire est un sale boulot, un boulot de solitude, de démence. On se retrouve assis à sa table à cracher une répugnante bouillie d'égo suintant et de besoin maladif de reconnaissance. On écrit quand on ne peut s'exprimer autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages de romans sont bien souvent plus intéressants que les personnes réelles. Ils s'offrent à vous sans demander leur reste.&lt;br /&gt;Mettre son temps à profit, utiliser du mieux possible le temps qui vous est imparti. Avec le vague pressentiment de la mort qui rôde et qui gagne chaque jour un peu plus de terrain si l'on y prend pas garde. Ne pas se laisser réduire au silence, trouver son moyen de rire, de pleurer, de hurler, de murmurer, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque nouvelle que je termine me fait l'impression d'être la dernière. Je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour pondre encore dix petites pages qui se tiennent. Ce n'est pourtant pas un problème d'idées, les idées affluent par wagons entiers, mais lorsqu'il s'agit de se foutre le cul sur sa chaise alors tout se mélange, tout devient flou. La plupart du temps j'abandonne avant même d'avoir essayé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'attends plus des autres qu'ils me fassent du bien, je tire les dernières barres et je fixe le plafond pendant un long moment, il y a mille choses que je voudrais faire mais je reste cloué sur mon lit, incapable de bouger.&lt;br /&gt;Les nuits passées à attendre que l'aube charrie son lot de prommesses, les cicatrices imprimées en filigrane sur le papier en guise de testament, en avant pour une autre danse avec le démon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matthieu&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-6178910204545565062?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/6178910204545565062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=6178910204545565062&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6178910204545565062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/6178910204545565062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/la-promesse.html' title='La Promesse'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-4845788191748364272</id><published>2007-02-05T06:30:00.001-08:00</published><updated>2007-03-04T12:00:33.873-08:00</updated><title type='text'>La différence entre faire l’amour et baiser</title><content type='html'>Comment ne pas se souvenir de ce jour où tu as regardé ma dépouille se faire anéantir par un chien issue d’une meute de bâtards originaire d’Afrique du Sud. L’air était fébrile des tracas de Septembre. Le sentir. Et puis le vivre. J’étais toute bronzée de cette couleur qui inonde les cahiers des vilains garçons. Tu me tenais par la main. Quelque part,les lumières d’une fête foraine. Je n’ai pas goûte aux bruits imaginaires des enfants pourris de cette pomme d’amour inerte et de cette barbe à papa incestueuse qui dévore les museaux des innocents. Un cri. Près. Trop. Sale négresse. Qu’elle est cette phrase ? Ma main s’est donnée plus lourde à ton bras. Sauve-moi ! J’ai entendu quelqu’un sifflé comme si la brise marine était éternellement douce et vaporeuse. Ce quelqu’un était toi. Mes yeux cherchaient la pointe d’une étoile et ne trouvèrent qu’un regard fuyant. Le cri continuait. Sale négresse qui baise avec un blanc. J’étais assommée de honte. Comment pouvait-il employer ce mot de baise à l’égard du premier amour de ma vie ? J’essayais de rentrer les fesses. Peut-être suis-je morte ce soir-là . Nous sommes rentrés. Nous étions au lit. Un grand trou noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour contacter Sandrine-Léonard ou un autre auteur de la revue : &lt;strong&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-4845788191748364272?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/4845788191748364272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=4845788191748364272&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4845788191748364272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/4845788191748364272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/02/la-diffrence-entre-faire-lamour-et.html' title='La différence entre faire l’amour et baiser'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-1626517132304263363</id><published>2007-01-31T14:05:00.001-08:00</published><updated>2010-06-19T16:19:26.851-07:00</updated><title type='text'>La Revue Noir et Blanc</title><content type='html'>&lt;strong&gt;PRÉSENTATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;-Ne tiens pas compte des profs de littérature, ni des grammairiens, ni des critiques littéraires, ni des théoriciens. Ils peuvent te faire beaucoup de mal, tous. Tu dois n’écouter que toi-même. Ça va te demander du temps, mais c’est ce qui est le mieux et même c’est qu’il n’y a pas d’autre moyen.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;-Et si un écrivain me donne des conseils ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;-Tu peux l’écouter oui, mais pas trop, il ne faut pas trop écouter les autres&lt;/i&gt; –&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Pedro Juan Guttierez – Trilogie Sale de La Havane – 1994.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;La Revue Noir et Blanc est une revue numérique qui publie des jeunes auteurs de France et de partout ailleurs dans la francophonie, notamment du Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Revue Noir et Blanc veut promouvoir une littérature différente, loin des textes remplis de coke mais vide de sens de certains écrivains Parisiens, loin d’une écriture faussement ésotérique, sans magie et remplie de clichés, loin des ''auteures'' qui parlent de leurs chattes pour vendre du papier, loin aussi de la littérature froide des techniciens tout droit sortis d’une faculté de lettres….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons aborder des thèmes dont personne d’autre ne parle, parler de la marginalité, de la différence, des contrastes mais le tout sans racolage, avec grâce, une écriture a mi-chemin entre un style trash quasiment oral et une écriture rigide plus académique, Bukowski qui gagne le Goncourt….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler avec sincérité, urgence, légèreté et profondeur, écrire à la verticale, sans élitisme, sans snobisme, juste par envie de lire et d’être lu, d’écrire et de se faire découvrir….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre Revue sera sans thème précis, sans deadline, sans obligation d’aucune sorte si ce n’est de publier que des textes de qualité, des textes émouvants et cela que ce soit avec des textes courts ou longs, des billets d’humeurs, des nouvelles, des extraits de romans ou de manuscrits impubliables ailleurs, des chroniques, des poèmes courts qui enragent ou enchantent en quatre lignes comme en cent......&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons des textes qui bougent afin de donner un espace sur internet pour une écriture vivante, en mouvement.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Revue Noir et Blanc&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; est une création de &lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;"&gt;Anthony Naglaa&lt;/span&gt;, pour soumettre un texte, poser une question ou pour contacter un auteur de la revue : &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LISTE DES AUTEURS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.W. Jonas&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Relativement cacochyme, il est né le même jour que Priscilla, mais onze ans avant elle. L'angoisse. Double 7 plutôt que double 8. L'angoisse, il vous dit.Cela dit, et du coup, d'un coup, paradoxalement aussi, a posteriori encore plus, ça le rassure pas mal de n'avoir rien fait pendant les quinze premières années de sa vie, et n'importe quoi depuis. Disons que ça le fait rajeunir en un claquement de doigts. Il est l'auteur d'une tétralogie absurde sur les bars : ''Etre né pour les bars'', "D'un Bistrot à l'autre", "Piliers de rades" et "Ethique des zincs", et n'a pas écrit son dernier mot.Tiens ? On vient de frapper à la porte de sa cellule capitonnée. Ah ben si, en fait, c'était peut-être son dernier. "Dernier", il veut dire. Car il sait aussi baisser les armes quand il le faut. La preuve : "Dernier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Julien Sorrenti&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Actuellement expatrié en Slovénie pour cause de stage à vocation professionnalisante, Julien a 22 ans et écrit pour rester en vie. Son premier roman n’est pas encore terminé qu’il a déjà séduit plus de 2 lecteurs, parmi lesquels aucun n’est éditeur, malheureusement. Il aime se nourrir, regarder les chiens courir dans les parcs, et son poisson rouge Bubulle. Son sens de l’humour reste une cause majeure d’isolement social.&lt;br /&gt;Julien Sorrenti est l’auteur de ''Le Temps des Yoyos''.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anthony Naglaa&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Il Intellectualise ses états d’âme, écrit, interviewe des femmes talentueuses et prend des photos de jolies filles sur &lt;a href="http://generationrose.blogspot.com/"&gt;Generation Rose&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Il a aussi créé la Revue Noir et Blanc et trouve surtout très bizarre (mais étonnament plaisant) de parler de lui a la troisiéme personne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Anthony Naglaa est l'auteur de ''Mére Juive'', ''Nue, C'était Horrible'' et ''La Décadence de l'Ennui''.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sonia Moussaoui&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Née en 1985, elle vit entre ici et ailleurs, accessoirement dans les Ardennes. A 20 ans, un roman déjanté transforme son aversion pour la lecture en fascination absolue. En termes d’écriture, elle se laisse happer par ses inspirations qui relèvent principalement de l’usure humaine. Elle a amorcé l’écriture d’un premier roman et rédige des nouvelles qu’elle propose depuis peu à différentes revues littéraires. Lorsqu’elle écrit elle aime boire beacoup de café et regarder une photo de l’écrivain Jack Kerouac. Elle croit également que cette dernière remarque est d’une inutilité déconcertante tout comme le fait de parler d’elle à la troisième personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonia Moussaoui est l’auteure de ''La tête nue, à peines levées''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sandrine-Léonard&lt;/strong&gt;, jeune fille seule.&lt;br /&gt;Sandrine-Léonard est l’auteure Trahison, Amour Fou, La différence entre faire l’amour et baiser, Paul ou la mousse écarlate.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Miss TRASH&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Miss Trash, une montréalaise dans la vingtaine qui tente d'apprivoiser ses démons en manipulant de façon malhabile la plume, mais ce sont les intentions qui comptent! Il faut bien commencer quelque part…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle aime l’honnêteté, le trash, les soirées arrosées, la littérature, danser toute la nuit et plus encore…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est l'auteure de ''Bribes de poésie nocturne''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Olivia M&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Olivia écrit partout. Surtout sur les nappes en papiers et au creux de ses poignets, toujours dans l'urgence et finalement autant avec un stylo que derrière ses paupières, en pointillé lorsque le moment ne convient pas pour sortir un carnet. Elle s'est installée sur le blog Ruedebeaune depuis maintenant des années et dirige la revue littéraire, érotique et graphique STUPRE. Comme tout le monde, elle publiera un roman un jour, mais en vrai, elle est journaliste pour plusieurs magazines et sites web.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ruedebeaune.hautetfort.com/" target="_blank"&gt;http://ruedebeaune.hautetfort.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Olivia M est l'auteure de Mauvaise Passe.&lt;br /&gt;&lt;p style="font-weight: bold;"&gt;Arnaud Dudek&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il coanime le site J'irai cracher sur vos blogs, Il écrit / va écrire dans différentes revues (Décapage, Les Refusés, Le Bordel du web), il aime les aventures littéraires, Jaenada, Foenkinos, Fante, Bison Ravi, l'incorrigible B.E. Ellis, tant d'autres plumes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Arnaud Dudek est l'auteur de &lt;span class="K"&gt;Paraître,brûler,tomber.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antoine Dole&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Né en 1981. L’enfance se passe sur un rayon de deux kilomètres autour de la maternité, jamais bien loin du point d’impact. L’élan, aussi loin qu’il est possible de se souvenir, par les trous de serrures, le quotidien très vite devient cette chose étrange et captivante, principal matériau d’histoires écrites dans coins de cahiers. A seize ans, je délaisse les livres qu'on me propose d'étudier et me tourne vers une littérature moins élitiste, plus contemporaine, où les mots sont davantage une matière malléable et organique à soumettre à mon propre langage. Je découvre toute une nouvelle mouvance d’auteurs, et avec eux l'idée d'une littérature aux règles et codes moins rigides, où mon écriture aurait sa place. Les murs de la littérature enfin tombés, je comprends que tout peut être fractionné, brisé, reconstruit ensuite, autour du message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 2007, je lance et dirige la collection « En attendant l’Or » aux éditions du Cygne, pour défendre une littérature urbaine et actuelle et permettre à de jeunes auteurs issus de la scène littéraire alternative de promouvoir leur travail en librairie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Dole est l’auteur de Rêve partis et a un site internet &lt;a href="http://www.adnonyme.com/"&gt;http://www.adnonyme.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dahlia&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dahlia est l'auteure de Rotten et Dear Brother&lt;br /&gt;Dahlia a un site disponible &lt;a href="http://www.ohmydahlia.com/"&gt;http://www.ohmydahlia.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gwennaël Tristan Houdayer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vingt-quatre ans. Plusieurs vies en une, mais toutes regroupées autour de l’écriture, qu’il s’agisse d’un premier roman, de nouvelles ou encore de poèmes et chansons pour de jeunes artistes aussi motivés que fous de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie s’anime comme celles de mes personnages par passion, celle de l’écriture bien sûr, celle aussi des détails de la vie qu’il faut savoir remarquer pour mieux en apprécier la moindre seconde. Chaque détail compte, chaque événement de l’existence, de mon entourage, de ce que j’entends au hasard de paroles happées à l’écoute de radios, journaux ou inconnus de rues et chemins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a tant à découvrir, ressentir, exprimer, peindre en mots, écrire à la voix, murmurer et crier de la main…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier roman « David &amp;amp; Goliath » a été publié aux Editions Le Manuscrit en 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Site web: http://gwennaeltristan.artistesonline.fr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gwennaël Tristan Houdayer est l'auteur de Un monde a part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kebina&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Kebina est une jeune auteure résidant au Canada depuis maintenant quelques temps où elle écrit des histoires labyrinthiques et viscérales à ses heures perdues dans le coma des états seconds. Elle est aussi étudiante.&lt;br /&gt;Elle est l'auteure de ''&lt;a href="http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/03/le-petit-rveur-joue-de-la-batterie.html" target="_blank"&gt;Le petit rêveur joue de la batterie&lt;/a&gt;''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Matthieu Gredain&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu Gredain, n.m.: jeune homme d'une vingtaine d'années qui&lt;br /&gt;s'essaie à l'écriture par envie / par ennui. Tout a commencé sur un&lt;br /&gt;malentendu : un jour qu'il lisait à une douce jeune fille, à voix basse, un&lt;br /&gt;poème qu'avait écrit un de ses aïeux, que dans les yeux de celle-ci&lt;br /&gt;commençaient de jaillir étincelles en tout genre (admiration, embryon&lt;br /&gt;d'amour, que sais-je), Matthieu décida que sa vie emprunterait le joli&lt;br /&gt;chemin du mensonge de l'art. Il était alors âgé d'une dizaine d'années et&lt;br /&gt;jusqu'à aujourd'hui, il a continué d'écrire (le seul principe auquel il ait pu&lt;br /&gt;se montrer fidèle pendant tout ce temps). Il commença par le début - à&lt;br /&gt;savoir, la poésie.&lt;br /&gt;Matthieu Gredain est l'auteur de IV. et de Waltz for Debby, aux éditions Manuscrit.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Priscilla&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Née sous le soleil de Nice le 19 décembre 1988, Priscilla ne tardera pas à vivre, manger et dormir la plume à la main. Élevée comme une vraie princesse, elle ne sera jamais vraiment malheureuse, si ce n’est en amour. C’est par ses mots souvent trash, qu’elles pansent les blessures d’un amour révolu&lt;br /&gt;Priscilla est l’auteure de ''Vodka ice, fric en pagaille et autres futilités…''. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fée-Brile&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;20 ans et de la poussière. Prince à ses heures, pas si, perdues. Photographe aussi. Et puis parfois "joueuse" de mots. Si personne ne m'écoute, peut être me lira t-on, se dit-elle. Et voilà, c'est parti. Ecrits thérapie. Tentative de réparation. Bouteille à l'amer. Ou simple histoires espoirs. On verra bien ce qui adviendra, d'elle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fée-Brile est l'auteur de ''Les Réparacoeurs''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Emily&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Auteure de la ''Fragilité''.&lt;/p&gt;&lt;strong&gt;Emie Duvy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Auteure de ''Elle''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pierre Derensy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Auteur de ''Un substitute de Journaliste''.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Benoît ILL&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Auteur de ''Le bonheur est dans le compte''.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour contacter un auteur, soumettre un texte ou poser des questions :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:revuenoiretblanc@hotmail.com"&gt;revuenoiretblanc@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( soumettez votre texte si possible en format Word ou .pdf accompagné d’une courte biographie et bibliographie )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La revue Noir et Blanc est une idée originale d' &lt;strong&gt;Anthony Naglaa.&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-1626517132304263363?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/feeds/1626517132304263363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7417196081912815136&amp;postID=1626517132304263363&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1626517132304263363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/1626517132304263363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2007/01/presentation.html' title='La Revue Noir et Blanc'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7417196081912815136.post-3938823846999660891</id><published>2000-01-01T13:33:00.000-08:00</published><updated>2007-01-31T13:46:16.701-08:00</updated><title type='text'>Crédit</title><content type='html'>design by &lt;b&gt;denyse juncutt&lt;/b&gt; for Revue: Noir et Blanc -2007 -V.1.0- Best Viewed in 1024x768 Resolution &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;contact : denysejuncutt@gmail.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7417196081912815136-3938823846999660891?l=revuenoiretblanc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3938823846999660891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7417196081912815136/posts/default/3938823846999660891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://revuenoiretblanc.blogspot.com/2000/01/crdit.html' title='Crédit'/><author><name>Revue Noir et Blanc</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15254979833489487917</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
